Blog de Planète Découverte
+33 9 86 76 66 15.
La Tanzanie est le pays rêvé pour faire un Safari Inoubliable !

La Tanzanie est le pays rêvé pour faire un Safari Inoubliable !

L’ancien Tanganyika, véritable joyau de l’Afrique de l’Est, est une destination incontournable pour les amoureux de nature et d’aventure. Imaginez-vous au cœur de paysages sauvages spectaculaires, entouré tant par une faune abondante que des cultures étonnantes!

C’est ce que nous vous proposons à travers ce nouveau circuit de Planète Découverte.

Voici quelques-unes des excellentes raisons pour partir à la découverte de cette région:

On s’y rend d’abord pour sa Faune! La Tanzanie est un sanctuaire exceptionnel de biodiversité, elle est célèbre pour ses animaux fantastiques et ses vastes écosystèmes. On y trouve l’emblématique « Big Five » : lion, éléphant, buffle, léopard et rhinocéros noir. Elle est également connue pour la grande migration des gnous et des zèbres dans le Serengeti, ainsi que pour ses girafes, hippopotames, hyènes et lycaons…

Lion au coeur de la savane !

On y observe également de nombreux oiseaux. Avec plus de 1100 espèces, c’est un paradis pour les ornithologues. Les flamants roses, grues royales et martins-pêcheurs sont particulièrement admirables.

C’est cependant une faune qui est menacée par le braconnage, la perte d’habitat et les changements climatiques, malgré les efforts de conservation dans des parcs comme le Serengeti et Ngorongoro.

 

Eléphants dans le parc national du Tarangire.

On y va aussi pour découvrir une géographie époustouflante! La Tanzanie possède des paysages variés et majestueux. Du mont Kilimandjaro, plus haut sommet d’Afrique avec ses 5 895 mètres d’altitude, aux vastes plaines du Serengeti, ce pays regorge de merveilles. Elle abrite également des lacs mythiques comme le lac Victoria, le plus grand d’Afrique, et le lac Tanganyika, célèbre pour ses eaux profondes. L’archipel de Zanzibar, joyau au large des côtes, ajoute une touche exotique avec ses plages de sable blanc et ses épices parfumées.

En Tanzanie, le safari ne se limite pas à la faune et à ses paysages. Il donne également l’occasion de rencontrer des peuples fascinants comme les Masaïs, qui partagent leurs traditions ancestrales et leur mode de vie unique. Ces moments d’échange ajoutent une dimension humaine et authentique à cette aventure.

Jeunes Masaïs vers le Ngorongoro.

Les Masais sont le peuple emblématique de la Tanzanie, semi-nomade ils vivent principalement dans les plaines du Serengeti et du Ngorongoro. Ils sont célèbres pour leurs traditions orales et leurs vêtements rouges distinctifs. Leurs danses spectaculaires, où les guerriers bondissent haut dans les airs, symbolisent leur force et leur lien spirituels avec la nature. Les Masais considèrent le bétail comme sacré, et leur culture repose sur un profond respect pour la terre et les animaux.

Avec plus de 120 ethnies, la Tanzanie est l’un des pays les plus diversifiés d’Afrique. La langue swahilie, héritage des échanges entre Africains et commerçants arabes, est un unificateur national. Les Tanzaniens célèbrent leurs différences à travers des festivals, des musiques variées et des rites qui honorent leurs ancêtres.

Eléphant dans le Ngorongoro.

 

On y découvre également une histoire riche et mouvementée! La Tanzanie actuelle est le fruit de rencontres et de métissages.

Des traces humaines parmi les plus anciennes ont été découvertes dans les gorges d’Olduvai, surnommées le « Berceau de l’humanité ».

 

Aux Xᵉ et XVᵉ siècles, des échanges entre les commerçants arabes, persans et indiens ont donné naissance à la culture swahilie, véritable fusion entre Afrique et Orient. Colonisée par l’Allemagne puis passée sous domination britannique, la Tanzanie accéda à l’indépendance en 1961 sous la houlette de Julius Nyerere, père fondateur de la nation. Le pays est né de la fusion du Tanganyika continental et du Zanzibar insulaire, offrant une mosaïque culturelle unique.

De nombreux explorateurs européens aux XIXᵉ et XXᵉ siècles ont été attiré par ses contrées. Ils furent motivés par des intérêts géographiques, scientifiques, religieux et commerciaux. Ils en ont ramené des récits d’aventures fabuleux.

On peut en citer quelques-uns : David Livingstone, missionnaire et explorateur écossais, a parcouru ces terres au XIXᵉ siècle en quête des sources du Nil. Henry Morton Stanley, célèbre pour son expédition dans laquelle il retrouva Livingstone, traversa également les régions tanzaniennes. L’allemand Johannes Rebmann fut le premier Européen à signaler l’existence du Kilimandjaro en 1848, suivi de Krapf qui observa le mont Kenya. Les Britanniques Richard Francis Burton et John Hanning Speke, entre 1857 et 1858, explorèrent les Grands Lacs africains, notamment le lac Tanganyika, dans une tentative de localiser la source du Nil…

Avant l’arrivée des Européens, des explorateurs arabes comme Ibn Battuta (XIVᵉ siècle) parcoururent les côtes de l’Afrique de l’Est, en documentant Zanzibar et les réseaux commerciaux locaux. Ces explorations jouèrent un rôle important dans l’établissement des routes commerciales dans l’océan Indien.

 

Tous ces grands voyageurs contribuèrent à dévoiler les trésors naturels et humains de l’Afrique de l’Est.

Il n’y a pas que les récits des explorateurs qui permettent d’appréhender ce pays, il y a la littérature des écrivains tanzaniens qui reflète l’âme de ce pays multiculturel dont le prix Nobel de littérature 2021, Abdulrazak Gurnah, qui explore dans ses romans les thèmes de l’exil, du colonialisme et de l’identité.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, la Tanzanie est le pays idéal pour effectuer un safari au cœur d’une nature exceptionnelle, pour aller à la rencontre de ses peuples et observer une faune incomparable.

Préparez-vous pour une Aventure inoubliable !

 

 

« Celui qui se lève tard ne voit pas le lézard en train de se brosser les dents ». Proverbe Masaï.

 

 

 

 

 

Pierre

 

Voyage en Alaska, la dernière frontière.

Mendenhall glacier à Juneau
Mendenhall glacier à Juneau

Alaska, la dernière frontière !

 

L’Alaska est surnommé « la dernière frontière » ou « la terre du soleil de minuit » .Il doit ces surnoms à sa situation géographique : il se situe à l’extrême limite du continent nord-américain juste avant l’Asie, avant les océans Pacifiques et Arctiques, avant les terres gelées du pôle Nord… là où le soleil ne se couche jamais au printemps, en résumé c’est le bout du monde !

La picarde à tête blanche, symbole des USA
La picarde à tête blanche, symbole des USA

Il est actuellement le 49e état des États-Unis d’Amérique. Sa capitale est Juneau et sa plus grande ville Anchorage où habite environ 40 % de la population de l’État !

C’est l’État de tous les superlatifs : le plus grand, le plus austral, le plus froid, le plus sauvage… et en même temps le moins peuplé ! On y trouve aussi le plus haut sommet des États-Unis, le Mont Denali qui culmine à une altitude de 6190 m au cœur du Parc national du même nom, avec 5 000 glaciers, dont un plus grand que la Suisse…

Un grizzli péchant le saumon vers Skagway
Un grizzli péchant le saumon vers Skagway

L’Alaska possède une nature grandiose et quasi vierge, une faune sauvage tant sous l’eau (baleines, phoques, morses…) qu’au-dessus (grizzlis, caribous, orignaux, ours blancs…).

 Un beau caribou dans le parc de Denali
Un beau caribou dans le parc de Denali

Bordé par l’océan Pacifique et la mer de Béring au Sud, l’océan Arctique et la mer de Beaufort au Nord, il est séparé du continent asiatique et de la Russie par le détroit de Béring (le Kamtchatka Russe se trouve à quelques dizaines de kilomètres de l’autre côté du détroit). Avec Hawaï, ils sont les deux seuls états séparés du « Mainland ». En effet, l’Alaska est séparé du reste des É.-U. par le Canada (la province de Colombie-Britannique et le territoire du Yukon) qui borde la totalité de sa frontière Est.

Le nom Alaska ou « Alakshak » vient des Esquimaux Aléoutes et signifie « grandes terres » ou « grande péninsule ». Cette terre fut d’abord peuplées par les Esquimaux Aléoutes. Les Aléoutes sont un peuple des premières nations (ou autochtone) rattaché à la culture inuits. Selon les dernières découvertes archéologiques, ils seraient venus d’Asie Orientale (Sibérie) il y a environ 40 000 ans. Leur arrivée serait bien antérieure aux autres peuples premiers (« Amérindiens ») : une théorie qui se vérifie par leur langue qui est totalement différente de celle des autres peuples qui arrivèrent en Alaska bien plus tard. Les « autochtones d’Alaska » arrivèrent par vagues successives toujours depuis l’Asie orientale et sont répartis par le gouvernement fédéral en 13 groupes (Alaska Native Regional Corporations) définis par leurs langues.

Grizzli et son ourson au Lake Clarck National Park
Grizzli et son ourson au Lake Clarck National Park

En 1890, l’Alaska compte environ 30 000 habitants, dont les ¾ sont issus des premières nations. De nos jours, on recense 7000 Aléoutes, 40 000 Inuits et Yupiks et 22 000 autres peuples premiers sur les 730 000 habitants que compte l’Alaska.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, les Russes furent les premiers Occidentaux à traverser le détroit de Béring pour explorer ces terres. À la même époque, les trappeurs Russes établissent des comptoirs de traite permanents sur les îles Aléoutiennes et sur la côte américaine du Pacifique. Cette région fût même appelée l’Amérique russe ! À cette époque, l’Alaska s’établit autour du commerce du bois et de la traite des fourrures.

En 1867, la Russie vend l’Alaska aux États-Unis pour la somme de 7,2 millions de dollars (environ 120 millions de dollars actuels). Et, ironie de l’Histoire pendant la Guerre froide, l’Alaska devient une position stratégique des États-Unis face à l’Union soviétique.

Jack London et la ruée vers l'or !
Jack London et la ruée vers l’or

Juste après cette « vente » se produisit de 1897 à 1900 une des plus célèbres ruées vers l’Or de la planète qui attira environ 100 000 prospecteurs ! Ruée vers l’or rendue célèbre par l’un des plus grands écrivains américains, Jack London.

Le futur grand écrivain s’embarque à San Francisco, le 25 juillet 1897 à bord du « SS Umatoilla » à la recherche de cet El Dorado du Grand Nord qui se trouverait sur les bords du fleuve Klondike. En fait, il ne prospecte que très peu, il passe la plupart du temps de son séjour en Alaska dans les saloons et cabarets à écouter les histoires des prospecteurs. Il finit par abandonner cette recherche de l’or pour des raisons de santé et s’en retourne via le Yukon jusqu’à l’océan Pacifique d’où il embarque en 1868 pour San Francisco. Si de cette aventure il ne ramène pas ou presque pas d’or, il va en tirer des chefs d’œuvre littéraire. En janvier 1899, le magazine « The Overland Monthly » publie sa première nouvelle « À l’homme sur la piste », puis il publiera toujours sur l’Alaska et le Grand Nord « Belliou la fumée », « Filles des neiges », le « Fils du loup », « Construire un feu » … Mais le véritable succès arrivera avec « l’appel de la forêt » en 1903 (« The Call of the Wild »).

Planète Découverte vous propose un voyage dans les immensités de l’Alaska qui exercent toujours leur puissant magnétisme sur les voyageurs contemporains. On vient encore y chercher, à défaut d’or au fond des rivières, quelque chose de puissant et de sauvage qui aurait le goût de la liberté. Suivez-nous pour découvrir cette dernière frontière !

Pierre

 

Grand voyage dans les pays celtes!
Chateau Eilean en Ecosse
Chateau Eilean en Ecosse

 

Grand voyage dans les pays celtes!

 

Partir voyager dans les pays celtes est une excellente idée et notre circuit « Grand voyage dans les pays celtes » vous le démontrera. Mais au fait, c’est quoi un pays celte et c’est quoi être Celtes ?

Old library Trinity à Dublin
Old library Trinity à Dublin

Historiquement, les Celtes sont assez mal connus, car les Druides (classe sacerdotale) et les Bardes (poètes-chanteurs) privilégiaient la transmission orale au détriment de l’écriture (qu’ils connaissaient pourtant). Les historiens avancent que c’est vraisemblablement pour des raisons spirituelles et/ou politiques qu’ils n’ont laissé que peu de traces écrites. De ce fait, on les connait principalement grâce aux témoignages écrits de leurs contemporains Grecs et Romains ou par des fouilles archéologiques.

 

Une origine commune des Celtes ? Plusieurs historiens pensent qu’ils seraient originaires d’Europe centrale, d’une région qui correspond approximativement à la vallée du Danube. Les archéologues ont trouvé des traces de leur présence dans cette zone datant de 1200 ans av. J.-C. (culture dite de Hallstatt de 1200 à 450 av. J.-C.). Cette origine est cependant contestée par certains!

Paysage de Llyn Lydaw au Pays de Galles
Paysage de Llyn Lydaw au Pays de Galles

Aux alentours du Ve siècle av. J.-C., ils se sont déplacés et installés dans une grande partie de l’Europe où ils se sont intégrés pacifiquement aux peuples autochtones. Leur civilisation vécut notamment du commerce, grâce aux échanges commerciaux avec le monde méditerranéen.

Des fouilles ont mis à jour des vestiges celtes sur un territoire qui s’étend du Nord de la Grèce à l’Allemagne, de la mer Noire et de la Turquie à l’Irlande, en passant par la France, la Belgique, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

 

Sligachan Old Bridge en Ecosse !
Sligachan Old Bridge en Ecosse !

 

Une union des peuples Celtes est un mythe ! ils étaient une multitude de clans possédant des lois, des coutumes et des rites différents. Il y a un certain consensus des archéologues sur le fait qu’il y aurait eu « une aire culturelle celtique » et non un seul et unique peuple celte. D’ailleurs, ils ne surent jamais s’allier pour constituer un empire et s’opposer aux légions romaines. C’est ainsi que la conquête romaine, les soumis et les repoussa jusqu’aux extrémités de l’Europe occidentale.

 

Paysage du Connemara en Irlande
Paysage du Connemara en Irlande

 

Une langue celtique commune ? La langue dite « celtique » est une des langues indo-européennes (comme le sont également les langues latines ou germaniques). Elle s’est divisée en un groupe continental (le celtique original parlé de l’âge de fer au Haut Moyen Âge) et en un groupe insulaire qui s’est lui-même divisé en deux sous-groupes : le brittonique qui comprend le breton, le cornique et le gallois ; ainsi que le gaélique qui est constitué de l’irlandais, de l’écossais (ou erse) et du mannois (île de Man).

 

De nos jours, des langues celtes (dérivées directement de l’antique Celte) perdurent et sont toujours vivantes. Elles comptent un peu plus de deux millions de locuteurs, en comptant la « diaspora » hors d’Europe. Elles sont encore parlées en France (le breton), dans les îles Britanniques (au Pays de Galles, en Écosse, en Irlande) mais aussi en Amérique du Nord … Cependant, le gaulois, le celtibère (ou hispano-celtique), le cornique (Cornouailles) et le mannois sont considérés comme des langues mortes, bien que des efforts soient faits pour redonner vie au cornique et au mannois.

Pembrokeshire au Pays de Galles
Pembrokeshire au Pays de Galles

Le « celtisme » moderne ! Une « celtomanie » s’est développée au XVIIIe siècle et au XIXe siècle, essentiellement dans les milieux intellectuels – véhiculée principalement par la littérature -. Cette pratique perdure encore au XXIe siècle.

Ce culte à la culture celte a favorisé et favorise encore le nationalisme, mais a aussi eu des effets plus fantaisistes et artistiques comme avec la BD “Astérix le Gaulois“ de René Goscinny et Albert Uderzo, avec les romans de Jean-Philippe Jaworski “Le Chevalier aux Épines“ ou avec la série télé (devenue un film) “Kaamelott“ d’Alexandre Astier…

Dark Hedges (connu sous le nom de Kingsroad dans la série Game of Thrones)!
Dark Hedges (connu sous le nom de Kingsroad dans la série Game of Thrones)!

 

Le Roi Arthur, Merlin l’enchanteur, les Chevaliers de la Table ronde, la fée Morgane, le roi Lear (la liste est longue !) sont des héros légendaires ancrés dans l’imaginaire collectif. « Halloween » (qui célébrait à l’origine le Nouvel An celte) est toujours fêtée, bien sûr sous des formes à la fois plus ludiques et commerciales!

Le « festival interceltique de Lorient » fait perdurer à travers ses invités le « celtisme » et il démontre qu’il est toujours bien vivant à travers la planète. Des artistes « celtes » viennent de Bretagne, d’Écosse, d’Irlande, du Pays de Galles, de Cornouailles, de l’île de Man, des Asturies, de Galice, mais aussi par-delà les océans, d’Acadie (Nouveau-Brunswick), d’Argentine, du Chili, de Nouvelle-Zélande, de Cuba, du Mexique…

Défilé de la Saint Patrick !
Défilé de la Saint Patrick !

 

Sans oublier que le 17 mars, la Saint-Patrick rassemble des millions d’Irlandais et autant, sinon plus, de « sympathisants occasionnels » de New York à Melbourne en passant par Dublin.

 

 

 

 

Viaduc de Glenfinnan en Ecosse
Viaduc de Glenfinnan en Ecosse

Alors même s’il reste de nombreux domaines à explorer sur les origines et l’histoire celtes, il est clair que la culture celte est toujours présente et bien vivante notamment dans les trois pays que nous vous proposons de vous faire découvrir : l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande !

 

 

 

 

Pierre

 

 

Bienvenu sur le blog de l’agence de voyage Planète-Découverte

VOUS TROUVEREZ DANS CE BLOG DES ARTICLES SUR LE VOYAGE, L’HISTOIRE OU L’ACTUALITE D’UN LIEU OU D’UNE PERSONNE.

UNE FOIS PAR MOIS UN NOUVEL ARTICLE EST EDITE POUR VOUS PERMETTRE DE VOUS EVADER QUELQUE PEU EN LISANT NOS LIGNES.

DES LIENS VOUS SONT PROPOSES A LA FIN DE CHAQUE ARTICLE QUI DIRIGENT VERS UN/DES CIRCUITS(S) QUI EST (SONT) EN RELATION AVEC LE SUJET CONCERNE.

BONNE LECTURE.

 

 

.
Planète Découverte vous emmène au Japon, le pays du Shintoïsme.

Torii sur l'île de Miyajima (porte Shintoïste du Japon!)
Torii sur l’île de Miyajima (porte Shintoïste du Japon)

Planète Découverte vous emmène au Japon,

le pays du Shintoïsme.

 

Avant de boucler nos valises pour l’archipel nippon, nous vous proposons – afin de préparer ce voyage adéquatement – de revenir à l’essence même du Japon : le Shintoïsme !

Toujours pratiqué par plus de 70% de la population, il fait partie du quotidien des Japonais depuis des temps immémoriaux. Le Shintoïsme et ses Kamis (divinités ou esprits) rythment leur vie de la naissance à la mort, ils sont présents dans tous les moments de leurs existences qu’ils soient futiles ou capitaux, ils sont invoqués tant pour trouver l’amour que pour réussir des études ou pour faire prospérer des entreprises. Ils réconfortent face aux puissances effrayantes et destructrices de la nature (typhons, tremblements de terre…), ils sont partout dans l’Univers, dans les temples, les maisons, les industries, dans l’esprit des morts et l’Empereur lui-même en est l’incarnation…

 

Déesse Amaterasu, lumière céleste
Déesse Amaterasu, lumière céleste

Le Shintoïsme ou shinto (神道, shintō, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») est à la fois une religion et une philosophie de vie qui mélange des éléments polythéistes, chamaniques et animistes.

Il compterait actuellement plus de 100 millions de fidèles repartis presque exclusivement dans l’archipel nippon. Il a su s’adapter, cohabiter et coexister face aux autres courants religieux venus d’ailleurs, comme le confucianisme, le bouddhisme ou encore le taoïsme. À la différence de ceux-ci, le Shintoïsme est une religion autochtone, sa naissance remonte aux origines du peuplement des îles japonaises.

 

Moines et nonnes Shintoïstes
Moines et nonnes Shintoïstes

Le Shintoïsme est une religion sans fondateur, ni dogme, ni code moral, ni commandements, ni doctrine. Il est basé sur le respect des Kamis (des esprits) qui sont honorés, beaucoup plus qu’adorés. À proprement parler, ils ne sont pas vénérés, mais il faut s’assurer de leur protection et de leur bienveillance. Il faut en prendre soin et surtout ne pas les froisser, car ils peuvent être à la fois bons et mauvais. Attention, si vous vexez un Kami, il faut alors procéder à des rites de purification pour que l’ordre des choses soit rétabli.

 

Tengu, Kami des montagnes et des forêts
Tengu, Kami des montagnes et des forêts

Les Kamis (il en existerait autour de 8 millions) sont des esprits présents dans toutes choses : dans les forces terrestres comme dans les puissances célestes, dans les végétaux comme dans les minéraux. Certains lieux sont ainsi sacrés et considérés comme des Kamis, par exemple certaines cascades ou certains rochers. Le mont Fuji, en plus d’être le symbole de la nation japonaise, est considéré comme un Kami…               À travers eux, c’est la puissance et les caprices de la nature que les croyants tentent d’apprivoiser.

Fuji San ou Mont Fuji
Fuji San ou Mont Fuji

Un Kami qui a connu une renommée tristement célèbre est le « Kamikaze » ! Son origine remonte au XIIIe siècle, époque où des hordes de Mongols balayèrent l’Asie et fondèrent un empire qui s’étendait de l’Europe orientale jusqu’en Corée. Après la chute de la Chine impériale, les Mongols commencèrent à regarder plus loin vers l’est, vers le Japon. Les Mongols tentèrent à deux reprises d’envahir l’archipel Nippon, mais à chaque fois un typhon détruisit une grande partie de leur flotte et les envahisseurs en déroute durent regagner le continent. Ils n’attaquèrent jamais plus le Japon. Ce typhon fut appelé kamikaze « le vent divin ou l’esprit du vent » – et devint le symbole de la victoire dans l’esprit des Japonais. Le mot fut repris vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par les pilotes japonais qui dirigeaient délibérément leurs avions sur les bateaux ennemis qu’ils frappaient de plein fouet…

 

Entrée d'un sanctuaire Shintoïste à Nikko
Entrée d’un sanctuaire Shintoïste à Nikko

Le Shintoïsme, à travers ses traditions, ses coutumes et ses légendes, établit une mythologie qui légitime le pouvoir des empereur japonais.
Selon la légende : Deux divinités, Izanagi et Izanami (qui étaient frère et sœur), créèrent un monde constitué de toutes les divinités de la nature, notamment Amaterasu (déesse du Soleil), Tsukiyoni (dieu de la lune) et Susanoo (dieu de la tempête) … Plus tard, Ninigi, le petit fils d’Amaterasu, sera à l’origine de la lignée des empereurs qui incarneront les seuls Kamis humains.

À la demande de l’empereur, cette mythologie a été rédigé au VIIIe siècle dans deux ouvrages appelés le Kojiki et le Nihon-shoki qui forment les Chroniques japonaises. Ces « chroniques » insistent sur l’origine divine des empereurs et justifient ainsi son pouvoir !

En 1868, le pouvoir impérial s’imposera aux Shoguns (seigneurs de guerre) et en 1871, le Shintoïsme devient alors la religion officielle de l’état japonais. En 1945, après la Seconde Guerre mondiale et la capitulation du Japon, l’empereur Hirohito dû renoncer à se prétendre d’origine divine ainsi qu’à la plupart de ses pouvoirs politiques et le Shintoïsme perdit ainsi son statut de religion d’état.

Baril de saké, nectar des dieux
Baril de saké, nectar des dieux
Prêtre Shintoïste
Prêtre Shintoïste

 

Au Japon, Shintoïsme et Bouddhisme exercent encore aujourd’hui une influence d’égale importance, d’autant qu’ils ne s’excluent pas l’un l’autre et cohabitent souvent dans les mêmes temples. La plupart des Japonais sont à la fois shintoïstes (pour les grands événements de la vie comme la naissance, le mariage…) et bouddhistes (pour la mort et les cérémonies funéraires).

 

Rites Shinto essentiels comme la visite d’un sanctuaire, que nous ferons au cour des circuits, doit suivre trois étapes successives :
– la purification dans la fontaine placée devant le temple où les fidèles se lavent les mains et se rincent la bouche, purifiant ainsi leur corps à l’intérieur et à l’extérieur.
– le don d’offrandes (quelques Yens, des fruits, du Saké…)
– et la récitation de prières et/ou la sollicitation du vœu.

Jeune fille en kimono devant un petit autel shintoïste
Jeune fille en kimono devant un petit autel shintoïste

Les sanctuaires ne sont pas que des lieux de prières, ce sont aussi des lieux de fête shinto – appelées Matsuri 祭り- et de divertissements destinés à réjouir les Kamis.

Encore aujourd’hui le Shintoïsme est omniprésent dans la société japonaise : dans les représentations et les spectacles comme le théâtre Nô ou le Kabuki, dans les danses Nihon Buyo ou dans le Buto, dans les sports comme le Sumo ou le tir à l’arc (kyūdō). Dans les grandes entreprises, même les plus modernes où la coutume veut qu’elles offrent des Torii (portique ornemental de couleur rouge) aux sanctuaires pour que leurs affaires soient fructueuses. Dans les alcools, comme le saké qui est le « nectar des dieux shinto » consommé en plus ou moins grande quantité pendant les Matsuris. Dans tous les foyers comme dans tous les quartiers, on trouve des autels dédiés à un ou plusieurs Kamis !

 

 

Torii du sanctuaire de Fushimi Inari près de Kyoto
Torii du sanctuaire de Fushimi Inari près de Kyoto

 

Pendant votre voyage au Japon, vous les rencontrerez à maintes reprises, car ils sont incontournables !

 

 

 

 

 

Pierre B