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Chomolungma (Everest) !

Chomolungma (Everest) !

Chomolungma 27° 59′ 18″ Nord, 86° 55′ 31″ Est

Planète Découverte vous présente le toit du monde depuis « la route de l’Amitié » entre Lhassa et Katmandou !

Mont Everest vu du Camp de base côté tibétain (photo Claude Rival)..

Mont Everest vu du Camp de base côté tibétain (photo Claude Rival).

Le « toit du monde » est une expression qui désigne le mont Everest, mais aussi la chaîne Himalayenne, le Tibet, le Bhoutan et le nord du Népal…

L’Everest est né, il y a environ 60 millions d’années de la mer de Téthys, suite à la rencontre de la plaque indienne et de la plaque eurasienne. Encore de nos jours la plaque indienne plus petite et plus légère continue de s’introduire sous la plaque eurasienne de trois centimètres par an, ce qui fait grandir l’Everest et la chaîne himalayenne de quelques millimètres par an !

Sir George Everest

Sir George Everest

Le mont Everest se nomme en tibétain Chomolungma ཇོ་མོ་གླང་མ « déesse-mère », en sanskrit Devgiri « la montagne sainte », en népalais Sagarmāthā सगरमाथा « tête du ciel », en chinois Shèngmǔ Fēng 聖母峰 « déesse de l’univers », et d’abord appelé par les Occidentaux « Pic XV » (moins poétique !). Il fûtbaptisé « Everest » par les Britanniques qu’en 1865 en l’honneur de Sir Georges Everest, géographe et arpenteur général des Indes orientales, dont les méthodes de calcul ont permis d’établir sa hauteur.

Il se situe au cœur de la chaîne de l’Himalaya, actuellement entre le Népal et le Tibet, donc en Chine (région autonome du Tibet). Son altitude est établie à 8 848 mètres et il est identifié comme le plus haut sommet du monde depuis le niveau de la mer !

L’Everest restera pendant longtemps pour les Occidentaux une « terra incognita », un endroit inexploré et inobservé. Il faut dire qu’étant une montagne sacrée pour les peuples de l’Himalaya, les gouvernements du Tibet et du Népal en interdisaient l’accès. Ce n’est qu’en 1847 qu’un Européen va braver l’interdit, s’approcher de l’Everest et l’apercevoir pour la première fois. Il faut attendre 1903 pour que le colonel Younghusband de l’armée britannique (alors qu’il est en route pour envahir le Tibet) en ramène des photos depuis le versant nord.

Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que l’idée de gravir le sommet de la plus haute montagne au monde vint à l’esprit des Occidentaux (ni les Tibétains ni les Indiens n’avaient eu une idée aussi saugrenue !).

George Mallory & Andrew Irvine

George Mallory & Andrew Irvine

La première véritable expédition fut une cordée britannique dirigée par Charles Howard-Bury en 1921. Elle se solda par un échec ! Trois années plus tard, un certain Georges Mallory, qui faisait déjà partie de l’expédition de 1921, tentera une nouvelle ascension. Son nom restera associé à un des plus grands mystères de l’Histoire de l’alpinisme ! Georges Mallory associé à Andrew Irvine trouvèrent la mort le 8 juin 1924 lors de cette ascension de l’Everest à quelques encablures du sommet. Mais la question est : sont-ils morts en montant où en redescendant du sommet mythique, ont-ils atteint le sommet avant de périr ? Sont-ils les premiers sur l’Everest !? L’hypothèse retenue actuellement est qu’ils seraient morts lors de la montée et n’auraient donc pas atteint le sommet. Un piolet, qui est apriori serait celui d’Irvine, a été retrouvé au premier ressaut, ce qui accrédite la théorie de l’échec. Il y a quelques années le corps gelé de Mallory fut retrouvé, mais malheureusement sans son appareil photo qui aurait pu apporter des preuves du succès.

Après la Seconde Guerre mondiale et l’invasion du Tibet (ou libération selon certains !!!) en 1951 par la Chine, le Tibet se ferme (ainsi que la voie du Nord-Est de l’accès à Everest). Il faudra alors faire les futures tentatives au départ du Népal (qui s’ouvre aux alpinistes !) à partir de la voie Sud-Est (réputée moins difficile !).

Edmund Hillary & Tenzing Norgay

Edmund Hillary & Tenzing Norgay

Après une tentative suisse en 1952 qui faillit réussir, c’est finalement le 29 mai 1953 que deux hommes, le Néo-Zélandais Edmund Hillary accompagné du Sherpa Tenzing Norgay atteignent le toit du monde par « la voie népalaise de la combe ouest et du col sud », entrant ainsi dans la légende de l’alpinisme. Cette expédition victorieuse est dirigée par le Britannique John Hunt qui est accompagné de treize alpinistes anglais et neuf néo-zélandais (dont Edmund Hillary) et des dizaines de sherpas (dont Tensing Norgay). Le 22 avril, l’expédition atteint le camp VI qui est installé vers 7 000 mètres d’altitude au pied du col du Lhoste. Le 26 mai, la première tentative d’atteindre le sommet est réalisée par Evans et Bourdillon, mais ils sont contraints de faire demi-tour après avoir atteint le sommet Sud situé à 8 751 mètres d’altitude. Finalement, le 29 mai, une seconde tentative permet à Edmund Hillary et Tensing Norgay de poser le pied au sommet. Partis du camp IX (monté par des sherpas quelques jours plus tôt) à 6 h 30, ils franchissent le sommet Sud à 9h et atteignent leur objectif à 11h ! Depuis « le pic pyramidal », ils prennent plusieurs photographies et ensevelissent quelques sucreries ainsi qu’une petite croix. Après une polémique ridicule pour savoir qui des deux hommes est arrivé le premier, Norgay admettra finalement deux années plus tard que Hillary l’a devancé au sommet. De retour au col Sud, ils sont accueillis par George Lowe à qui Hillary s’écrie alors : « Well, George, we knocked the bastard off! (Et bien, George, on se l’est fait le salaud !) ». Puis des années plus tard lors d’un entretien accordé à un journaliste du New York Times qui lui demandait pourquoi il voulait tant gravir l’Everest, Edmund Hillary avait répondu par cette phrase devenue célèbre : « Because it’s there (parce qu’il est là) » !

Des exploits en tout genre vont se succéder sur le toit du monde… Mais en 1996, une série d’accidents mortels viennent rappeler l’extrême danger de la haute montagne. Cette terrible mésaventure fut rapportée avec précision dans « Tragédie à l’Everest » un livre autobiographique écrit par le journaliste et alpiniste Jon Krakauer.

« Tragédie à l’Everest » de Jon Krakaeur

Depuis 1921, plus de 15 000 alpinistes ont tenté des expéditions sur l’Everest, dont un peu plus de 6 000 Sherpas. Près de 5800 personnes dont près 300 femmes sont parvenues au sommet depuis l’exploit d’Hillary et Norgay. Seuls 142 alpinistes sont parvenus au sommet sans assistance respiratoire. Mais il y a eu plus de 235 victimes sur l’Everest, dont une bonne centaine de Sherpas. Le succès des « summiters » doit une grande part aux Sherpas, dont le rôle en haute altitude reste irremplaçable.

La voie de l'Everest !

La voie de l’Everest !

Il faut (si tout se passe bien !) environ 7 jours pour aller du camp de base côté népalais jusqu’au sommet, et environ 5 jours pour redescendre au camp de base. Mais il faut environ 40 jours en tout depuis l’arrivée à Katmandou, pour habituer le corps à la haute altitude… Le prix minimum pour l’ascension est d’environ 30 000 USD si vous le faites seul. Une expédition guidée coûte environ 60 000 USD. Le service d’expédition VIP, qui comprend un accès permanent à Internet et au téléphone, s’élève à pas moins de 90 000 USD, certains paient jusqu’à 200 000 USD !

Le camp de base IV du mont Everest, devenu décharge et cimetière à ciel ouvert. | © Doma SHERPA / AFP.

Le camp de base IV du mont Everest, devenu décharge et cimetière à ciel ouvert. | © Doma SHERPA / AFP.

Et, malgré les dangers et les coûts, le tourisme de masse s’accentue, fragilisant le milieu naturel. La popularité de l’ascension et l’empreinte écologique des alpinistes restent préoccupantes. Cordée après cordée, les détritus s’accumulent sur l’Everest. Des efforts ont pourtant été faits. Depuis cinq ans, le Népal requiert une caution de 4 000 dollars par expédition, qui est remboursée si chaque alpiniste redescend au moins huit kilos de déchets. Côté tibétain, moins fréquenté, les autorités requièrent la même quantité et infligent une amende de 100 dollars par kilogramme manquant.

Le gouvernement népalais a créé le parc national de Sagarmatha en 1976 et la réserve naturelle du Qomolanga en 1988. Il a récemment instauré des mesures pour préserver l’Everest, mais les opérations de nettoyage sont encore souvent financées par des fonds privés ou effectuées par des bénévoles. Selon une estimation de l’Everest Summiters Association, il resterait encore environ 30 tonnes de déchets sur la montagne!

 

Junko Tabei

Junko Tabei

Quelques records et autres exploits !!! En 1975, la Japonaise Junko Tabei est la première femme au sommet. La plus jeune personne au sommet est un Américain de 13 ans, Jordan Romero, qui fit l’ascension en 2010 avec son père suivi d’une Népalaise Ming Kipa âgée de 15 ans. En 2008, le plus vieux à atteindre le toit du monde est le Japonais Yuichiro Miura à l’âge de 76 ans, malgré deux opérations du cœur, il renouvelle son record 5 ans plus tard, en atteignant le sommet à l’âge de 80 ans ! Tamae Watanabe devient, en mai 2002, la femme la plus âgée à gravir l’Everest, à l’âge de 63 ans. Dix ans plus tard, elle bat à nouveau ce record en gravissant l’Everest à l’âge de 73 ans. Le 20 août 1980, l’italien Reinhold Messner est le premier à atteindre le sommet en solitaire et sans assistance respiratoire ni autre appui supplémentaire…

 

Encore d’autres exploits ! Le sommet fut survolé en avion pour la première fois en 1933 par Douglas-Hamilton, en 1991 une montgolfière survole le sommet, en 2004 un Britannique Richard Meredith-Hardy accomplit le premier survol de l’Everest en ULM, le 14 mai 2014 un hélicoptère atterrit pour la première fois au sommet piloté par Klaus Ohlmann…

Bref l’Everest est un des endroits de notre planète qui nourrit le plus les fantasmes !                                                        La plus belle citation sur l’Everest revient probablement à l’alpiniste autrichien Kurt Diemberger : « Il ne faudrait jamais se rendre sur l’Everest sans avoir réfléchi, sans avoir essayé de le connaitre, de lui parler en silence en se tenant face à lui. Parce que ce n’est pas seulement la plus haute montagne de la terre… ».

Everest et drapeau de prière tibétains (loungta).

Everest et drapeau de prière tibétains (loungta).

 

Planète Découverte vous propose un voyage dans les immensités de l’Himalaya entre le Tibet et le Népal sur « la route de l’Amitié » entre Lhassa et Katmandou. C’est toujours un spectacle fantastique que d’apercevoir le mythique mont Everest depuis une route tibétaine, non loin du camp de base côté tibétain ! Alors, suivez-nous pour tenter d’apercevoir l’Everest, pour voir et vivre bien d’autres merveilles himalayennes !

Pierre

 

UNESCO : En 2019, l’alpinisme a été inscrit sur « la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité » !

 

 

Voyage en Alaska, la dernière frontière.

Voyage en Alaska, la dernière frontière.

Alaska, la dernière frontière !

Mendenhall glacier à Juneau

Mendenhall glacier à Juneau

L’Alaska est surnommé « la dernière frontière » ou « la terre du soleil de minuit » ! Il doit ces surnoms à sa situation géographique : il se situe à l’extrême limite du continent nord-américain juste avant l’Asie, avant les océans Pacifiques et Arctiques, avant les terres gelées du pôle Nord… là où le soleil ne se couche jamais au printemps, en résumé c’est le bout du monde !

La picarde à tête blanche, symbole des USA

La picarde à tête blanche, symbole des USA

Il est actuellement le 49e état des États-Unis d’Amérique. Sa capitale est Juneau et sa plus grande ville Anchorage où habite environ 40 % de la population de l’État !

Portage glacier vers Whittier

Portage glacier vers Whittier

C’est l’État de tous les superlatifs : le plus grand, le plus austral, le plus froid, le plus sauvage… et en même temps le moins peuplé ! On y trouve aussi le plus haut sommet des États-Unis, le Mont Denali qui culmine à une altitude de 6190 m au cœur du Parc national du même nom, avec 5 000 glaciers, dont un plus grand que la Suisse…

Un grizzli péchant le saumon vers Skagway

Un grizzli péchant le saumon vers Skagway

L’Alaska possède une nature grandiose et quasi vierge, une faune sauvage tant sous l’eau (baleines, phoques, morses…) qu’au-dessus (grizzlis, caribous, orignaux, ours blancs…).

 Un beau caribou dans le parc de Denali

Un beau caribou dans le parc de Denali

Bordé par l’océan Pacifique et la mer de Béring au Sud, l’océan Arctique et la mer de Beaufort au Nord, il est séparé du continent asiatique et de la Russie par le détroit de Béring (le Kamtchatka Russe se trouve à quelques dizaines de kilomètres de l’autre côté du détroit). Avec Hawaï, ils sont les deux seuls états séparés du « Mainland ». En effet, l’Alaska est séparé du reste des É.-U. par le Canada (la province de Colombie-Britannique et le territoire du Yukon) qui borde la totalité de sa frontière Est.

Le nom Alaska ou « Alakshak » vient des Esquimaux Aléoutes et signifie « grandes terres » ou « grande péninsule ». Cette terre fut d’abord peuplées par les Esquimaux Aléoutes. Les Aléoutes sont un peuple des premières nations (ou autochtone) rattaché à la culture inuits. Selon les dernières découvertes archéologiques, ils seraient venus d’Asie Orientale (Sibérie) il y a environ 40 000 ans. Leur arrivée serait bien antérieure aux autres peuples premiers (« Amérindiens ») : une théorie qui se vérifie par leur langue qui est totalement différente de celle des autres peuples qui arrivèrent en Alaska bien plus tard. Les « autochtones d’Alaska » arrivèrent par vagues successives toujours depuis l’Asie orientale et sont répartis par le gouvernement fédéral en 13 groupes (Alaska Native Regional Corporations) définis par leurs langues.

Grizzli et son ourson au Lake Clarck National Park

Grizzli et son ourson au Lake Clarck National Park

En 1890, l’Alaska compte environ 30 000 habitants, dont les ¾ sont issus des premières nations. De nos jours, on recense 7000 Aléoutes, 40 000 Inuits et Yupiks et 22 000 autres peuples premiers sur les 730 000 habitants que compte l’Alaska.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, les Russes furent les premiers Occidentaux à traverser le détroit de Béring pour explorer ces terres. À la même époque, les trappeurs Russes établissent des comptoirs de traite permanents sur les îles Aléoutiennes et sur la côte américaine du Pacifique. Cette région fût même appelée l’Amérique russe ! À cette époque, l’Alaska s’établit autour du commerce du bois et de la traite des fourrures.

En 1867, la Russie vend l’Alaska aux États-Unis pour la somme de 7,2 millions de dollars (environ 120 millions de dollars actuels). Et, ironie de l’Histoire pendant la Guerre froide, l’Alaska devient une position stratégique des États-Unis face à l’Union soviétique.

Jack London et la ruée vers l'or !

Jack London et la ruée vers l’or !

Juste après cette « vente » se produisit de 1897 à 1900 une des plus célèbres ruées vers l’Or de la planète qui attira environ 100 000 prospecteurs ! Ruée vers l’or rendue célèbre par l’un des plus grands écrivains américains, Jack London.

Le futur grand écrivain s’embarque à San Francisco, le 25 juillet 1897 à bord du « SS Umatoilla » à la recherche de cet El Dorado du Grand Nord qui se trouverait sur les bords du fleuve Klondike. En fait, il ne prospecte que très peu, il passe la plupart du temps de son séjour en Alaska dans les saloons et cabarets à écouter les histoires des prospecteurs. Il finit par abandonner cette recherche de l’or pour des raisons de santé et s’en retourne via le Yukon jusqu’à l’océan Pacifique d’où il embarque en 1868 pour San Francisco. Si de cette aventure il ne ramène pas ou presque pas d’or, il va en tirer des chefs d’œuvre littéraire ! En janvier 1899, le magazine « The Overland Monthly » publie sa première nouvelle « À l’homme sur la piste », puis il publiera toujours sur l’Alaska et le Grand Nord « Belliou la fumée », « Filles des neiges », le « Fils du loup », « Construire un feu » … Mais le véritable succès arrivera avec « l’appel de la forêt » en 1903 (« The Call of the Wild »).

Train vers la White Pass à Skagway

Train vers la White Pass à Skagway

 

Planète Découverte vous propose un voyage dans les immensités de l’Alaska qui exercent toujours leur puissant magnétisme sur les voyageurs contemporains. On vient encore y chercher, à défaut d’or au fond des rivières, quelque chose de puissant et de sauvage qui aurait le goût de la liberté. Suivez-nous pour découvrir cette dernière frontière !

 

Pierre

 

Sur les traces de Gengis Khan.

Sur les traces de Gengis Khan.

Sur les traces de Gengis Khan.                                                                                  

Gengis Khan

Gengis Khan

Planète Découverte vous propose des voyages en Asie centrale dans les steppes de Mongolie au départ de Pékin jusqu’au mythique Lac Baïkal ou de Bichkek au Kirghizistan jusqu’à la Grande Muraille, sur la Route de la Soie

Aller à la découverte de l’Asie centrale et de ses paysages grandioses, c’est aussi aller à la rencontre de ses peuples toujours imprégnés de l’esprit nomade. Des peuples qui se revendiquent encore de la descendance du légendaire Gengis Khan !

Sur la karakoram highway !

Sur la karakoram highway !

L’histoire de Gengis Khan (ᠴᠢᠩᠭᠢᠰ ᠬᠠᠭᠠᠨ, littéralement « souverain universel ») est celle d’un nomade devenu empereur qui réussit à unifier les peuples de l’immense steppe mongole.

Il naquit dans la vallée de l’Onon au Nord de la Mongolie actuelle en 1162 (selon les sources mongoles) et mourut en 1227 en Chine pendant qu’il livrait bataille aux Tangut (un peuple d’origine tibétaine). À sa mort, son empire s’étend de la Mongolie à une grande partie de la Chine et de l’Asie Centrale. Ses successeurs continueront d’agrandir son empire des rives du Japon au Danube afin d’en faire le plus vaste empire de tous les temps.

Sa vie telle qu’on la connait aujourd’hui et un mélange de réalités et de légendes !

Le loup bleu de Yasuhi Inoue.

Le loup bleu de Yasuhi Inoue.

Selon « l’Histoire secrète des Mongols » (la première œuvre littéraire de la culture mongole), on lui attribue des ancêtres mythiques : Gengis Khan serait le descendant d’un loup bleu et d’une biche fauve.

Sur son enfance et sa vie avant qu’il devienne un personnage historique, on ne connait que peu de choses. On sait cependant qu’il est né dans une tribu de nomades non loin de l’actuelle capitale de la Mongolie Oulan-Bator. Il est issu d’une famille noble, son père Yesügei était le chef du clan des Qiyat de la tribu Bordjigin, sa mère Hö’elün, issue de la tribu Merkit. Il reçoit à sa naissance le nom de Temüjin, « le plus fin acier ». Il serait né en tenant un caillot de sang dans son poing ce qui, dans la tradition mongole, indique que l’enfant est destiné à devenir un grand guerrier ! À l’âge de neuf ans, il est fiancé à Börte, du puissant clan des Onggirats. Suivant la coutume, il part vivre avec sa belle-famille afin de gagner par son travail le prix de sa fiancée ! Il est encore enfant quand son père est empoissonné, il doit alors s’enfuir pour ne pas être capturé par les meurtriers de son père. Il va vivre caché et misérable jusqu’en 1181, année où il épouse sa promise ; ce qui lui permet de retrouver un statut social et le soutien du clan de sa belle-famille.

Yourtes !?

Yourtes !?

Comme le dit sa légende, il est un puissant guerrier, mais également un habile politicien, deux qualités qui vont lui permettre de réaliser son grand projet d’unification des tribus mongoles. À cette époque, les 40 tribus mongoles sont déchirées par des guerres internes et divisées face à leurs rivaux, Turcs et Tatars. Grâce à ses alliances, il va se faire nommer Khan « celui qui commande » par une assemblée politique et militaire de notables Mongols appelée Güriltaï. Fort de ce titre il va entreprendre une série de guerres et de conquêtes.

Grande Muraille de Chine !

Grande Muraille de Chine !

En 1202, celui qui s’appelle encore Temüjin est vainqueur des Tatars, ce qui lui permet de dominer la Mongolie. Et, en 1206, le Güriltaï le proclame « Empereur », en mongol Tchingis Khagan « Souverain océanique » ou « Souverain universel ». C’est à partir de cette date que Temüjin acquiert le titre de « Gengis Khan » !

Entre 1203 et 1215, Gengis Khan lance des campagnes victorieuses en Chine contre la dynastie Xia et la dynastie Jin. Il envahit la Mandchourie, mais reste bloqué deux années près de la Grande Muraille avant d’en sortir victorieux. Il prend Pékin en 1215, mais refuse mystérieusement d’entrer personnellement dans la ville !

Yourtes au Kirghizistan

Yourtes au Kirghizistan

Ces campagnes aboutissent à un accord de paix par lequel l’empereur vaincu se soumet aux Mongols et promet d’associer ses troupes à celles de Gengis Khan. Dans le même temps, diverses tribus se rallient à Gengis Khan comme les Ouïghours, dont l’alphabet inspirera celui des Mongols (alphabet encore en usage actuellement).

Samarcande !

Samarcande !

Entre 1218 et 1221, l’empire mongol s’étend vers l’ouest de l’Asie Centrale jusqu’aux rives de l’Indus. Les hordes mongoles envahissent le royaume de Khwarezm, la Sogdiane et les villes historiques de Samarcande et Boukhara (actuellement Ouzbékistan, Tadjikistan et l’Afghanistan) puis l’Iran, où ils occupent les villes d’Ispahan et de Bagdad. C’est depuis l’Iran que Gengis Khan doit rentrer en Chine pour mater la révolte des Xia et des Jin, qui s’allient au peuple Tangut contre lui. Il va les vaincre et étendre son empire jusqu’au fleuve Jaune.

Gengis Khan meurt en 1227, les causes exactes de sa mort restent mystérieuses. Plusieurs hypothèses sont avancées, comme une banale chute de cheval lors d’une partie de chasse qui aurait terrassé le grand conquérant ou une blessure mortelle infligée par la veuve du souverain des Tanguts qu’il aurait forcé à devenir sa concubine !?

Karakorum !

Karakorum !

Son corps est ramené en Mongolie. Afin que le lieu de sa dernière demeure reste secret, son escorte tue tous témoins du cortège ; escorte qui est ensuite à son tour exterminée. Ce lieu n’a d’ailleurs pas été encore découvert même si les archéologues pensent qu’il est probablement enterré dans les montagnes de Burkhan Khaldun. Son mausolée situé à Ordos n’est en fait qu’un cénotaphe, comportant quelques objets lui ayant appartenu. Selon le choix de Gengis, ce sera son troisième fils Ögödei qui va lui succéder et continuer son « œuvre » !!!

Comme héritage, outre son empire, il laisse un recueil de lois mongoles appelées Yassa (un code politique, juridique et moral teinté de traditions ancestrales). Il est aussi à l’origine de l’écriture mongole et il établit des lois en faveur des femmes, comme l’interdiction d’enlever des femmes…

En Occident le nom de Gengis Khan est souvent synonyme de terreur et de cruauté. Quand on voyage en Mongolie, on s’aperçoit qu’il y a une incompréhension des Mongoles sur notre perception de sa brutalité. Ils pensent que les documents historiques écrits par des non-Mongols sont injustement trop sévères envers leur héros, qu’ils exagèrent sa barbarie et ses massacres en minimisant son rôle positif.

La perception de Gengis Khan varie beaucoup selon les peuples et les pays. Les différents peuples Turkmènes (Kazakhs, Kirghiz) revendiquent son héritage. Plus étonnant, à l’arrivée au pouvoir du Parti communiste, la Chine a fait de Gengis Khan un héros national, dans le but de justifier la sinisation des Mongols de la province de Mongolie extérieure !

Yourtes dans la steppe mongole!

Yourtes dans la steppe mongole!

En Mongolie, après le bannissement de son nom par le gouvernement communiste pro-soviétique qui craignait un regain de ferveur nationaliste, il est depuis les années 1990 redevenu le grand héros national. Il est à la fois le Père de la Nation, mais aussi le père des traditions (le mariage, l’écriture) et donc le protecteur et garant de l’identité Mongole. Les Mongols appellent souvent leur pays « la Mongolie de Gengis Khan », et Gengis Khan « le père des Mongols » ! Plusieurs lieux sont nommés en son honneur : de nombreuses rues, immeubles, parcs… le principal aéroport du pays à Oulan-Bator a été rebaptisé aéroport international Gengis Khan. Une immense statue le représentant a été érigée devant le parlement. On peut aussi voir son portrait sur des bouteilles de vodka ainsi que sur les billets de 500, 1 000, 5 000 et 10 000 tugriks.

Nous vous proposons d’aller vérifier tout cela sur place, de partir avec Planète Découverte sur les traces de Gengis Khan, de nous suivre en Mongolie, au Kirghizistan, en Chine.

Cavaliers Kirghizes !

Cavaliers Kirghizes !

Pour une découverte du fabuleux passé mongol de la Chine du Nord à la Sibérie orientale, de Pékin, l’ancienne Khanbalik dont Kubilai Khan (un des petits fils de Gengis Khan) fera sa capitale, à la légendaire cité de Karakorum fondée par Gengis Khan lui-même. Un voyage à travers les steppes mongoles et le désert de Gobi pour rejoindre la Taïga sibérienne qui entoure le fabuleux lac Baïkal.

Ou partir sur la route de la Soie pour effectuer un voyage fascinant du Kirghizistan (ou Kirghizstan) à la Chine ! Pour aller admirer des paysages à couper le souffle, rencontrer des groupes ethniques authentiques (Kirghizes, Ouigours, Tibétains, Huis…) découvrir de sites culturels aussi importants qu’impressionnants (Tash Rabat, les grottes bouddhiques de Mogao, l’armée enterrée à Xian, la Grande Muraille …).

 

Pierre

En Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie 

En Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie 
Lawrence d'Arabie !

Lawrence d’Arabie !

En Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie !

La Jordanie d’Aqaba aux châteaux des croisés, en passant par le grandiose et incontournable désert du Wadi Rum : une invitation à aller sur les traces de Lawrence d’Arabie. Ce pays qui ne s’appelait pas encore la Jordanie fut le principal théâtre de ses exploits. Lawrence d’Arabie à la fois excentrique et visionnaire, souvent nommé le dernier des grands conquérants, était un homme singulier qui voulut façonner l’histoire selon son rêve.

Lawrence d'Arabie, film de 1962

Lawrence d’Arabie, film de 1962

« Tous les hommes rêvent, mais pas de la même façon. Ceux qui rêvent de nuit, dans les replis poussiéreux de leur esprit, s’éveillent le jour et découvrent que leur rêve n’était que vanité. Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en œuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C’est ce que je fis. » T.E. Lawrence.

Le film de David Lean aux 7 oscars « Lawrence d’Arabie » sorti sur les écrans en 1962 a immortalisé les aventures de Thomas Edward Lawrence plus connu sous le surnom de Lawrence d’Arabie. Ce film décrit sa vie et montre plus particulièrement son implication dans l’unification et la libération des différents peuples Arabes face à l’Empire Ottoman durant la Première Guerre mondiale. En effet, officier de liaison britannique au Moyen-Orient durant la grande révolte arabe de 1916-1918, il va prendre fait et cause pour les Arabes face aux Turcs. Par ses exploits diplomatiques et militaires, « El-Awrens » devint une légende ! Il reste de lui un chef d’œuvre littéraire, « Les sept piliers de la sagesse », dans lequel l’auteur raconte ses aventures épiques ponctuées de nombreuses considérations poétiques et philosophiques.

Que cache ce mystérieux personnage ? Quel rôle a-t-il joué au Moyen-Orient ? Quelle était la vraie vie de Lawrence d’Arabie ?

 

 

Bivouac sous une tente bédouine.

Bivouac sous une tente bédouine.

Jeunesse :

Thomas Edward Lawrence est né à Tremadog dans le nord du pays de Galles le 16 août 1888. Son père, dont le vrai nom était Chapman, a quitté l’Irlande, sa femme, ses quatre filles et une bonne partie de sa fortune pour aller vivre avec sa gouvernante Sarah Junner. Mme Chapman refusant de divorcer, ils prennent le nom de Lawrence. Cinq garçons naitront de ce couple « illégitime », Thomas Edward est le second. Ils devront souvent déménager pour préserver leur secret familial, à Dinard en France, à Oxford… car tout le monde autour d’eux, enfants y compris, ignore l’illégitimité de leur relation. Thomas Edward est très doué, il passe brillamment tous ses examens. En octobre 1907, il obtient une bourse pour le Jesus College d’Oxford. Il y fait sa thèse sur « L’influence des Croisades sur l’Architecture militaire européenne du Xe au XIIe siècle » qui va le mener pour ses recherches à se rendre pour la première fois au Moyen-Orient. Lawrence qui aime beaucoup se mêler à la population locale va tirer une excellente connaissance de la langue arabe et une grande sympathie pour ce peuple. C’est le début de son épopée…

 

Archéologue :

Pendant quatre années, au Moyen-Orient, il va faire des fouilles archéologiques. Il en profite pour parcourir cette région sans relâche. Il va à la découverte de ses sites fameux comme les châteaux forts de Shobak ou Kerak dont il connait tous les secrets. Il arpente ses paysages grandioses à Dana ou dans le Wadi Rum (« vaste, retentissant, divin » selon ses propres mots). Il visite ces sites magnifiques comme Pétra où il va connaitre l’émerveillement de cette ancienne cité Nabatéenne devenu une des merveilles du Monde…

Pétra, Deir.

Pétra, Deir.

« A moins que tu n’y viennes, tu ne sauras jamais à quoi ressemble Pétra. Sache seulement que tant que tu ne l’auras pas vu, tu n’auras pas la plus petite idée de la beauté que peut revêtir un lieu. » T.E. Lawrence, Correspondance.

Soldat :

Quand la Première Guerre mondiale éclate, il est affecté, comme sous-lieutenant au Caire au Service des Renseignements militaires. Il fait partie des Arabophiles qui pensent que le meilleur moyen de battre la Turquie est de soutenir la révolte des Arabes en leur promettant par la suite l’indépendance. En octobre 1916, Lawrence rejoint « l’Arab Bureau » en tant qu’officier de liaison. Sa mission consiste à combattre sous le commandement de Hussein ibn Ali chérif de la Mecque et de réunir les tribus pour bouter les troupes de l’Empire ottoman hors du Moyen-Orient. De cette mission va naitre une amitié avec l’émir Fayçal, le troisième fils d’Hussein. Mais sa tâche exacte est difficile à définir, il est à la fois espion, diplomate, stratège, chef de bande et instructeur militaire…

T.E. Lawrence et El-Awrens !

T.E. Lawrence et El-Awrens !

Avec les tribus Arabes, il mène de nombreuses attaques contre les Turcs. Il effectue des raids sur les lieux stratégiques comme la ligne de chemin de fer du Hedjaz qui reliait Damas à Médine ; on peut encore voir des trains emprunter cette ligne qu’il dynamita jadis ! Mais son plus grand fait de guerre est la prise du port d’Aqaba avec une petite troupe de cavaliers Arabes. Un exploit qui va changer les données stratégiques et amener à la libération de ce qui constitue l’actuelle Jordanie, l’Arabie saoudite, l’Irak et la Syrie.

Les drames personnels et les succès militaires vont se succéder. Il est d’abord capturé par les turcs et torturé/violé à Deraa avant de pouvoir s’échapper. Par la suite, il va être parmi les premiers à rentrer dans Jérusalem libérée, puis va faire une entrée triomphale à Damas aux côtés de Fayçal le 30 septembre 1918.

 

Diplomate :

Rentré en Angleterre, il va dépenser toute son énergie pour la cause des Arabes. Mais le Moyen-Orient va rester sous contrôle des Français et des Anglais qui ont conclu un accord secret pour son partage : aux premiers le Liban et la Syrie, aux seconds la Mésopotamie (Irak) et la Palestine. Ils trahissent ainsi la promesse faite au chérif Hussein. C’est ce que Lawrence appellera son « rêve fracassé » ! Même si après l’arrivée de Churchill au Colonial Office, Fayçal devient, sous contrôle de la Grande-Bretagne, roi d’Irak et son frère Abdallah (la dynastie hachémite) reçoit le trône d’un nouvel état, la Transjordanie (la Jordanie actuelle).

 

Les sept piliers de la Sagesse dans le Wadi Rum!

Les sept piliers de la Sagesse dans le Wadi Rum!

Écrivain :

Cependant, les ambitions de Lawrence étaient aussi littéraires. En 1919, il reçoit une petite pension qui va lui permettre d’écrire un livre sur la révolte arabe. Il va d’abord perdre le manuscrit de la première version de ce qui sera les « Sept Piliers de la Sagesse » dans une gare ! Il brûle la seconde au chalumeau, avant de faire imprimer en huit exemplaires la troisième à partir de laquelle il élabore la quatrième et dernière version, achevée en décembre 1925. « Les Sept Piliers de la Sagesse » finirent par être édités en novembre 1926, ce sera un grand succès d’édition. Il dédicacera son livre à un jeune Bédouin Dahoum, mort prématurément en 1918. Dans ce livre, il dépeint notamment son attachement profond et quasi mystique au Wadi Rum (« Rumm le magnifique » comme il disait) où des falaises ont été baptisées du nom de son livre « Les Sept Piliers de la Sagesse ».

 

Les sept piliers de la sagesse, TE Lawrence.

Les sept piliers de la sagesse, TE Lawrence.

Célébrité :

Un journaliste américain du nom de Lowell Thomas avait eu l’occasion de suivre, d’interviewer et de photographier Lawrence durant sa période guerrière. Son reportage « With Allenby in Palestine and Lawrence in Arabia », obtient un grand succès populaire. A la suite de quoi, Lawrence va faire une tournée de conférences aux États-Unis et en Angleterre ce qui le fait connaître du grand public. Mais rapidement il se met à haïr cette soudaine célébrité, sauf quand elle lui permet de rencontrer des gens qu’il admire comme W. Churchill ou G.B. Shaw.

Changement identités !

Au mois d’août 1922, brisé par le sentiment de l’échec, il abandonne toute fonction officielle et en dépit de sa notoriété, il faillit sombrer dans la clochardise. Il préfère, pour des raisons qu’il ne s’explique pas entièrement lui-même, s’engager sous un faux nom comme simple soldat dans la Royal Air Force !? Mais très vite il va être démasqué par les journaux et devant le scandale il doit quitter la R.A.F. En mars 1923, il rentre dans le Royal Tank Corps, sous le nom de Thomas Edward (T.E.) Shaw. Cette identité deviendra légalement la sienne en 1927. Grâce à des amis influents, il réintègre la R.A.F. en août 1925.

Thomas Edward Lawrence à moto.

Thomas Edward Lawrence à moto.

Accident :

En février 1935, il est démobilisé. Il n’a pas de projet précis sauf l’aménagement de son chalet de Cloud Hills et peut-être de nouvelles ambitions littéraires ? Sa nouvelle passion pour les motos et leur vitesse va lui être fatale. En effet, le 13 mai 1935, il est victime d’un accident de la route, il évite deux jeunes cyclistes au détour d’une colline et une mystérieuse camionnette noire !? Il meurt six jours plus tard sans avoir repris connaissance à l’âge de 46 ans. Lawrence est enterré au cimetière de Moreton en présence de célébrités politiques et littéraires et de quelques compagnons d’armes. Son ami Winston Churchill ne pourra pas retenir une larme. Il a sa statue à la Cathédrale Saint-Paul de Londres, à côté des autres grands hommes de l’Angleterre.

Méharée sur les traces de "El-Awrens"!

Méharée sur les traces de « El-Awrens »!

 

Planète Découverte vous entraîne en Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie dans le somptueux décor naturel du Wadi Rum avec ses escarpements appelés Les Sept piliers de la Sagesse, à dos de chameaux dans les sables du désert qui évoquent sa conquête d’Aqaba et de la mer Rouge…

 

Pierre

À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc» !

À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc» !
Aotearoa!!!

Aotearoa!!!

À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc» !

C’est ainsi que la baptisèrent les premiers habitants des lieux, les Maoris. La légende veut que les premiers Maoris arrivant en pirogue depuis la Polynésie eurent comme première image de la Nouvelle-Zélande un long nuage blanc qui enveloppait l’île. D’où le nom qu’ils lui donnèrent.

Dotée d’un patrimoine naturel exceptionnel, mais aussi de valeurs et traditions qui ont traversé le temps malgré la colonisation européenne, la Nouvelle-Zélande n’est pas que le pays du rugby !

«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.

«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.

La Nouvelle-Zélande compte deux îles principales, très différentes l’une de l’autre, et ce à tout point de vue: celle du nord «l’île fumante», avec ses volcans et ses forêts subtropicales, et l’île du sud «l’île de Jade» très montagneuse avec ses pics enneigés et sa chaine de montagnes appelée «Alpes néo-zélandaises ».

Cette géographie singulière met en valeur les forces en présence, d’un côté l’océan dans toute sa puissance qui apporte avec lui des vents qui viennent de l’Antarctique (pas très éloigné, un peu plus de 2 000 km) et de l’autre une végétation luxuriante, un soleil subtropical. Autant d’éléments qui permettent de vivre 4 saisons en un seul jour, comme disent les « Kiwis » (surnom des habitants de la Nouvelle-Zélande) lorsqu’ils évoquent le climat de leur pays.

Sur l'ïle Fumante !

Sur l’ïle Fumante !

Il existe donc de nombreuses raisons de se rendre au «pays du long nuage blanc», en voici quelques-unes:

Ses paysages étonnants et fantastiques, car peu de pays possèdent une telle diversité. On y trouve des volcans, des geysers et sources chaudes, des glaciers, des lacs cristallins où se reflètent les monts enneigés, des forêts aux essences rares ainsi que d’immenses plages de sable désertes…

Fous de Bassan (Ganets)!

Fous de Bassan (Ganets)!

Sa faune: extrêmement riche et endémique, vous aurez l’occasion d’y voir des phoques, pingouins, albatros, cachalots, fous de Bassan et certainement même des dauphins … Dans ce pays où les espèces animales ont évolué en totale autarcie et sans grands prédateurs, certains oiseaux ont perdu l’habitude de voler entrainant une atrophie de leurs ailes. C’est le cas du fameux Kiwi, oiseau timide et nocturne qui se cache la journée, emblème de la Nouvelle-Zélande et surnom de ses habitants. Sans oublier les animaux importés comme les moutons, on en compte 60 millions soit 15 fois plus que de Néo-zélandais.

La pratique de toutes sortes de sports de plein air: la marche, l’équitation, le VTT ou même le saut à l’élastique!

Pour sa flore, tout aussi endémique: comme les Kapongas, sorte de fougères arborescentes autre symbole de la Nouvelle-Zélande que l’on retrouve sur le maillot des All Blacks ou encore les superbes Kauris, des arbres géants considérés comme sacrés par les Maoris

Mais aussi et surtout pour ses chaleureux et sympathiques habitants:

D’une part le peuple « autochtone », les Maoris qui peuplèrent ces îles après leurs découvertes par le légendaire navigateur polynésien Kupe en 950. Les Maoris sont arrivés par vagues successives des îles Cook et des îles de la Société, du IXe au XIVe siècle. Ils s’opposèrent à la colonisation britannique lors des Guerres maories de 1842 à 1860. Ils sont aujourd’hui 730 000 (environ 15 % de la population néo-zélandaise).

Et d’autre part les Européens, «Pakeha ou Papa’a» arrivés au XVIIIe siècle après l’exploration des îles Néo-Zélandaises par le Capitaine Cook en 1769. À ces deux groupes culturels dominants s’ajoutent des immigrés plus récents venant de Polynésie, des Indes ou de Chine.

Bien sûr il existe toujours de grandes différences culturelles entre ces communautés, mais au-delà de leurs différences tous les «Kiwis» partagent le même respect de la nature, des loisirs de plein air et le goût du sport. L’équipe des All Blacks, qui a fait chaque fois vibrer le pays tout entier lors des coupes du monde de rugby, est un bel exemple de rassemblement entre ces communautés. Le rugby est dans ce pays la fierté de tout un peuple et un symbole d’unité entre les traditions maories et les règles apportées par les Britanniques, en témoigne le rituel du «Haka» avant les matchs de l’équipe nationale.

Haka des All Blacks!

Haka des All Blacks!

Légendes maories: le demi-dieu Maui aurait créé l’île du nord en la pêchant au fond des océans et son canoë pétrifié serait devenu l’île du Sud. Kupe le premier maori serait arrivé en 950 depuis Hawaiki, terre sacrée qui correspondrait à l’île de Raiatea près de Tahiti. Il nomma cette immense terre Aotearoa littéralement « le pays du long nuage blanc ».

 

L'île de Jade !

L’île de Jade !

Planète Découverte vous propose un circuit complet à travers les 2 principales îles qui forment la Nouvelle-Zélande, pour découvrir ce pays aux paysages grandioses et stupéfiants de façon authentique et toujours en petit groupe (6 à 11 personnes maximum). Haere mai! (bienvenu)

 

Pierre

Les mystérieuses lignes de Nazca ! 

Les mystérieuses lignes de Nazca ! 

Les mystérieuses lignes de Nazca !  14° 43’ 32’’ Sud et  75° 8’’ 54’’ Ouest.

Géoglyphe dit du "Colibri" !

Géoglyphe dit du « Colibri » !

Les géoglyphes de Nazca ou lignes de Nazca sont un des plus grands mystères archéologiques au monde! Elles sont le plus exceptionnel exemple de géoglyphes qui soit sur terre, incomparable par leur étendue, leur ampleur, leur quantité, leur diversité, leur nature et leur taille !

L’énigmatique « astronaute » à tête d’oiseau ?

L’énigmatique « astronaute » à tête d’oiseau ?

Ce sont de gigantesques figures tracées sur le sol de la « Pampa Colorada » dans le désert de Nazca au Sud du Pérou, à 400 kms au Sud de Lima. Pendant plus de 1 000 ans sans interruption, les anciens habitants de la région ont dessiné sur le sol aride une grande variété de figures sur une superficie de 500 km². Les archéologues dénombrent actuellement 800 lignes, 300 figures géométriques plus ou moins complexes (en spirales, ellipses, trapèzes, triangles…) dont certaines font plus d’un kilomètre de long ; 70 dessins d’animaux stylisés (singe, colibri, condor, jaguar, araignée, orque, héron, pélican…) ; des êtres fantastiques (comme l’énigmatique « astronaute » à tête d’oiseau) et des représentations de plantes biomorphes de 5 à 230 mètres de long.

Le singe !

Le singe !

Et on découvre encore de nouvelles figures ! Par exemple celles mises à jour à la suite d’une tempête de sable et observées par le pilote et archéologue Eduardo Herrán Gómez de la Torre en août 2014. Lors d’un vol, il aperçut avec stupéfaction les figures d’un serpent, d’un camélidé et d’un oiseau jamais recensés ! Également, en avril 2018, furent détectés grâce à des drones et des données satellitaires 50 nouveaux géoglyphes, dont les lignes étaient trop fines pour être vues à l’œil nu…

Oiseau et calendrier astronomique !?

Oiseau et calendrier astronomique !?

Un des mystères de ces géoglyphes c’est que ces figures sont invisibles depuis le sol, on n’y distingue que des lignes ! Ainsi, quand le conquistador Pedro Cieza de León se rend dans cette région en 1553, il fait mention dans son livre « chronique du Pérou » uniquement de traces de pistes ! L’archéologue Toribio Mejia Xesspe, qui explorait la zone en 1927 à la recherche des civilisations pré-incas, fut le premier à faire état de l’observation de ces lignes dans une revue scientifique, mais son histoire n’eut aucun succès et elle tomba rapidement dans l’oubli ! Il faut attendre 1939 pour qu’un scientifique américain Paul Kosok, qui travaillait sur les réseaux d’aqueducs des environs, les observe depuis un avion et qu’il effectue des clichés de ces fameuses lignes. Il en déduit d’abord que ces lignes font partie d’un système d’irrigation, puis émet l’hypothèse d’un calendrier astronomique géant…

Entrée sur le site des lignes de Nasca ...

Entrée sur le site des lignes de Nasca …

Dès lors, ces géoglyphes vont fasciner de nombreux archéologues et savants du monde entier. La plus célèbre et la plus extraordinaire est Maria Reiche, une mathématicienne Allemande qui consacra une grande partie de sa vie (45 années) à l’étude de ces lignes du désert de Nazca. Née à Dresde en 1903, elle se rend au Pérou en 1932 pour faire l’éducation du fils du consul allemand à Cuzco. Fascinée par ce pays, elle décide d’y rester. A Lima, elle fait la rencontre de l’archéologue américain Paul Kosok, dont elle devient l’assistante dans ses recherches sur les lignes de Nazca. En 1948, quand Kosok repart aux États-Unis, elle reste seule et continue les recherches.  Elle vit dans une petite cabane en bois dans le désert, au milieu des lignes. A sa mort, cette petite cabane devient un petit musée qui permet de rentrer dans son univers, avec des photos, ses croquis, ses notes… Elle publie en 1949 « Le Mystère dans le Désert » où elle explique sa théorie : selon elle, ces lignes représentent un calendrier astrologique (qui pointe dans la direction de plusieurs constellations) utilisé pour l’agriculture. En effet, certaines lignes montrent la position exacte du soleil levant et couchant pendant les solstices d’hiver et d’été… Nazca lui doit la préservation du site, sa renommée, ainsi que sa préservation et sa nomination au Patrimoine Mondiale de l’Humanité.

Maria Reiche.

Maria Reiche.

 

D’autres théories plus ou moins pertinentes :

Le documentariste Tony Morrison pensa que les lignes étaient conçues pour relier des Huacas (sites de cérémonies). Jim Woodman avança l’idée que les Nazcas connaissaient la montgolfière, leur permettant d’observer les lignes. Selon Georges Von Breunig, les lignes seraient de gigantesques pistes de course à pied. Henri Stierlin voit dans ces mystérieux tracés une fonction précise : la création de vastes tissus funéraires de dimensions extraordinaires qui servaient d’enveloppe aux défunts dans leur Voyage vers l’au-delà.

D’autres avancent que les lignes auraient été destinées à être vues par les dieux depuis le ciel. Comme l’anthropologue Johann Reinhard qui émet l’hypothèse qu’elles correspondent au culte de l’eau et de la fertilité (divinités qui étaient forcément très importantes dans une région aride) les lignes auraient été des chemins sacrés pour les invoquer.

Piste d'atterrissage pour ET !

Piste d’atterrissage pour ET !

Sans oublier, bien sûr, la fameuse théorie « populaire » des pistes d’atterrissage pour engins spatiaux extraterrestres !!!

 

Ce que l’on sait !

D’abord, l’authenticité des lignes et géoglyphes de Nazca est indiscutable, la communauté scientifique est d’accord sur ce point. Les lignes de Nazca auraient été créées par les peuples des civilisations de Paracas puis de Nazca, des civilisations pré-incaïques, sur une période allant de 500 av. J.-C. à l’an 500 apr. J.-C.

Concernant le mode de fabrication, la plupart des scientifiques s’accordent à dire qu’il reposait sur des méthodes géométriques comme le quadrillage. Une technique qui consiste à mettre des repères au sol afin de reproduire les figures désirées à grande échelle.

L'araignée !

L’araignée !

Quant à la réalisation des dessins, les Nazcas retiraient les pierres noircies par le soleil et les disposaient en tas de part et d’autre des lignes de manière à laisser apparaître le sol en dessous plus clair, riche en gypse. Le climat aride (Nazca est un des endroits les plus secs de la planète, il pleut environ ½ heure par an !) a par la suite permis de conserver ces motifs en parfait état au fil des siècles.

Dans tous les cas, quand les Paracas puis les Nazcas firent de leur désert une gigantesque œuvre d’art, ils ne pensaient pas qu’ils étaient en train de créer un des plus fabuleux débats archéologiques des temps modernes ! Débat qui n’a pas fini de fasciner les scientifiques, les mystiques et tous les voyageurs qui ont la chance de se rendre à Nazca !!!

Planète Découverte vous propose de vous faire découvrir ces fantastiques lignes de Nazca l’une des zones archéologiques les plus impressionnantes au monde et un exemple extraordinaire de l’univers magico-religieux traditionnel dans un magnifique et authentique voyage au Pérou.

Pierre

Billet pour voir les lignes.

Billet pour voir les lignes.

 

 

 

Saveurs venues d’Asie !

Saveurs venues d’Asie !

Saveurs venues d’Asie!

Quelle est le lien entre un lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou, un Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa, un ramen englouti dans un Yataï de Hakata, un tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator, un Jajangmyeon savouré dans un Sikdang de Séoul, un mie goreng ingurgité dans un warung de Java  ou encore un pho avalé dans Cam Chi à Hanoï?

Les nouilles bien sûr !

 

Les nouilles sont très présentes dans toutes les cuisines d’Asie. Le plus souvent elles sont fabriquées avec de la farine de blé dur ou tendre, de riz, de riz glutineux, mais également de soja vert (haricot mungo) ou même de patate douce.yunnan

 

Mais d’où viennent les nouilles, et qui les a inventées ?

En 2005, des scientifiques de l’Académie des sciences de Pékin ont découvert sur les rives du Huang He appelé aussi fleuve Jaune (nord-ouest de la Chine) les plus anciennes nouilles du monde ! Selon la datation au carbone 14, elles seraient anciennes de plus de 4 000 ans. Elles sont faites à base de deux types de millet. Cette découverte a ravivé le vieux débat sur l’origine des nouilles revendiquée par les Italiens, les Arabes et les Chinois ?! Le professeur chinois Lu Houyuan semble avoir la réponse, il a déclaré à la BBC :  » Lajia (le site chinois où furent découverte les plus anciennes nouilles) est un emplacement très intéressant ; d’une certaine manière, c’est le Pompéi de la Chine. Notre découverte indique que les nouilles ont été produites la première fois en Chine« .

L’intérêt de cette découverte semble avoir mis fin au débat sur l’origine des nouilles et des pâtes alimentaires. Elles ne sont à l’origine ni italiennes, ni arabes, mais bel et bien chinoises !

Une légende tenace veut que ce soit Marco Polo qui les aurait importés en Italie à son retour de Chine en 1295 !? En réalité il n’en est rien, les historiens l’ont prouvé. Il parait même que ce mythe aurait été inspiré par un publicitaire des années 1920, qui ce serait servi du grand explorateur vénitien pour promouvoir des marchandises !

Caravane sur la Route de la Soie

Caravane sur la Route de la Soie

En Chine, on les appelle Miàntiáo (面条), au Japon Nūdoru (ヌードル), au Vietnam , en Mongolie goimon (гоймон), en Corée nudeul (누들) …

Mais d’où vient le terme nouille ou noodle employé en Occident ? Le terme serait emprunté à l’allemand nudel, lui-même d’origine incertaine (peut-être du latin nodus). En allemand, il est attesté vers le XVIe siècle, et repris par les Anglais au XVIIIe siècle pour donner noodle. Le terme français s’est écrit noudle ou nudeln au XVIIIe puis nouilles au pluriel dès la fin du XVIIIe.

 

Mais allons à l’essentiel, parlons un peu gastronomie !

Commençons par les inventeurs: les Chinois! La cuisine chinoise utilise une grande variété de nouilles. Mian (面) sont les nouilles de blé alors que fen (粉) sont celles de riz. Contrairement aux pâtes italiennes, les nouilles chinoises sont préparées avec de la farine et non de la semoule. La matière première est bien sûr liée à leur origine géographique : le blé dans les régions céréalières et le riz là où la riziculture domine.

Il existe en Chine des restaurants spécialisés dans les nouilles faites à la main sans aucun outil de découpe, elles sont appelées lā miàn ce qui signifie « nouilles étirées ». À partir de farine de blé, elles sont étirées et repliées environ sept fois jusqu’à obtention d’une unique pâte longue et fine, qui sera ensuite jetée dans un bouillon aromatisé et accompagnées de viande séchée, de cacahuètes et d’épices pour être dégustées dans un bol. L’ethnie chinoise musulmane Hui est la grande spécialiste de cette technique culinaire.

Lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou !

Lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou !

Les provinces de Shandong ou de Shanxi ont pour tradition les nouilles au couteau appelées Dao Mian qui sont faites à base de farine de riz. On enroule les nouilles sur elle-même puis on fait sauter des copeaux directement dans l’eau bouillante, à l’aide d’un couteau à légumes et une fois cuites, les nouilles sont sautées dans un wok avec la garniture (légumes, viandes…).

 

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Petit restaurant de nouilles au Japon!

 

Au pays du Soleil levant, les nouilles sont également très cuisinées. On en retrouve une grande variété (men, 麺) qui vont donner diverses préparations (men-rui, 麺類). Il faut dire que la plupart des nouilles japonaises sont d’origine chinoise, importées par un prêtre bouddhiste au XIIIe siècle. Parmi les plus répandues, on peut citer les udon (饂飩) nouilles blanches et épaisses à base de farine de blé tendre (froment) servies, soit froides sur un plat, soit en soupe; les soba (蕎麦) nouilles fines de sarrasin de couleur brune servies comme les udon; les sōmen (素麺) nouilles de blé fines et blanches servies froides sur de la glace en été ; les rāmen (ラーメン) fines nouilles mangées en soupe chaude dans un bouillon à base de poisson ou de viande souvent assaisonnées au miso ou à la sauce soja et accompagnés d’excellents petits ravioli appelés gyoza (ぎ ょ う ざ) et enfin les hiyamugi (冷麦) fabriquées comme les somen et servies froides en été.

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Ramen englouti dans un Yataï de Hakata !

 

En Mongolie, la cuisine est assez simple. La nourriture provient principalement des animaux, que ce soit pour leur viande, leur gras ou les laitages qu’ils produisent. Mais il y a aussi des céréales comme du millet, de l’orge et du blé, donc la possibilité de faire des nouilles ! On peut y manger des raviolis appelés khuushuur (ᠬᠤᠤᠱᠤᠤᠷ/хуушуур) à base de farine de blé, fourré de viande de mouton, de yak ou de bœuf, voire de chèvre et frit dans l’huile ou des buuz (ᠪᠤᠤᠵᠠ/бууз) également fourrés à la viande de mouton ou de bœuf, aux oignons ressemblant au jiaozi chinois. Il y a aussi un plat de nouille nommé tsuivan (ᠴᠤᠶᠢᠪᠢᠩ/Цуйван), avec de la viande, du gras de viande et, chose rare en Mongolie, quelques légumes (carottes, poivrons…).

Tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator !

Tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator !

 

La cuisine vietnamienne repose sur des mélanges d’herbes et d’épices originales, ainsi que sur des méthodes de cuisson dont le condiment principal est le nuoc-mâm. Elle est diverse et variée en fonction des inspirations des minorités ethniques nombreuses de ce magnifique pays. Eux aussi ont été inspirés par les nouilles ! Dans le Nord on peut savourer des Bún, des nouilles blanches qui accompagnent les boulettes et les grillades de poitrine de porc avec des herbes aromatiques et des légumes marinés et du Mì xào, des nouilles de blé frites avec garnitures variées. Dans le Centre, on trouve une cuisine inspirée par le peuple cham, par exemple du Bún bò Huế, une soupe de nouilles au bœuf, spécialité de la ville de Huế comme son nom l’indique. Et dans le Sud du pays, une cuisine influencée par la cuisine chinoise et thaïlandaise, comme le Bánh cuốn, des raviolis au porc haché et champignons noirs. Et bien sûr, du phở ou soupe tonkinoise, le plat national vietnamien qui peut se consommer à tout moment de la journée avec des nouilles (de riz)!

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Pho avalé dans Cam Chi à Hanoï !

 

La cuisine coréenne est reconnue pour la variété et la qualité de sa cuisine qui se distingue de celles des pays voisins comme le Japon et la Chine et, même si les nouilles y sont moins présentes, on en rencontre aussi ! La cuisine coréenne utilise beaucoup de piment et surtout l’incontournable kimchi (김치), ainsi qu’une grande variété de légumes, fruits de mer, légumes sauvages, etc.  Avec des nouilles, il y a le Japchae (잡채), un plat à base de nouilles de patate douce, mélangées à des poivrons, carottes, graines de sésame, oignons, bœufs, et lentin du chêne, assaisonnées de coriandre, d’huile de sésame et d’une sauce pimentée, le tout peut être servi chaud ou froid ; le Jajangmyeon (자장면)un plat populaire  « nouilles en sauce frite » avec une sauce noire à base de haricots de soja fermentés; le Kalguksu (칼국수), des nouilles fraîches dans un bouillon de viande, servies froides dans un bouillon froid avec de fines tranches de concombre, ou chaudes avec du bouillon de bœuf et des lamelles de courgettes ; le Mandu (만두) très proche des raviolis chinois (jiaozi), ils peuvent avoir des aspects très différents, de contenus divers (viande de bœuf mélangée avec du tofu frais) ou avec différents types de kimchi. Comme en Chine, ces plats sont frits, bouillis ou cuits à la vapeur, selon les goûts.

Jajangmyeon savouré dans un Sikdang à Séoul

Jajangmyeon savouré dans un Sikdang à Séoul !

 

Au Tibet, la cuisine traditionnelle se distingue en raison de son isolement géographique et de l’aridité de ses sols. Peu de plantes poussent à une altitude moyenne de 4 000 m, mais on trouve de l’orge, avec laquelle on fait la tsampa, la farine d’orge grillée, l’aliment de base du Tibet. La tsampa est utilisée pour faire des momos, des raviolis fourrés cuits à la vapeur ou frits, également du Thupka, un mot tibétain qui définit les soupes ou ragoûts combinés avec des nouilles. On trouve aussi du Thupka au Népal

Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa

Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa !

 

LIndonésie n’est pas en reste pour les nouilles, avec son fameux mie goreng ou bami goreng (en Malaisie mee goreng) ce qui signifie « nouilles frites ». Plat à base de nouilles jaunes frites dans l’huile avec de l’ail, de l’oignon ou des échalotes, des crevettes, du poulet, du porc, du bœuf ou des bakso (boulettes de viande), du piment, du chou ou du chou chinois, des tomates, divers autres légumes et des œufs.

un mie goreng ingurgité dans un warung de Java

Mie goreng ingurgité dans un warung de Java

 

Pour terminer ce tour d’Asie de la nouille, il faut aussi parler des nouilles instantanées qu’on trouve partout en Asie. Il y a même un musée dédié aux nouilles instantanées à Yokohama au Japon. Il a été créé dans le but de faire connaître « les pensées créatives » qu’avait Ando Momofuku, l’inventeur japonais des nouilles instantanées (« Chicken Râmen »). Il s’agit non seulement d’un musée, mais aussi un espace où les visiteurs peuvent fabriquer leurs nouilles.

 

Planète Découverte vous fait voyager en Asie : en Chine, au Tibet, en Corée, au Japon, en Indonésie, au Vietnam (bientôt en Mongolie !!!) … pour (notamment !!!) déguster des nouilles succulentes et bien d’autres mets et saveurs de l’Asie.

« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».Michel Déon

Un marché flottant au Vietnam.

Un marché flottant au Vietnam.

 

Bon appétit !  Wèikǒu hǎo 胃口好 !  Yoi shokuyoku 良い食欲Joh-eun sig-yog좋은 식욕 ! 

Napsu apik ! Ngon miệng  ! Sain duraaraa сайн дураараа ! 

Pierre

Planète Découverte vous emmène à la découverte de l’Amdo.

Planète Découverte vous emmène à la découverte de l’Amdo.

Planète Découverte vous emmène à la découverte de l’Amdo.

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Moines de l’école gelugpa au monastère de Labrang

L’ Amdo (Do-May), qui signifie « le Pays des chevaux », est l’une des trois provinces ou régions traditionnelles du Tibet historique. Elle est située au nord-est du Tibet, par-delà le fleuve bleu appelé aussi le Yang Tsé.

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Carte du Tibet !

Historiquement le Tibet se divise en trois grandes provinces, le Kham (Do-toe) « le Pays du peuple» au sud-est, lÜ-Tsang « le Pays du dharma » au centre (que le gouvernement chinois appelle la province autonome du Tibet) et l’Amdo. Ces populations vivent souvent isolées les unes des autres et chacune de ces régions parle son propre dialecte issu de la langue tibétaine. Celui de l’Amdo est un des dialectes principaux, toujours parlés, mais n’est pas intelligible pour les gens du Kham ou du Tibet central.

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Moulins à prières au monastère de Kumbum (Taer Si)

Les tibétologues pensent généralement que l’Amdo est la région originaire du peuple Tibétain. On appelle les Tibétains de l’Amdo les Amdowas, ils constituent 25 % de l’ensemble de la population tibétaine. Ils ne sont cependant pas reconnus comme une ethnie à part entière par le gouvernement de Pékin et ne font pas partie des 56 ethnies « chinoises » reconnues par la République populaire de Chine, tous sont intégrés dans les « Tibétains ». Pourtant, ils ont leur culture, leur langue, leurs traditions propres ! Pékin a « partagée » l’Amdo entre les provinces chinoises du Qinghai, du Gansu et du Sichuan.

L’Amdo compte des personnages célèbres et très importants de la culture tibétaine : c’est ici que naquit Tsongkhapa (1357-1419), le réformateur du bouddhisme et fondateur de l’école Gelugpa (bonnets jaunes) qui est la plus récente des quatre grandes écoles du Bouddhisme tibétain. Le chef spirituel des « Bonnets jaunes » est surement le plus célèbre des Tibétains, un dénommé Tenzin Gyatso, plus connu sous le titre de XIVe Dalaï-Lama ; il est né en 1935 dans le village de Taktser situé dans l’Amdo.

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Monastère de Labrang (Xiahe)

L’Amdo est aussi connue pour ses nombreux et importants monastères bouddhistes tibétains tous rattachés à l’école des Gelugpa. Le monastère de Labrang près de la petite ville de Xiahe ou celui de Kumbum au sud-est de la ville de Xining où séjourna l’exploratrice Alexandra David-Néel font partie des 6 plus grands monastères bouddhistes tibétains.

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Alexandra David Néel et son fils adoptif

C’est dans cette zone géographique que la tradition de la culture tibétaine est encore la plus authentique et la plus « vivante ». Bien que de nombreux nomades ont été relogés et sédentarisés (souvent de force) dans des villes ou villages, il y a encore beaucoup de nomades Golocks  མགོ་ལོག qui vivent sous des tentes traditionnelles de laine de yak.

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Dans les pleines de l’Amdo !

L’Amdo est en grande partie couverte de vertes prairies, situées entre 3000 et 3500 mètres d’altitude, ce qui convient parfaitement pour le pâturage des yaks, des moutons et des chevaux.

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Yaks, moutons et chevaux…

 

Elle est parcourue par le fleuve jaune (le « Huang He » en Chinois, Ma chu « le fleuve du paon » en tibétain) ce qui lui permet de posséder beaucoup de vallées agricoles fertiles parfaites pour cultiver de l’orge, du blé et du colza.

On y trouve aussi de hautes montagnes enneigées avec de nombreux pics s’élevant au-dessus de 5000 mètres comme le Mt Nyenbo Yurtse (5300 mètres) ou l’Amnye Machen (6282 mètres), la plus haute montagne de l’Amdo qui est sacrée pour les nomades Gologs. Il y a aussi de grands lacs comme le Lac Qinghai qui est non seulement le plus grand lac sur le plateau tibétain, mais le plus grand lac de toute la Chine.

Planète Découverte, vous emmène à la découverte de cette région surprenante et magnifique à travers ces 2 voyages d’exemptions : Kirghizistan-Chine, sur la route de la soie et Approche Tibétaine.

« Le sentier est unique pour tous, seuls les moyens d’atteindre le but varient avec le voyageur». Proverbe tibétain.

A Labrang !

A Labrang !

 

Pierre

A la découverte de l’Ouzbékistan !

A la découverte de l’Ouzbékistan !
Samarkand !

Samarkand !

 

Découvrez un des plus beaux pays d’Asie Centrale, partez à la rencontre de bazars merveilleux, d’antiques citadelles du désert, de mosquées et mausolées aux polychromes éblouissants qui furent traversés par la fascinante Route de la Soie.

L’Ouzbékistan, au cœur de l’Asie Centrale, possède une culture captivante vieille de plus de deux millénaires.

Ce pays est doté d’un exceptionnel patrimoine artistique et architectural, avec des villes mythiques aux noms évocateurs comme Samarkand, Boukhara ou Khiva qui gardent le souvenir du passage de grands conquérants de l’Asie Centrale : Alexandre le Grand, Gengis Khan, Tamerlan…

Boukhara !

Boukhara !

 

Certains, comme Genghis Khan au XIIIe siècle, détruisirent tout, d’autres comme Tamerlan (Amir Temur) plus d’un siècle après en firent une Perle de l’Orient. Alexandre le Grand avant eux y apporta la culture grecque (IVe siècle av. J.-C.) alors qu’il menait campagne contre le roi des Perses Darius III. L’actuel Ouzbékistan se nomma Sogdiane, Bactriane, Transoxiane en fonction des peuples qui le conquirent. À la fin du XIXe siècle, le pays fut le théâtre du « Grand Jeu », la rivalité coloniale entre la Russie et le Royaume-Uni. Plus tard, aventuriers, explorateurs, brigands et archéologues se ruèrent en Asie centrale à la recherche de cités légendaires, de trésors fabuleux et de sites oubliés sous les sables des déserts. Marco Polo, le plus célèbre de tous, passa plus au Sud vers l’Afghanistan, mais écrit tout de même au sujet de Samarkand : «Samarkand est une très noble et grandissime cité, où se trouvent de très beaux jardins et tous les fruits qu’homme puisse souhaiter». Marco Polo (1255- 1324), Le livre des merveilles (Tome I).

Caravane sur la Route de la Soie.

Caravane sur la Route de la Soie.

 

Ce pays, berceau d’une culture antique, est avant tout un carrefour :

-Carrefour culturel majeur au croisement des grandes voies de communication et de commerce où transitaient richesses, marchandises, hommes et bêtes de somme sur la mythique Route de la Soie de Xi’an (Chine) à Istanbul.

-Carrefour des modes de vie, entre les tribus nomades et quelques-unes des plus anciennes cités sédentaires du monde.

-Également carrefour des religions, à la croisée du Bouddhisme, du Christianisme et de l’Islam…

Itchan Kala à Khiva!

Itchan Kala à Khiva!

 

La richesse de ce pays c’est aussi sa diversité de peuples. En Ouzbékistan, en plus des d’Ouzbeks actuels, cohabitent différentes populations, on trouve des Russes, des Tadjiks, des Kazakhs, des Tatars…

Jeunes filles Ouzbek

Jeunes filles Ouzbeks

Les Ouzbeks tireraient leur nom d’Özbeg, un Khan mongol de la Horde d’Or qui vivait au XIVe siècle en Perse. Peuples d’Asie centrale, parlant une langue turque, ils vivent majoritairement en Ouzbékistan où ils représentent 75 % de la population, mais aussi en Afghanistan, au Kirghizistan, au Tadjikistan, au Turkménistan, au Kazakhstan, en Russie et dans la province chinoise du Xinjiang. Ce « melting pot » ethnique, qui se retrouve dans tous les pays d’Asie centrale, est le résultat à la fois de l’histoire mouvementée de la région et du tracé frontalier décidé par Staline dans les années 1920 et 1930 qui ne respectaient aucune réalité linguistique ou géographique.

Ouzbeks.

Ouzbeks.

Cette richesse culturelle s’explique en partie aussi par sa situation géographique. L’Ouzbékistan est situé entre l’immensité des steppes kazakhes, les déserts du Kyzyl Kum (« sable rouge ») qui couvrent les deux tiers du pays et se prolongent au sud avec le Kara Kum (« sable noir »), les montagnes du Pamir et du Tian Shan (monts Célestes), les fleuves Syr Daria au nord qui coulent depuis la vallée de Ferghana jusqu’à la mer d’Aral et l’Amou Daria au sud.

Déserts du Kyzyl Kum.

Déserts du Kyzyl Kum.

 

L’Ouzbékistan est toujours cet endroit fabuleux où partir sur les traces des grands voyageurs afin de découvrir ses monuments mythiques recouverts de faïences polychromes et ses paysages grandioses.

Minarets de Samarkand !

Minarets de Samarkand !

Un voyage indispensable et une expérience inoubliable pour tous voyageurs en quête d’étonnement!

Oq yo’l (Bon voyage) !

Pierre

 

 

 

A Madagascar avec les peuples cachés!

A Madagascar avec les peuples cachés!
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Allée des baobabs

À Madagascar, il existe encore des peuples « cachés » qui vivent souvent volontairement en retrait du monde « moderne », comme les étonnants Mikea (gens de la forêt), que l’on trouve (si on arrive à les voir!) dans les forêts épineuses du Sud-ouest malgache. On y dénombre officiellement 18 « ethnies », auxquelles viennent s’ajouter ce que les ethnologues appellent des « sous ethnies », dont le nombre n’est d’ailleurs pas exactement connu.

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Mikea

Ce peuple légendaire occupe une zone située au Nord de Toliara (Tuléar), entre les villes de Manombo au sud et de Morombe au nord, au cœur d’une immense forêt d’une superficie de plus de 3000 km2. Isolés du monde, ils y ont développé leur propre culture dans des conditions naturelles difficiles et souvent extrêmes.  À Madagascar, ils sont souvent appelés «individus mystérieux », cette qualification étant liée à leur existence quasi-inconnue de la population locale.

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Forêt épineuse

Mikea signifie littéralement en malgache « qui ne veut pas être poursuivi » et désigne un groupe de personnes de langue malgache et de coutumes Masikoro (un groupe issu du sud de Madagascar). Depuis le début des années 60, l’histoire de ce peuple nomade des forêts, que beaucoup croyait disparu ou imaginaire, a suscité la curiosité et l’intérêt de nombreux chercheurs et scientifiques. Ils existent pourtant bel et bien, mais leur volonté de rester caché et de vivre retiré du reste du monde les a rendus énigmatiques et plusieurs légendes tournent autour de ce peuple qui serait capable de vivre des semaines voire des mois sans boire!?

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Peuple de Madagascar

Toujours est-il que la question de la survie à travers le temps de ce peuple dans un milieu aussi hostile que les forêts épineuses du sud-ouest malgache relève toujours du mystère. Ce sont des chasseurs cueilleurs et leur existence est liée à la forêt et à l’utilisation de ses ressources. Armés de haches, de sagaies à large talon, d’une palette en bois, d’un filet, d’un panier, de calebasses et d’un récipient, ils partent dans la forêt pour se procurer quotidiennement de la nourriture, ils chassent des hérissons et des porcs-épics, recueillent du miel, qu’ils troquent parfois contre du tabac et autres produits. Ils se déplacent ainsi presque chaque jour, sur plus d’une dizaine de kilomètres.

Surnommés également « les hommes nus » car ils s’habillent surtout de pagnes, ils posséderaient des pouvoirs magiques, mais surtout une connaissance étonnante de la forêt. Il parait qu’ils détiendraient le secret de plantes à vertu médicinale. Ils sont animistes et croient en un Dieu créateur « Zanahary ». Dans leur forêt, on trouve des oiseaux, mais aussi des animaux peu visibles comme des Fosa (sorte de gros chats sauvages), des lémuriens (sifaka…) et des hérissons.

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Lémurien sifaka

Malgré leur volonté d’indépendance et leur indifférence au confort des villages, les Mikea quittent peu à peu leur forêt et, de nomades, deviennent lentement sédentaires. Leur environnement et leur monde se détériorent : «  Sans la forêt, ils ne peuvent pas survivre et si par malheur, cette étendue forestière venait à disparaître, les Mikea seraient un peuple condamné à l’extinction » selon Theo Rakotovao, porte-parole de ce peuple en danger.

 

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Marché aux zébus

Partez avec nous à Madagascar vivre des expériences authentiques à la rencontre des peuples qui vivent sur la grande île Rouge.

 

Pierre