Blog de Planète Découverte
+33 9 86 76 66 15.
Croatie, carrefour des civilisations, entre mer Adriatique et montagnes des Balkans


Terre de rencontres et de contrastes, la Croatie séduit autant par la diversité de ses paysages que par la richesse de son héritage culturel. Des plaines continentales de Zagreb aux rivages de l’Adriatique, des lacs émeraude de Plitvice aux cités médiévales de Dalmatie, ce voyage est une invitation à parcourir plus de deux mille ans d’histoire au cœur de l’une des plus belles destinations d’Europe.

Rovnij
Rovinj

 

La Croatie déploie une géographie singulière entre contreforts alpins, montagnes balkaniques et littoral spectaculaire ponctué de criques, d’îles et de ports historiques. Située au croisement de l’Europe centrale et du bassin méditerranéen, elle a forgé au fil des siècles une identité unique, nourrie d’influences multiples.

Plage de l'adriatique
Plage de l’Adriatique

 

 

 

La Croatie ce n’est pas seulement des paysages magnifiques ! C’est aussi l’un des grands carrefours culturels du continent européen. Tour à tour intégrée à l’Empire romain, influencée par Byzance, marquée par les royaumes slaves, la puissance maritime de Venise, l’expansion ottomane puis l’administration austro-hongroise, elle conserve dans ses villes et ses monuments les traces d’un passé exceptionnellement riche. Voyager en Croatie, c’est parcourir un véritable livre d’histoire à ciel ouvert.

Notre circuit de deux semaines accompagnées en petit groupe vous invite à découvrir ses incontournables.

Musée de Zagreb
Musée de Zagreb

 

Depuis Zagreb, élégante capitale aux accents austro-hongrois, l’itinéraire rejoint l’Istrie, surnommée la « Toscane croate » pour ses collines verdoyantes, ses vignobles et ses villages perchés. À Rovinj, ruelles pavées et façades colorées rappellent l’héritage vénitien, tandis qu’à Poreč, la basilique euphrasienne, classée à l’UNESCO, séduit par ses remarquables mosaïques byzantines du VIe siècle.

 

Plus au sud, le parc national des lacs de Plitvice dévoile un paysage enchanteur de lacs turquoise, de cascades et de forêts préservées.

Dubrovnik
Dubrovnik

La Dalmatie révèle également ses cités historiques bordées par l’Adriatique : Zadar et ses vestiges antiques, Šibenik et sa cathédrale Saint-Jacques, Trogir et son remarquable patrimoine médiéval. À Split, le palais de Dioclétien témoigne de la grandeur romaine, tandis qu’à Dubrovnik, la « perle de l’Adriatique », remparts et palais évoquent un riche passé maritime.

Pont de Mostar
Pont de Mostar

 

 

 

Une escapade en Bosnie-Herzégovine conduit enfin à Mostar, célèbre pour son pont emblématique, symbole de rencontre entre les cultures et les civilisations.

 

 

De l’Istrie à la Dalmatie, entre héritages romains et influences vénitiennes, montagnes et horizons maritimes, la Croatie offre un voyage où la beauté des paysages se mêle à la richesse de l’histoire et des traditions.

Planète Découverte vous propose un itinéraire complet, conçu pour les voyageurs curieux de découvrir les civilisations qui ont façonné l’Europe tout en profitant de quelques-uns des plus beaux paysages de l’Adriatique.

Suivez-nous dans ce périple de 14 jours en Croatie.

« Dok je srca, bit će i Kroacije » (Tant qu’il y aura un cœur, il y aura la Croatie) : phrase tirée d’un poème d’Antun Gustav Matoš.

Pierre

Bolivie authentique !

Voyage au cœur des grands espaces de la culture andine.

 

Au cœur de l’Amérique du Sud, la Bolivie s’impose comme une destination des plus authentiques et fascinantes du continent Sud-Américain. Encore préservée du tourisme de masse, elle offre aux voyageurs curieux une immersion dans des paysages spectaculaires, parmi des cultures millénaires toujours bien vivantes.

 

La Paz et lCordillère des Andes !
La Paz et la Cordillère des Andes !

Dès notre arrivée en Bolivie, on ressent sa géographie distincte, imposante et omniprésente. Des sommets escarpés de la Cordillère des Andes aux vastes plaines de l’Amazonie, en passant par les vallées fertiles et l’Altiplano, le pays dévoile une diversité naturelle exceptionnelle. Parmi ses joyaux emblématiques, l’incontournable Salar d’Uyuni, immense désert de sel s’étendant à perte de vue. Il offre l’un des paysages les plus surprenants au monde, où ciel et terre semblent se confondre. Plus au nord, le lac Titicaca (au nom évocateur !), il est le plus haut lac d’altitude navigable de la planète avec ses plus de 3800 mètres d’altitude. Il abrite des communautés autochtones insulaires qui perpétuent des traditions ancestrales, notamment à travers les célèbres îles flottantes entièrement construites en totora (un roseau robuste et aquatique) symboliques de la culture Uros.

îles flottantes Uros
îles flottantes Uros

Ce pays possède également une histoire d’une grande richesse. Bien avant l’arrivée des conquistadors espagnols, de vastes civilisations précolombiennes s’y sont développées, dont la mystérieuse culture Tiwanaku, considérée comme l’un des berceaux de la civilisation andine. Plus tard, ils furent intégrés à l’Empire Inca, puis envahi par les colonisateurs espagnols (au début XVIe siècle). Encore de nos jours, la Bolivie a su préserver son identité ancestrale tout en se nourrissant de métissages culturels et de résistances. Cette histoire perdure toujours dans les villes coloniales, les sites archéologiques et les traditions transmises de génération en génération.

Simón Bolívar
Simón Bolívar

Le pays tire son nom de Simón Bolívar, dirigeant vénézuélien et figure majeure des guerres d’indépendance Sud-américaines contre la domination espagnole. Lors de la proclamation de son indépendance en 1825, le territoire, alors connu sous le nom de Haut-Pérou, adopta le nom de Bolivie en hommage au « Libertador ».

L’âme de la Bolivie réside avant tout dans ses peuples autochtones qui représentent une part essentielle de la population. Le pays possède l’un des plus forts pourcentages de population autochtone en Amérique latine, avec des estimations variantes entre 40% et plus de 60 % de la population totale, selon la définition utilisée (auto-identification ou recensement). Aymaras, Quechuas, Uros et bien d’autres communautés façonnent la vie culturelle du pays. Leurs langues sont reconnues officiellement, leurs croyances respectées et leur relation à la nature, centrée autour de la Pachamama (la Terre-Mère) structure la vie de tous les jours. Une vision du monde, fondée sur l’équilibre et le respect du vivant, confère à la Bolivie une dimension spirituelle rare.

Les coutumes et traditions sont omniprésentes et font pleinement partie du quotidien bolivien. Dans les marchés colorés les femmes en tenue traditionnelle proposent fruits, épices et artisanat local. Les fêtes populaires rythment l’année, mêlant musique, danses et rituels symboliques.

La culture bolivienne s’exprime également à travers un artisanat riche et authentique : tissages andins aux motifs symboliques, céramiques, masques rituels ou bijoux en argent. Chaque création est le reflet d’un savoir-faire ancestral et d’une histoire locale.

La Bolivie, c’est aussi la découverte d’une gastronomie simple et originale, élaborée à partir de produits locaux tels que le quinoa, le maïs et la pomme de terre  dont le pays compte des centaines de variétés.

 

Lamas !
Lamas !

 

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, choisir la Bolivie comme destination, c’est l’assurance de vivre une expérience de voyage différente, tournée vers la découverte culturelle et la rencontre authentique. Ce pays marque définitivement celles et ceux qui le parcourent.

Alors, suivez-nous et partez en Bolivie avec Planète Découverte!

 

 

 

 

Pierre

 

 

Groenland, un voyage d’exception !

Il existe sur notre planète une multitude de voyages extraordinaires, mais certains se distinguent par leur caractère vraiment unique. Le Groenland fait partie de ces destinations rares qui marquent à jamais ceux qui les découvrent. Ce territoire arctique offre un dépaysement total et des paysages parmi les plus spectaculaires au monde.

Avant de partir à la découverte de cette île fascinante, prenons un moment pour mieux la connaître, elle et ceux qui l’habitent.

Escale dans un village groenlandais
Escale dans un village groenlandais

 

Le Groenland, avec ses 2,18 millions de km², est la plus grande île du monde — si l’on exclut l’Australie, considérée comme un continent. Il est bordé au nord par l’océan Arctique, au sud par l’Atlantique et la mer du Labrador, à l’est par la mer du Groenland et le détroit de Danemark, et à l’ouest par la baie de Baffin et le détroit de Davis. Ses voisins les plus proches sont le Canada (à environ 35 km) et l’Islande (à environ 320 km).

Ilulissat
Ilulissat

 

 

 

Près de 80 % de sa surface est recouverte par l’inlandsis, une immense calotte glaciaire vieille de trois millions d’années et pouvant atteindre trois kilomètres d’épaisseur. Deuxième plus grand réservoir d’eau douce du monde après l’Antarctique, ce gigantesque glacier fond malheureusement de plus en plus vite : entre 2003 et 2013, son taux de fonte a été multiplié par quatre et continue de s’accélérer. Entre les montagnes — dont le plus haut sommet est le Gunnbjørn (3 700 mètres) — descendent des glaciers qui libèrent des icebergs dérivant dans les mers arctiques, parfois responsables de catastrophes maritimes comme celle du Titanic en 1912. Ce paysage spectaculaire offre aux voyageurs des panoramas inoubliables.

L’histoire du Groenland témoigne de l’extraordinaire capacité d’adaptation humaine face à un environnement parmi les plus rudes de la planète. Les premières populations venues d’Amérique du Nord s’y installent dès 2500 av. J.-C. et plusieurs cultures se succèdent : Saqqaq, Dorset (ou Tuniit), Thuléens puis Inuits. Les Inuits actuels, originaires de l’Alaska et du Nunavut, arrivent au XIIᵉ siècle.

Les Européens connaissent l’île depuis le Xe siècle, lorsque le Viking norvégien Gunnbjørn aperçoit ses rivages. Vers 985, Erik le Rouge y fonde la première colonie nordique. L’éventuelle rencontre entre Vikings et Inuits reste un sujet de débat chez les historiens. Les colonies vikings disparaissent au XVe siècle, tandis que les Inuits demeurent les seuls habitants de l’île, vivant de la chasse, de la pêche et d’un usage équilibré des ressources naturelles.

Baleine boréale !

Leur mode de vie s’est considérablement transformé depuis une cinquantaine d’années : le nomadisme a laissé place à la sédentarisation, les motoneiges ont en partie remplacé les traîneaux à chiens, les kayaks traditionnels sont devenus motorisés, et les igloos ont cédé la place à des habitations en dur.

Aujourd’hui, les côtes groenlandaises sont ponctuées de villages colorés tournés vers la mer et les icebergs. Nuuk, la capitale, rassemble 20 000 habitants — plus d’un tiers de la population totale — et se situe sur la côte ouest, à l’embouchure du fjord du même nom. Située à 240 km au sud du cercle polaire arctique, c’est la capitale la plus septentrionale du monde. L’hiver, son littoral se transforme en banquise. La végétation y est rare, limitée aux lichens et arbustes de la toundra, mais la faune est riche : ours polaire, bœuf musqué, caribou, renard et lièvre arctiques, hermine, lemming, ainsi que phoques et baleines.

Nuuk
Nuuk le matin

À partir du XVIIᵉ siècle, le Danemark et la Norvège relancent leurs expéditions à la recherche de traces des Vikings. S’ils n’en trouvent aucune, ils revendiquent néanmoins l’île, y fondent des comptoirs et tentent de convertir les Inuits au christianisme luthérien. Le Groenland reste sous domination danoise jusqu’en 1953, année de son intégration à la communauté du royaume du Danemark.

Il entre dans la CEE en 1973 avec le Danemark, puis la quitte en 1982 après un référendum. En 1979, le Kalaallit Nunaat — nom groenlandais du pays — obtient une première autonomie, renforcée en 2009 avec la prise en charge de nouveaux domaines, dont la justice et la police. Le Danemark conserve la défense, la politique étrangère et la monnaie (la couronne danoise). La reine Margrethe II demeure la souveraine du territoire, dirigé par un Haut-commissaire danois et un Premier ministre groenlandais.

Les Inuits représentent aujourd’hui environ 50 000 des 56 800 habitants de l’île. Leur présence dépasse largement les frontières du Groenland : ils forment un vaste ensemble culturel appelé Inuit Nunangat, qui s’étend de l’extrême est de la Sibérie (peuple Yupik) au Groenland (Inuits Kalaallits), en passant par l’Alaska (Inupiakset) et le Grand Nord canadien (Inuvialuit). Au total, environ 150 000 personnes en font partie.

Le terme « Inuit », signifiant « humains » en inuktitut et en kalaallisut, est désormais privilégié à « Esquimau », exonyme considéré comme péjoratif, notamment au Canada. Depuis la Conférence inter-inuit de 1977 en Alaska, « Inuit » est l’appellation officielle.

De nombreux explorateurs et ethnologues ont contribué à la connaissance du Groenland et de ses habitants : parmi eux, les Danois Knud Rasmussen et Ejnar Mikkelsen, les Français Jean-Baptiste Charcot, Paul-Émile Victor et Jean Malaurie, dont certains ont vécu de longues années au sein des communautés inuites.

Mer d'iceberg
Mer d’iceberg !!!

 

À leur suite, laissez-vous guider à la découverte de ce territoire unique et saisissant : le Groenland, une destination arctique exceptionnelle.

Planète Découverte vous propose un grand voyage (départ unique le 8 juin 2026, toujours en petit groupe) qui permet de découvrir le Groenland du Nord au Sud.

 

 

 

Pierre

Le Hangeul : quand les lettres racontent la Corée !

« Un peuple qui ne peut écrire sa langue est un peuple sans voix ». Roi Sejong le Grand (세종대왕)

Ville de Busan
Busan

Lorsque l’on pense à la Corée du Sud, on imagine souvent Séoul ou Busan et leurs gratte-ciel futuristes, les rythmes effrénés de la K-pop, l’innovation technologique de ses marques bien connues à travers le monde…, mais derrière cette modernité vibrante se cache un trésor plus discret, tout aussi fondateur : le Hangeul (한글) l’alphabet national. En Corée, c’est dans la courbe d’un trait ou dans l’équilibre d’une syllabe que se révèle l’essence même de la culture. Le Hangeul n’est pas seulement un système d’écriture c’est une philosophie, une vision du monde…

 

Statue du Roi Sejong sur le boulevard Sejong-ro qui mène au palais royal Gyongbokgung
Statue du Roi Sejong sur le boulevard Sejong-ro qui mène au palais royal Gyongbokgung

Au XVe siècle, sous la dynastie coréenne Joseon, le savoir circule uniquement en chinois classique (le hanja), une langue réservée à une élite et aux lettrés. Pendant que la population, elle, reste privée d’écriture. Le roi Sejong le Grand (1397- 1450), observe cette injustice linguistique et va éprouver le désir de changer les choses. Ainsi en 1443, il va entreprendre la création d’une écriture logique et accessible. L’objectif est avant tout humaniste : offrir à chaque Coréen la possibilité d’exprimer sa pensée. Pour cela, il va s’entourer de savants et concevoir le Hunminjeongeum « les sons corrects pour l’instruction du peuple».

Chaque consonne imite la position de la langue ou de la bouche, chaque voyelle reflète une cosmologie fondée sur le ciel (•), la terre (—) et l’Homme (|).
Ainsi naquit le Hangeul : un des rares alphabets au monde dont l’origine, l’auteur et la philosophie sont parfaitement connus.

Moderne avant l’heure, le Hangeul est de nos jours considéré comme l’un des systèmes d’écriture les plus scientifiques, les plus logiques et les plus rapides à apprendre.

L’histoire du Hangeul aurait pu s’interrompre dès sa naissance. En effet, l’élite confucéenne de l’époque, attachées au prestige des caractères chinois, rejette la capacité égalisatrice d’une écriture accessible à tous. Le Hangeul est méprisé, parfois même interdit. En parallèle, dans les foyers, les femmes, les enfants et les lettrés progressistes continuent de l’utiliser. Il devient l’outil d’une culture de résistance « silencieuse ». Par exemple, en 1504, sous le règne du roi Yeonsangun, il est même interdit, car le souverain craignait que le peuple utilise cette écriture pour le critiquer. Au début du XXᵉ siècle, sous l’occupation japonaise, l’alphabet coréen n’est pas complètement banni, mais il a été fortement opprimé (comme tout ce qui touche à l’identité coréenne). Pourtant, de génération en génération, il survit et continue d’être transmis dans les écoles clandestines, dans les maisons, dans les livres, dans les chants et dans les prières.

Avec la libération (de l’occupation de l’empire du Japon) de 1945, le Hangeul renaît. Trois ans plus tard, en 1948, il devient l’écriture officielle de la République de Corée, symbole d’une nation qui retrouve sa voix.

Aujourd’hui, il est reconnu par l’UNESCO comme chef-d’œuvre du patrimoine documentaire mondial, preuve de son importance historique et culturelle.

Chaque 9 octobre, la Corée du Sud célèbre le Hangeulnal (한글날), la Journée du Hangeul. C’est un jour férié, un moment de fierté nationale. Les rues se parent de décorations colorées, les écoles organisent des concours de calligraphie, les musées exposent des manuscrits royaux et des installations inspirées par l’alphabet.

Pour les voyageurs, c’est l’un des plus beaux moments pour découvrir la culture coréenne et ressentir l’attachement profond du pays à son écriture.

 

Le Hangeul repose sur un principe simple et harmonieux : chaque syllabe s’inscrit dans un carré parfait. Cette structure visuelle traduit la recherche d’équilibre de la philosophie coréenne.

Le Hangeul compte 40 lettres, appelées jamos (자모) — littéralement « caractères-mères ». Ces jamos se répartissent en quatre groupes :

  • 14 consonnes de base (자음)
  • 5 consonnes doubles, plus appuyées (쌍자음)
  • 10 voyelles de base (모음)
  • 11 voyelles composées, créées en combinant les voyelles simples (복합모음)

 

À partir de ces 40 signes, les Coréens construisent toutes les syllabes de leur langue (le chinois traditionnel utilise des dizaines de milliers de caractères, mais seulement quelques milliers sont couramment utilisés). Un système étonnamment logique, intuitif et plus rapide à apprendre.

Les consonnes et les voyelles s’assemblent avec une fluidité presque musicale.
Trois lettres suffisent à le démontrer :

  • → g/k
  • → a
  • → n

Ensemble, elles forment 간 (gan).
Un mot singulier aux doubles significations : « simple » et « assaisonnement salé ».
Une belle métaphore du Hangeul, à la fois accessible et savoureux, minimaliste, mais nuancé.

Apprendre le Hangeul, c’est apprendre bien plus qu’un alphabet :
c’est entrer dans la logique de la pensée coréenne, où chaque élément trouve sa place et où l’harmonie naît de l’assemblage.

Marché de Namdaemun Séoul
Marché de Namdaemun Séoul

Loin d’être figé, le Hangeul continue d’évoluer. Dans la Corée contemporaine, on le retrouve partout : sur les enseignes lumineuses des quartiers branchés, dans les collections de mode, dans le design graphique et la typographie contemporaine, dans les sous-titres des dramas et les paroles de K-pop.

Les jeunes créateurs coréens – designers, artistes, typographes – s’en emparent comme d’un matériau à part entière.

 

Pour beaucoup d’étrangers, la découverte du Hangeul devient même une étape de leur voyage en Corée, une porte d’entrée vers la culture locale.

Garde royale devant le Palais Gyeongbokgung à Séoul
Garde royale devant le Palais Gyeongbokgung à Séoul

 

Le Hangeul est une raison de plus de se rendre dans ce pays encore méconnu qui a décidément beaucoup de choses à nous apprendre… Alors suivez-nous dans un des voyages proposés par Planète Découverte en Corée !

« Les lettres sont les traces du cœur » Proverbe coréen.

한국의 한글

 

 

 

Pierre

Grand voyage Spiti Ladakh et Zanskar : vallées de culture tibétaine du nord de l’Inde.

Nous vous proposons un circuit d’exception : « Grand voyage Spiti Ladakh et Zanskar : vallées de culture tibétaine du nord de l’Inde », titre à la fois évocateur et énigmatique !

Ce périple fabuleux est destiné tant aux voyageurs curieux et épris d’aventures qu’aux amateurs de culture tibétaine et de paysages grandioses. Son itinéraire de 26 ou 32 jours (extension au Zanskar qui explique les 6 jours supplémentaires) aux confins septentrionaux de l’Inde a été conçu pour vous transporter au cœur des vallées les plus fabuleuses de l’Himalaya indien, toujours en petit groupe (12 participants max).

Monastère de Stakna Pano au Ladakh
Monastère de Stakna Pano au Ladakh

Après une escale à Delhi, direction l’Himalaya ! D’abord le Spiti, une vallée aride située aux confins du Tibet (Spiti signifie « la terre du milieu », c’est-à-dire la terre entre l’Inde et le Tibet) avec ses falaises sculptées et ses villages accrochés à des versants abrupts. Puis le Ladakh, le « petit Tibet indien », royaume des monastères perchés qui semblent irréels et des hauts plateaux balayés par le vent. Enfin le Zanskar, longtemps inaccessible, une vallée recluse entre des murailles de roches et de glace, où l’on atteint encore certains hameaux à pied, dans des décors vertigineux.

Kibber, Spiti
Kibber, Spiti

 

 

Ce voyage en haute altitude est une traversée des plus hauts cols carrossables du monde, vestiges des antiques routes caravanières où l’on croisait jadis des files de yaks chargés de sel et de laine. Vous franchirez le Khardung-La (5 602 m), longtemps considéré comme le plus haut col routier du monde, le Chang-La (5 360 m), le Baralacha-La (4 892 m) ou encore le Pensi-La (4 400 m) pour rejoindre le Zanskar. Chacun de ces passages est une expérience, mais aussi une récompense : le sentiment grisant d’avancer sur le toit du monde.

 

Vallée de Spiti
Vallée de Spiti

Les paysages traversés sont d’une grande variété. Dans le Changtang, on admire des lacs turquoise — Tsokar, Tsomoriri, Pangong — qui se dressent comme des mirages au milieu des hauts plateaux désertiques. Plus loin, la vallée de la Nubra surprend avec ses dunes de sable balayées par le vent, entre deux chaînes aux sommets enneigés. Le Spiti dévoile des vallées arides, sculptées comme des cathédrales de pierre, tandis que le Zanskar offre ses gorges vertigineuses et ses villages troglodytes blottis dans la roche. Des sommets légendaires attirent irrésistiblement notre regard : le Nun-Kun (7 135 m), montagnes jumelles dressées comme des gardiennes, ou encore le Kang Yatze dont la silhouette se découpe sur l’horizon.

 

Monastère de Chemrey, Ladakh
Monastère de Chemrey, Ladakh

Au-delà des paysages, la dimension spirituelle donne à ce voyage une réelle intensité. Accrochés aux montagnes, les monastères bouddhistes hors du temps se succèdent, chacun porteur d’une énergie et d’histoires étonnantes. À Tabo, surnommé « l’Ajanta des Himalayas », les fresques millénaires plongent le visiteur dans une atmosphère mystique. Le monastère de Key, sentinelle du Spiti, domine les vallées comme une forteresse. Alchi, au Ladakh, surprend par ses fresques aux influences indo-kashmiriennes. Quant au mythique Phuktal, blotti dans une grotte et accessible uniquement à pied, il incarne « l’essence de la méditation ».

 

Les chants rituels, les moulins à prières tournant au vent, les débats philosophiques des moines, les drapeaux de prière claquant dans le ciel bleu : tout ici rappelle que la foi imprègne chaque geste du quotidien, et que le bouddhisme tibétain, héritier d’un Tibet ancien, a trouvé dans ces vallées un sanctuaire inviolé.

Moines du Zanskar
Moines du Zanskar

Ces montagnes furent aussi le terrain de jeu des explorateurs et des alpinistes. On pense à Alexandra David-Néel, pionnière intrépide, partie seule vers Lhassa en franchissant cols et glaciers ; à Marco Pallis, alpiniste et écrivain ; et à ces générations de grimpeurs venus défier les cimes du Nun, du Kun ou du Kang Yatze. Chaque jour passé sur ses chemins, chaque nuit sous les étoiles, chaque col franchi, chaque rencontre dans un village isolé évoque ces récits d’expéditions, où la route était aventure à part entière.

Ce voyage se transforme en initiation ! Ici la montagne touche le ciel, les villages préservent encore un art de vivre immuable, les monastères rappellent la force d’une spiritualité millénaire. C’est une invitation à contempler. Un parcours dans des paysages qui deviennent des méditations, où l’on découvre que voyager, c’est parfois apprendre à se perdre pour mieux se retrouver.

Monastère du Ladakh
Monastère du Ladakh

Nous vous proposons un départ unique (le 31 juillet), sous la conduite d’un guide expérimenté de Planète Découverte pour que ce voyage devienne une traversée géographique autant que spirituelle.

 

 

Pierre