Planète Découverte en quête du Fuji San !

Planète Découverte en quête du Fuji San !

Planète Découverte en quête du Fuji San !

Le Mont Fuji (富士山) symbole du Japon, panorama exceptionnel que tous voyageurs, touristes ou pèlerins, rêvent de voir un jour ! Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2013, il est un « lieu sacré source d’inspiration artistique ».

Géographiquement : il se trouve au centre du Japon, sur la côte sud de l’île de Honshū, au sud-ouest de Tokyo (d’où il est visible les jours de beau temps) à une distance d’environ 120 kms. Né de l’activité volcanique il y a plus de 600 000 ans, il est le point culminant du Japon. Il s’élève à  3 776 mètres d’altitude et son cône quasi symétrique est de trente kilomètres à sa base. Assoupi plutôt qu’éteint, il s’impose majestueusement autour de la région des cinq lacs « Fujigoko » (lacs Motosu, Shoji, Sai, Kawaguchi et Yamanaka) qui sont autant d’endroits privilégiés pour l’admirer (par temps clair !!!).

Nominalement : Les Japonais l’appellent Fujisan (le préfixe San s’utilise pour une personne que l’on respecte, les Japonais personnifient les montagnes et les volcans). Les Occidentaux l’appellent parfois Fuji-Yama, une prononciation qui n’est pas utilisée au Japon, ce serait dû à une erreur de transcription du kanji 山 (caractères japonais). Dire « mont Fujiyama » est un pléonasme, car « yama » signifie déjà montagne ! En fait, il existe plus d’une trentaine d’autres noms japonais pour le Fujisan, ce qui témoigne de l’importance de ce volcan pour les Japonais, certains oubliés avec le temps, d’autres purement poétiques, voire religieux. En voici quelques-uns : « Fuji-no-Takane » (ふじの高嶺) le haut pic du Fuji, Fuyō-hō (芙蓉峰) le pic du Lotus, Fugaku (富岳) montagne Fuji…

Les deux kanji  pour le mont Fuji sont 富 et 士, ils signifient respectivement « abondance » et « homme puissant » ! L’origine du nom Fuji n’est pas certaine, selon certains le nom provient du mot Aïnou (les aborigènes japonais) « feu » (fuchi) et de la déesse Kamui Fuchi « la femme étincelle qui fait jaillir le feu », pour d’autres le nom proviendrait de 不二 , signifiant « sans égal », d’autres affirment qu’il provient de 不尽 signifiant « sans fin », ou que le nom est dérivé d’un mot ayant pour signification « une montagne s’élevant avec la forme de l’épi d’un plant de riz »…

 

Scientifiquement : Le Fuji est un stratovolcan ou volcan composite (un volcan dont la structure est constituée de l’accumulation de coulées de lave, de fragments de roches solides, de cendres… comme les volcans d’Auvergne !). Il est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, à la jonction des plaques tectoniques Pacifique, Eurasienne et Philippine. Toujours considérée comme actif, sa dernière éruption remonte à l’année 1707 (époque Edo) ; cette éruption est connue sous le nom de « grande éruption de Hōei ». Entre 781 et 1707, il y eut une quinzaine d’éruptions. Actuellement le risque éruptif est considéré comme faible.

 

Sportivement : La première ascension connue du mont Fuji fut réalisée en 663 par le moine bouddhiste Enno Gyōja. Le premier non-Japonais à gravir le volcan est sir Rutherford Alcock en 1860. Longtemps interdit aux femmes (considérées comme impures pour ce lieu sacré), il faudra attendre 1832 pour que Takayama Tatsu, une jeune femme membre d’une secte adoratrice du mont Fuji, se joigne, vêtue d’une tenue d’homme, à un groupe de pèlerins et effectue la première ascension connue du volcan par une femme! Le gouvernement de l’empereur Meiji lèvera cette interdiction qu’en 1872, sous la pression des Japonaises, après que la femme d’un diplomate britannique y soit montée. De nos jours, chaque année entre 250 000 à 300 000 randonneurs gravissent cette montagne sacrée. Elle est une destination extrêmement populaire en particulier pour les Japonais, qu’ils soient shintoïstes, bouddhistes ou sportifs. Les différents sentiers d’ascension sont ouverts 24h/24 aux visiteurs, mais seulement pendant l’été (de juillet à début septembre). L’intérêt ultime étant d’admirer le lever ou le coucher du soleil depuis le sommet. Il faut savoir que gravir le Mont Fuji est loin d’être une promenade de santé, cela demande une bonne condition physique et une bonne préparation. Il est généralement conseillé de grimper de nuit et de redescendre au matin. Un bus depuis Tokyo dépose les randonneurs à la cinquième station (située à 2300 mètres d’altitude) qui est le lieu de départ de la randonnée pour la majorité des grimpeurs.

« Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou ».           Proverbe japonais.

 

Mystiquement : Nombreuses croyances, mythes et légendes sont associés au mont Fuji. Il est vénéré comme un « kami» (esprit) qui réunit à la fois les symboles du Feu, de la Terre et du Ciel ! Il est une entité divine à part entière, il possède une âme propre qui représente la paix et apporte la prospérité. Ainsi de nombreuses références mythologiques et religieuses lui sont rattachées. Par exemple le conte du « coupeur de bambou et de la princesse de la lune Kaguya » qui narre l’histoire d’un empereur qui aurait jeté dans le cratère du Mont Fuji un élixir d’immortalité ainsi qu’une lettre destinée à la princesse de la lune, renonçant ainsi à la vie éternelle (car son existence n’avait pas de sens sans la princesse Kaguya, sa bien-aimée). Une autre légende shintoïste fait du Fujisan le lieu de résidence de la princesse Sakuya qui symbolise l’éphémère comme le sont les fleurs de cerisier. L’éphémère s’oppose bien entendu à l’éternité de la montagne qui, pour le peuple japonais, a toujours été là et le sera toujours. La symbolique bouddhiste du Mont Fuji représente, par sa forme, un idéal à atteindre et l’harmonie parfaite.

 

Artistiquement : La beauté de ce volcan solitaire, souvent couronné de neige, s’élevant au-dessus de la plaine, de la mer et de lacs bordés d’arbres, a inspiré artistes et poètes.  Nombreux écrivains ont écrit sur et pour lui. Des artistes notamment les peintres l’ont pris comme modèle, il apparaît dans d’innombrables représentations picturales. La plus ancienne représentation retrouvée date du Xème siècle, c’est un dessin sur le papier d’une porte coulissante. Mais les œuvres les plus célèbres représentant le Fujisan sont celles réalisées par les peintres japonais du XIXe siècle notamment par le maître de l’estampe nipponne Katsushika Hokusai (1760-1849) avec ses trente-six vues du mont Fuji (Fugaku Sanjūrokkei, 1831), ainsi que celles d’Utagawa Hiroshige. Ces estampes ont eu une profonde influence sur l’art occidental de l’époque impressionniste.

 

Alors, même si vous ne gravissez pas la montagne sacrée, il faut tenter de l’apercevoir depuis le sommet d’une tour de Tokyo ou en passant en Shinkansen le long de ses pentes ou mieux encore s’y rendre depuis la région des 5 lacs si le ciel vous est favorable !

Suivez-nous au Pays du Soleil Levant pour admirer les nombreuses merveilles nippones.

nombreuses merveilles nippones.

Planète Découverte vous guide sur les traces de la civilisation Maya !

Planète Découverte vous guide sur les traces de la civilisation Maya !
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Site Maya de Palenque.

Les Mayas sont certainement le plus légendaire des peuples « des Amériques ». Beaucoup de mystères entourent encore cet étonnant peuple du Yucatan qui continue à nourrir de nombreux fantasmes !

Pendant plus de deux siècles, on ne savait presque rien des Mayas...la forêt tropicale avait repris ses droits, leurs cités étaient alors englouties sous une végétation luxuriante. De plus, après la conquête espagnole du XVIe et XVIIe siècle, les prêtres occidentaux brulèrent la quasi-totalité des livres en écorce de figuier des ,Mayas seulement quatre d’entre eux ont été miraculeusement sauvés !

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Pyramide maya d’Uxmal.

L’intérêt pour ces civilisations précolombiennes commence seulement au XIXe siècle avec les premiers explorateurs et archéologues qui vont partir à la découverte de ces vestiges perdus. Ils donneront à ces peuples une image romantique : un peuple pacifique possédant de grandes connaissances et qui, protégé par leur forêt impénétrable, passait leur temps à contempler les étoiles et à décrypter les mystères de l’univers !

L’évolution des connaissances a permis de changer cette vision fort romanesque. Car si les anciens Mayas étaient de grands bâtisseurs, de fabuleux artistes et de remarquables savants, ils étaient aussi de terribles guerriers qui se battaient régulièrement entre cités voisines. Les sacrifices humains (exécutés comme un rituel dont le but métaphysique était de nourrir les dieux) sont aussi attestés, même s’ils ne furent jamais pratiqués à la même échelle que chez les Aztèques, qui eux aimaient se « vautrer » dans le sang !

Leur religion, fondement de leur culture, joua un grand rôle. Elle était fondée sur le principe de l’influence du cosmos sur les Humains, d’où l’importance de rendre hommage aux dieux par des rituels. Certains de ces rites anciens et traditions ancestrales continuent de s’exprimer aujourd’hui dans un syncrétisme de foi chrétienne et maya.

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Site maya !?

Contrairement à la civilisation andine des Incas, les Mayas ne constituaient pas un « empire » uni avec à sa tête, un seul souverain. Leur organisation politique en cités indépendantes et rivales chacune gouvernée par sa propre hiérarchie (organisation qui rappelle celle des Grecs antiques) donnait lieu à de nombreux conflits entre ces cités-états.

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Temple maya au cœur de la forêt !

Chaque société maya est divisée en trois ordres : la noblesse, le clergé et le peuple. La noblesse et les prêtres vivaient dans de grandes villes édifiées autour de centres cérémoniels (pyramides). Le peuple était constitué majoritairement de paysans qui vivaient autour de ces cités dans des communautés agricoles. A leur apogée leur population globale a été estimée à 20 millions, certaines villes comme Tikal pouvaient atteindre les 70 000 habitants.

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Chichen Itza et tortue !

Tout en s’inspirant des découvertes et des idées héritées des civilisations plus anciennes comme celle des Olmèques, les Mayas avaient acquis une grande maîtrise de l’astronomie. Ils avaient mis au point des calendriers perfectionnés avec des années de 365 jours et ils étaient parvenus à construire des observatoires d’une précision telle qu’ils pouvaient prévoir un évènement à quelques secondes près. Grands mathématiciens, leur système mathématique n’était pas décimal (c’est-à-dire de 0 à 9), mais vigésimal (le changement de « dizaine » se fait à 20). L’ensemble des symboles mathématiques permettait, même aux gens privés d’instruction, d’effectuer des additions et des soustractions à des fins commerciales. Selon les Mayas, certains chiffres étaient plus sacrés que d’autres en raison du rôle spécial qu’ils jouaient. Le 20 en faisait partie, car il correspondait au nombre de doigts et d’orteils sur lesquels les humains pouvaient compter ! Ils possédaient une écriture hiéroglyphique qui n’a pas encore pu être complètement déchiffré, car ces cités-états ne parlaient pas forcement la même langue.

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Chichen Itza !

Ils furent aussi de grands bâtisseurs, avec une conception de l’architecture comme le prolongement de la nature, elle doit reproduire l’ordre du monde. En respectant ce concept, ils bâtirent des temples-pyramides imposants, des palais grandioses et des cités majestueuses.  Ils tracèrent dans la jungle et les marais de vastes réseaux d’échanges commerciaux avec des cités lointaines. Ils défrichèrent de vastes étendues de forêts tropicales pour bâtir d’imposantes structures, mais aussi pour aménager des terres cultivables et, là où l’eau de surface était rare, ils bâtirent d’immenses réservoirs souterrains d’eau de pluie. La base de leur économie était l’agriculture et ils avaient toujours besoin de plus de terres arables. Ils cultivaient principalement le maïs, d’ailleurs le mot « maya » viendrait du mot «maïs», une céréale qui tient une place capitale dans la vie quotidienne des Mayas et dans les mythologies précolombiennes au point qu’ils se sont désignés eux-mêmes comme des « hommes de maïs »! Ils cultivaient aussi le coton et le cacao autre culture importante, car elle leur servait de monnaie.

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Fresque maya !

Leur origine serait dans la région du Yucatan, on retrouve des traces des Mayas dès 2600 avant J.-C. Leur territoire serait aujourd’hui le sud du Mexique, le Guatemala, le nord de Belize et l’ouest du Honduras et du Salvador. L’Histoire maya se caractérise par des cycles de grandeur et de décadence: des cités florissantes qui subissent un déclin rapide, remplacées par d’autres.  Ils atteignent leur apogée autour du IIIe siècle ap. J.-C. et le déclin de la civilisation maya a commencé vers 900 ap. J.-C. pour des motifs mystérieux !?  L’hypothèse la plus vraisemblable serait que la région commença à souffrir d’une sécheresse prolongée. La nourriture se fit plus rare, les villes se firent la guerre entre elles… Inexorablement, cette civilisation déclina et sombra. Les Mayas du sud vont abandonner leurs villes et les Mayas du nord vont intégrer la civilisation Toltèque vers 1200 ap. J.-C. Quand les conquistadors espagnols débarquèrent en pays Maya début XVIe siècle, ils ne rencontrèrent jamais la florissante civilisation!

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Plage du Yucatan !

De nos jours, la population maya est estimée entre 6 et 10 millions d’individus. Certains sont intégrés dans les cultures modernes des pays où ils résident, d’autres continuent à mener une vie plus traditionnelle et distincte culturellement, souvent en parlant toujours l’une des langues mayas.

Planète Découverte vous invite à nous suivre à la découverte des Mayas d’hier et d’aujourd’hui à travers les sites ancestraux du Yucatan, à la rencontre des derniers descendants de cette grande civilisation.

« Quand les hommes de Cortés ont débarqué ici, ils ont demandé en espagnol: Comment s’appelle cet endroit ? Les Mayas leur ont à chaque fois donné la même réponse: Yucatán ! Dans leur langue ce mot signifie: Je ne vous comprends pas ». Un autre monde – Barbara Kingsolver

 

Pierre

Saveurs venues d’Asie !

Saveurs venues d’Asie !

Saveurs venues d’Asie!

Quelle est le lien entre un lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou, un Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa, un ramen englouti dans un Yataï de Hakata, un tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator, un Jajangmyeon savouré dans un Sikdang de Séoul, un mie goreng ingurgité dans un warung de Java  ou encore un pho avalé dans Cam Chi à Hanoï?

Les nouilles bien sûr !

 

Les nouilles sont très présentes dans toutes les cuisines d’Asie. Le plus souvent elles sont fabriquées avec de la farine de blé dur ou tendre, de riz, de riz glutineux, mais également de soja vert (haricot mungo) ou même de patate douce.yunnan

 

Mais d’où viennent les nouilles, et qui les a inventées ?

En 2005, des scientifiques de l’Académie des sciences de Pékin ont découvert sur les rives du Huang He appelé aussi fleuve Jaune (nord-ouest de la Chine) les plus anciennes nouilles du monde ! Selon la datation au carbone 14, elles seraient anciennes de plus de 4 000 ans. Elles sont faites à base de deux types de millet. Cette découverte a ravivé le vieux débat sur l’origine des nouilles revendiquée par les Italiens, les Arabes et les Chinois ?! Le professeur chinois Lu Houyuan semble avoir la réponse, il a déclaré à la BBC :  » Lajia (le site chinois où furent découverte les plus anciennes nouilles) est un emplacement très intéressant ; d’une certaine manière, c’est le Pompéi de la Chine. Notre découverte indique que les nouilles ont été produites la première fois en Chine« .

L’intérêt de cette découverte semble avoir mis fin au débat sur l’origine des nouilles et des pâtes alimentaires. Elles ne sont à l’origine ni italiennes, ni arabes, mais bel et bien chinoises !

Une légende tenace veut que ce soit Marco Polo qui les aurait importés en Italie à son retour de Chine en 1295 !? En réalité il n’en est rien, les historiens l’ont prouvé. Il parait même que ce mythe aurait été inspiré par un publicitaire des années 1920, qui ce serait servi du grand explorateur vénitien pour promouvoir des marchandises !

Caravane sur la Route de la Soie

Caravane sur la Route de la Soie

En Chine, on les appelle Miàntiáo (面条), au Japon Nūdoru (ヌードル), au Vietnam , en Mongolie goimon (гоймон), en Corée nudeul (누들) …

Mais d’où vient le terme nouille ou noodle employé en Occident ? Le terme serait emprunté à l’allemand nudel, lui-même d’origine incertaine (peut-être du latin nodus). En allemand, il est attesté vers le XVIe siècle, et repris par les Anglais au XVIIIe siècle pour donner noodle. Le terme français s’est écrit noudle ou nudeln au XVIIIe puis nouilles au pluriel dès la fin du XVIIIe.

 

Mais allons à l’essentiel, parlons un peu gastronomie !

Commençons par les inventeurs: les Chinois! La cuisine chinoise utilise une grande variété de nouilles. Mian (面) sont les nouilles de blé alors que fen (粉) sont celles de riz. Contrairement aux pâtes italiennes, les nouilles chinoises sont préparées avec de la farine et non de la semoule. La matière première est bien sûr liée à leur origine géographique : le blé dans les régions céréalières et le riz là où la riziculture domine.

Il existe en Chine des restaurants spécialisés dans les nouilles faites à la main sans aucun outil de découpe, elles sont appelées lā miàn ce qui signifie « nouilles étirées ». À partir de farine de blé, elles sont étirées et repliées environ sept fois jusqu’à obtention d’une unique pâte longue et fine, qui sera ensuite jetée dans un bouillon aromatisé et accompagnées de viande séchée, de cacahuètes et d’épices pour être dégustées dans un bol. L’ethnie chinoise musulmane Hui est la grande spécialiste de cette technique culinaire.

Lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou !

Lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou !

Les provinces de Shandong ou de Shanxi ont pour tradition les nouilles au couteau appelées Dao Mian qui sont faites à base de farine de riz. On enroule les nouilles sur elle-même puis on fait sauter des copeaux directement dans l’eau bouillante, à l’aide d’un couteau à légumes et une fois cuites, les nouilles sont sautées dans un wok avec la garniture (légumes, viandes…).

 

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Petit restaurant de nouilles au Japon!

 

Au pays du Soleil levant, les nouilles sont également très cuisinées. On en retrouve une grande variété (men, 麺) qui vont donner diverses préparations (men-rui, 麺類). Il faut dire que la plupart des nouilles japonaises sont d’origine chinoise, importées par un prêtre bouddhiste au XIIIe siècle. Parmi les plus répandues, on peut citer les udon (饂飩) nouilles blanches et épaisses à base de farine de blé tendre (froment) servies, soit froides sur un plat, soit en soupe; les soba (蕎麦) nouilles fines de sarrasin de couleur brune servies comme les udon; les sōmen (素麺) nouilles de blé fines et blanches servies froides sur de la glace en été ; les rāmen (ラーメン) fines nouilles mangées en soupe chaude dans un bouillon à base de poisson ou de viande souvent assaisonnées au miso ou à la sauce soja et accompagnés d’excellents petits ravioli appelés gyoza (ぎ ょ う ざ) et enfin les hiyamugi (冷麦) fabriquées comme les somen et servies froides en été.

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Ramen englouti dans un Yataï de Hakata !

 

En Mongolie, la cuisine est assez simple. La nourriture provient principalement des animaux, que ce soit pour leur viande, leur gras ou les laitages qu’ils produisent. Mais il y a aussi des céréales comme du millet, de l’orge et du blé, donc la possibilité de faire des nouilles ! On peut y manger des raviolis appelés khuushuur (ᠬᠤᠤᠱᠤᠤᠷ/хуушуур) à base de farine de blé, fourré de viande de mouton, de yak ou de bœuf, voire de chèvre et frit dans l’huile ou des buuz (ᠪᠤᠤᠵᠠ/бууз) également fourrés à la viande de mouton ou de bœuf, aux oignons ressemblant au jiaozi chinois. Il y a aussi un plat de nouille nommé tsuivan (ᠴᠤᠶᠢᠪᠢᠩ/Цуйван), avec de la viande, du gras de viande et, chose rare en Mongolie, quelques légumes (carottes, poivrons…).

Tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator !

Tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator !

 

La cuisine vietnamienne repose sur des mélanges d’herbes et d’épices originales, ainsi que sur des méthodes de cuisson dont le condiment principal est le nuoc-mâm. Elle est diverse et variée en fonction des inspirations des minorités ethniques nombreuses de ce magnifique pays. Eux aussi ont été inspirés par les nouilles ! Dans le Nord on peut savourer des Bún, des nouilles blanches qui accompagnent les boulettes et les grillades de poitrine de porc avec des herbes aromatiques et des légumes marinés et du Mì xào, des nouilles de blé frites avec garnitures variées. Dans le Centre, on trouve une cuisine inspirée par le peuple cham, par exemple du Bún bò Huế, une soupe de nouilles au bœuf, spécialité de la ville de Huế comme son nom l’indique. Et dans le Sud du pays, une cuisine influencée par la cuisine chinoise et thaïlandaise, comme le Bánh cuốn, des raviolis au porc haché et champignons noirs. Et bien sûr, du phở ou soupe tonkinoise, le plat national vietnamien qui peut se consommer à tout moment de la journée avec des nouilles (de riz)!

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Pho avalé dans Cam Chi à Hanoï !

 

La cuisine coréenne est reconnue pour la variété et la qualité de sa cuisine qui se distingue de celles des pays voisins comme le Japon et la Chine et, même si les nouilles y sont moins présentes, on en rencontre aussi ! La cuisine coréenne utilise beaucoup de piment et surtout l’incontournable kimchi (김치), ainsi qu’une grande variété de légumes, fruits de mer, légumes sauvages, etc.  Avec des nouilles, il y a le Japchae (잡채), un plat à base de nouilles de patate douce, mélangées à des poivrons, carottes, graines de sésame, oignons, bœufs, et lentin du chêne, assaisonnées de coriandre, d’huile de sésame et d’une sauce pimentée, le tout peut être servi chaud ou froid ; le Jajangmyeon (자장면)un plat populaire  « nouilles en sauce frite » avec une sauce noire à base de haricots de soja fermentés; le Kalguksu (칼국수), des nouilles fraîches dans un bouillon de viande, servies froides dans un bouillon froid avec de fines tranches de concombre, ou chaudes avec du bouillon de bœuf et des lamelles de courgettes ; le Mandu (만두) très proche des raviolis chinois (jiaozi), ils peuvent avoir des aspects très différents, de contenus divers (viande de bœuf mélangée avec du tofu frais) ou avec différents types de kimchi. Comme en Chine, ces plats sont frits, bouillis ou cuits à la vapeur, selon les goûts.

Jajangmyeon savouré dans un Sikdang à Séoul

Jajangmyeon savouré dans un Sikdang à Séoul !

 

Au Tibet, la cuisine traditionnelle se distingue en raison de son isolement géographique et de l’aridité de ses sols. Peu de plantes poussent à une altitude moyenne de 4 000 m, mais on trouve de l’orge, avec laquelle on fait la tsampa, la farine d’orge grillée, l’aliment de base du Tibet. La tsampa est utilisée pour faire des momos, des raviolis fourrés cuits à la vapeur ou frits, également du Thupka, un mot tibétain qui définit les soupes ou ragoûts combinés avec des nouilles. On trouve aussi du Thupka au Népal

Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa

Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa !

 

LIndonésie n’est pas en reste pour les nouilles, avec son fameux mie goreng ou bami goreng (en Malaisie mee goreng) ce qui signifie « nouilles frites ». Plat à base de nouilles jaunes frites dans l’huile avec de l’ail, de l’oignon ou des échalotes, des crevettes, du poulet, du porc, du bœuf ou des bakso (boulettes de viande), du piment, du chou ou du chou chinois, des tomates, divers autres légumes et des œufs.

un mie goreng ingurgité dans un warung de Java

Mie goreng ingurgité dans un warung de Java

 

Pour terminer ce tour d’Asie de la nouille, il faut aussi parler des nouilles instantanées qu’on trouve partout en Asie. Il y a même un musée dédié aux nouilles instantanées à Yokohama au Japon. Il a été créé dans le but de faire connaître « les pensées créatives » qu’avait Ando Momofuku, l’inventeur japonais des nouilles instantanées (« Chicken Râmen »). Il s’agit non seulement d’un musée, mais aussi un espace où les visiteurs peuvent fabriquer leurs nouilles.

 

Planète Découverte vous fait voyager en Asie : en Chine, au Tibet, en Corée, au Japon, en Indonésie, au Vietnam (bientôt en Mongolie !!!) … pour (notamment !!!) déguster des nouilles succulentes et bien d’autres mets et saveurs de l’Asie.

« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».Michel Déon

Un marché flottant au Vietnam.

Un marché flottant au Vietnam.

 

Bon appétit !  Wèikǒu hǎo 胃口好 !  Yoi shokuyoku 良い食欲Joh-eun sig-yog좋은 식욕 ! 

Napsu apik ! Ngon miệng  ! Sain duraaraa сайн дураараа ! 

Pierre

Planète Découverte vous emmène à la découverte de l’Amdo.

Planète Découverte vous emmène à la découverte de l’Amdo.

Planète Découverte vous emmène à la découverte de l’Amdo.

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Moines de l’école gelugpa au monastère de Labrang

L’ Amdo (Do-May), qui signifie « le Pays des chevaux », est l’une des trois provinces ou régions traditionnelles du Tibet historique. Elle est située au nord-est du Tibet, par-delà le fleuve bleu appelé aussi le Yang Tsé.

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Carte du Tibet !

Historiquement le Tibet se divise en trois grandes provinces, le Kham (Do-toe) « le Pays du peuple» au sud-est, lÜ-Tsang « le Pays du dharma » au centre (que le gouvernement chinois appelle la province autonome du Tibet) et l’Amdo. Ces populations vivent souvent isolées les unes des autres et chacune de ces régions parle son propre dialecte issu de la langue tibétaine. Celui de l’Amdo est un des dialectes principaux, toujours parlés, mais n’est pas intelligible pour les gens du Kham ou du Tibet central.

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Moulins à prières au monastère de Kumbum (Taer Si)

Les tibétologues pensent généralement que l’Amdo est la région originaire du peuple Tibétain. On appelle les Tibétains de l’Amdo les Amdowas, ils constituent 25 % de l’ensemble de la population tibétaine. Ils ne sont cependant pas reconnus comme une ethnie à part entière par le gouvernement de Pékin et ne font pas partie des 56 ethnies « chinoises » reconnues par la République populaire de Chine, tous sont intégrés dans les « Tibétains ». Pourtant, ils ont leur culture, leur langue, leurs traditions propres ! Pékin a « partagée » l’Amdo entre les provinces chinoises du Qinghai, du Gansu et du Sichuan.

L’Amdo compte des personnages célèbres et très importants de la culture tibétaine : c’est ici que naquit Tsongkhapa (1357-1419), le réformateur du bouddhisme et fondateur de l’école Gelugpa (bonnets jaunes) qui est la plus récente des quatre grandes écoles du Bouddhisme tibétain. Le chef spirituel des « Bonnets jaunes » est surement le plus célèbre des Tibétains, un dénommé Tenzin Gyatso, plus connu sous le titre de XIVe Dalaï-Lama ; il est né en 1935 dans le village de Taktser situé dans l’Amdo.

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Monastère de Labrang (Xiahe)

L’Amdo est aussi connue pour ses nombreux et importants monastères bouddhistes tibétains tous rattachés à l’école des Gelugpa. Le monastère de Labrang près de la petite ville de Xiahe ou celui de Kumbum au sud-est de la ville de Xining où séjourna l’exploratrice Alexandra David-Néel font partie des 6 plus grands monastères bouddhistes tibétains.

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Alexandra David Néel et son fils adoptif

C’est dans cette zone géographique que la tradition de la culture tibétaine est encore la plus authentique et la plus « vivante ». Bien que de nombreux nomades ont été relogés et sédentarisés (souvent de force) dans des villes ou villages, il y a encore beaucoup de nomades Golocks  མགོ་ལོག qui vivent sous des tentes traditionnelles de laine de yak.

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Dans les pleines de l’Amdo !

L’Amdo est en grande partie couverte de vertes prairies, situées entre 3000 et 3500 mètres d’altitude, ce qui convient parfaitement pour le pâturage des yaks, des moutons et des chevaux.

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Yaks, moutons et chevaux…

 

Elle est parcourue par le fleuve jaune (le « Huang He » en Chinois, Ma chu « le fleuve du paon » en tibétain) ce qui lui permet de posséder beaucoup de vallées agricoles fertiles parfaites pour cultiver de l’orge, du blé et du colza.

On y trouve aussi de hautes montagnes enneigées avec de nombreux pics s’élevant au-dessus de 5000 mètres comme le Mt Nyenbo Yurtse (5300 mètres) ou l’Amnye Machen (6282 mètres), la plus haute montagne de l’Amdo qui est sacrée pour les nomades Gologs. Il y a aussi de grands lacs comme le Lac Qinghai qui est non seulement le plus grand lac sur le plateau tibétain, mais le plus grand lac de toute la Chine.

Planète Découverte, vous emmène à la découverte de cette région surprenante et magnifique à travers ces 2 voyages d’exemptions : Kirghizistan-Chine, sur la route de la soie et Approche Tibétaine.

« Le sentier est unique pour tous, seuls les moyens d’atteindre le but varient avec le voyageur». Proverbe tibétain.

A Labrang !

A Labrang !

 

Pierre

Planète Découverte au pays de la courtoisie

Planète Découverte au pays de la courtoisie

Petit manuel à l’usage des honorables voyageurs au Japon :

La saison des couleurs d’automne arrive au Japon, période exceptionnellement favorable pour s’y rendre (généralement située de la fin du mois d’octobre à la fin novembre). Les érables japonais (momiji) et bien d’autres arbres vont alors laisser leurs feuilles éclater de mille couleurs flamboyantes. N’oubliez cependant pas qu’en plus de découvrir les couleurs, il s’avère important de respecter quelques-unes des nombreuses règles de politesse et de savoir-vivre usités au Pays du soleil levant

Pavillon d'Or en automne !
Pavillon d’Or en automne !

S’il y a un pays sur terre où la politesse est essentielle, c’est bien le Japon. Être poli est une tradition, un art de vivre, une question d’éthique et d’honneur. La politesse structure et régit la société nippone. Le terme japonais «reigi, 礼儀 » résume bien à lui seul cela, car il est employé pour signifier à la fois « politesse, courtoisie et étiquette ».

Souvent inspirées du confucianisme et du shintoïsme (religion japonaise fondée sur le respect des Kamis (des esprits) qui vénère les forces de la nature et suit les principes d’animisme et de chamanisme), ces règles forment un ensemble de codes très stricts que tout japonais se doit d’honorer. Le voyageur éclairé se doit donc d’en connaître et d’en observer au moins quelques unes!

Salutations lors de rites Shintoïstes

Salutations lors de rites Shintoïstes

Pour vous aider, voici une liste bien sûr non exhaustive de quelques règles de politesse et de savoir-vivre qui vous permettront d’aller à la rencontre des Japonais.

D’abord quelques principes généraux qu’on retrouve aussi dans la plupart des pays, mais qui au Japon prennent une importance fondamentale : en public on se doit «d’avoir une attitude modeste, être propre, et ponctuel»! En fait, il faut rechercher une certaine neutralité! Ainsi, quand vous effectuez les politesses d’usage, il faut éviter de se mettre en avant, de donner trop d’importance à ses actions et, en plus, il faut refuser les compliments avec politesse.
Rencontrer:
Plus spécifiquement nippon : Lorsque vous rencontrez quelqu’un surtout éviter tout contact physique, pas de poignée de main, de bises ou d’accolade… Inclinez-vous légèrement! Une légère et sommaire inclinaison de la tête suffit dans un premier temps! Plus tard, vous découvrirez toute une gamme très sophistiquée de niveau et de nombres d’inclinaisons… Si vous voulez approfondir la rencontre, dites : «hajimemashite» (enchanté de vous rencontrer) et à la fin de votre « rencontre » dites : «yoroshiku onegaishimasu» (je m’en remets à vous).

Il est également de bon ton d’échanger sa carte de visite, qu’il faut tendre avec les deux mains.

Inclinaisons japonaises !

Inclinaisons japonaises !

 

Comment faire des excuses :

Pour s’excuser (et on s’excuse beaucoup!), utilisez le mot «sumimasen »(désolé), accompagné d’une brève inclinaison de la tête. Si vous éprouvez un sentiment de culpabilité dites plutôt «gomen nasai» (pardon). Entre amis un simple «gomen» ou «warui» suffit.

Mais ce sont les formules de remerciement qui sont surement les plus employées au Japon. Il y a de nombreuses façons de remercier!

Il y a la formule la plus longue : «Domo arigato gozaimasu», mais dans un premier «Arigato» avec une petite inclinaison de la tête suffit (bien que ce ne soit pas très formel!).

Pour les plus exigeants il y a :

Arigato gozaimasu»: merci beaucoup (pour y mettre de la gratitude).

Domo arigato» : merci bien, exprimé de manière plus « contractée »,

-Il y a même le «Sankyu» inspiré de l’anglaise (thank you!), plutôt utilisé par les jeunes entre eux.

Et bien d’autres subtilités encore qui demandent un long apprentissage!!! Il faut dire que les excuses sont presque des ponctuations.

 

On ne dit pas «Non !»:

Chose étonnante pour un Occidental, le «non» (iie) n’est pratiquement jamais employé, on ne peut rien refuser du moins directement. Les Japonais par exemple vont utiliser l’expression «daijoubu desu» qui signifie que l’on n’a besoin de rien d’autre!

 

Plaisir d’offrir :

Il est d’usage offrir des cadeaux! Mais lorsque vous les donnez, il faut utiliser les deux mains pour tendre le paquet (pour en recevoir également). Lors de cette mini cérémonie d’offrande (car tout est souvent cérémonial même les plus petites choses du quotidien) soyez modeste, dites qu’il s’agit d’une petite chose sans grand intérêt : «Tsumaranai mono desu kedo, douzo»! L’emballage des cadeaux est très important, le contenant est presque aussi important que le contenu. Les Japonais pratiquent l’art d’emballer les paquets, un art issu directement de l’origami! Ainsi, quand vous recevez un cadeau (on donne toujours un cadeau en retour de la même valeur), il ne faut pas déchirer l’emballage, tant que possible! Bien que généralement on ouvre les cadeaux en dehors de la présence de la personne qui vous l’a offert sauf si c’est quelque chose à partager.

Comment se comporter dans le métro !?

Comment se comporter dans le métro !?

Déambulations urbaines :

Lorsque vous vous promenez dans les rues :

La plupart des rues sont non-fumeurs (c’est interdit par la loi et au Japon tout ce qui est interdit est scrupuleusement respecté), mais il y a de nombreux endroits aménagés à cet effet.

Vous serez surpris par la propreté des rues, il ne faut bien sûr rien jeter dans les rues même si trouver une poubelle n’est pas chose facile, c’est une recherche incessante de tout voyageur au Japon!

Quand vous prenez un escalator, serrez-vous du côté gauche pour ainsi laisser passer les gens du côté droit. Partout au Japon sauf à Osaka où il faut serrer du côté droit, il faut dire que la rivalité entre Osaka et Tokyo poussent les gens d’Osaka à faire l’opposé de ce que font les gens de Tokyo!

Très important! Quand vous attendrez le métro, le bus, le train…, il faudra absolument vous mettre en file indienne et on laisse sortir les gens avant de rentrer. Essayez, vous verrez ça marche et ça facilite les choses!!!

Quand vous serez dans le métro, le bus ou le train, c’est formidable comme tout est calme et placide. Pas de sonnerie de téléphone, pas besoin de supporter les conversations de votre voisin : il est d’usage de fermer la sonnerie de son téléphone et de ne pas téléphoner, mais rassurez-vous il est possible de jouer avec son téléphone, d’envoyer des SMS, de se prendre en photo. Il y a aussi des wagons réservés aux femmes (aux heures de pointe uniquement).

Et évitez de regarder les gens droit dans les yeux, pratiquez le coup d’œil furtif.

Comment vous comportez au Japon !?

Comment se comporter dans l’espace public !?

 

Pluie urbaine :

Vous serez amené à renter dans de nombreux magasins, musées… Si par malchance (!?), il pleut, laissez votre parapluie à l’entrée sur les poses parapluies (vous le retrouverez à la sortie, de toute façon on ne vole pas au Japon) ou utiliser les sacs plastiques spéciaux mis à disposition (sorte de préservatifs à parapluie). Il y a même parfois des sèche-parapluies!

 

Chaussures :

Dans beaucoup de temples bien sûr, mais aussi dans certains restaurants, il faut se déchausser, particulièrement dans les restaurants où l’on s’assoie à même le sol. Vous serez évidemment contents d’avoir des chaussures sans lacets au Japon!

 

Invitations :

Il y a peu de chance que vous soyez invité dans les maisons des Japonais, ce n’est pas une coutume nippone (entre amis on va plutôt manger au restaurant). Mais si vous avez cette opportunité, vous devez apporter un cadeau (voir ci-dessus) par exemple de la nourriture, une boisson alcoolisée… Il faudra là aussi vous déchausser dans l’entrée et mettre vos chaussures dans le sens de la sortie, pointe vers la porte. Et dites «ojama shimasu» (je vous dérange un peu). Et en partant, dites «ittekimasu» (je pars et je reviens) et vos hôtes vous répondront en se courbant à maintes reprises «itterashai» (reviens-nous). Dans tous les cas, toujours pas de contact physique !

 

A table ! :

Et c’est surement à table qu’il y a le plus de règles à respecter :

Avant de commencer à manger, il faut dire «itadakimasu» (avec les mains jointes), ce qui ne signifie pas «bon appétit», mais plutôt «merci pour la nourriture que je reçois».

Avant de boire, levez votre verre en disant «kampai» (un petit conseil évitez de dire «chin chin» expression qui désigne le sexe masculin!). Il est mal vu de se servir soi-même en boisson (alcoolisé), si votre verre est vide et que personne ne s’en est aperçu, un conseil, servez un convive qui a son verre vide, inévitablement il fera de même pour vous.

 

Les baguettes!

Manger avec des baguettes!

Manger avec des baguettes!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vaste sujet de coutumes, règles et de superstitions!

-Ne pas planter ses baguettes verticalement dans la nourriture, surtout dans le riz (c’est un rite funéraire).

-Ne pas se passer de nourriture d’une paire de baguettes à une autre (là aussi c’est un rite funéraire).

-Ne pas pointer quelque chose ou quelqu’un avec ses baguettes (synonyme de menace).

-Ne pas pendre des aliments en piquant une baguette dedans.

-Ne pas lécher ses baguettes.

-Ne pas pousser ou rapprocher un plat avec ses baguettes.

-Ne pas chercher quelque chose dans le plat en bougeant les autres aliments.

-Ne pas prendre quelque chose du côté opposé du plat, mais ce qu’il y a devant soi.

-Ne pas poser ses baguettes sur le bord de son assiette ou de son bol, mais sur le repose-baguettes ou sur la table.

-Ne pas croiser ses baguettes ni les serrer dans son poing.

-Ne pas tenir ses baguettes à la main alors que l’on boit.

-Ne pas se servir dans les plats principaux avec ses propres baguettes si d’autres baguettes sont prévues à cet effet…

Il y a d’autres, mais c’est déjà pas mal!

 

Nouilles : Si vous trouvez vos nouilles trop chaudes, vous pouvez les aspirer bruyamment! Cela est considéré comme une forme de politesse, le bruit témoigne des efforts pour ne pas se brûler, alors que la qualité du plat incite à le manger sans attendre. De même, il n’est pas malpoli de porter un plat à sa bouche, pour par exemple boire le bouillon des soupes de nouilles (ramen par exemple).

Et, dans tous les cas, vous terminez un repas en disant «gochisou sama deshita» (c’était bon et copieux)! Ou encore mieux dire «gochisô sama deshita» (c’était un vrai festin) même si vous n’avez pas beaucoup aimé!

 

Au bain :

détente au Onsen!

Détente au Onsen!

Autre lieu où tout voyageur doit se rendre pour vivre « à la japonaise », c’est bien sûr au Onsen ou au Sentou (sources chaudes et bains publics). Là encore il y a des règles importantes à connaître :

Bien sûr, ce sont des lieux où tout vêtement est prohibé! On entre dans l’eau totalement nu, on peut juste se munir d’une petite serviette que l’on peut poser sur sa tête, car il ne faut pas la plonger dans le bain !

Surtout, prenez une douche avant d’entrer dans le bain (onsen ou sentou) et pas de savon ni de shampoing dans le bain.

Si vous avez un tatouage vous pouvez être refoulé surtout s’ils sont très voyants, car cela fait référence aux activités yakuzas.

Ils sont rarement mixtes alors repérez les signes ou les couleurs : en bleu pour les hommes, pour les femmes en rouge .

 

Ne touchez pas aux Geishas !

Ne touchez pas aux Geishas !

Mais aussi en vrac ! :

Éviter le chiffre 4 par exemple quand vous faites un cadeau, car il représente la mort (ce chiffre est l’équivalent du 13 en occident).

Évitez de vous enrhumer (!), car se moucher en public est très grossier, il est préférable de renifler! Un conseil, mouchez-vous en cachette!

Ne sifflez pas le soir, une superstition prétend que cela attire les serpents.

Ne soufflez pas sur un bâton d’encens ou une bougie, mais éventez-les avec la main (exemption les bougies d’anniversaire sur lesquelles on peut souffler!).

Évitez de donner un nombre de billets pair (surtout lors d’un mariage), car ça peut se diviser en deux et c’est synonyme de rupture.

Et pour finir, si vous rencontrez l’empereur n’oubliez pas de lui parler avec «stupeur et tremblement»!!!

 

 

Il existe bien d’autres us, coutumes et superstitions liés à la politesse, mais pour un gaijin, (外人, litt. «Personne de l’extérieur»), pour un «honorable visiteur » c’est tout à convenable. De plus, soyez rassuré, en tant qu’étranger, on vous pardonnera beaucoup d’impers.

Bienvenu au Japon !

Bienvenu au Japon !

Vous voilà donc fin prêt pour aller admirer l’automne japonais, avec Planète Découverte bien entendu!

Pierre

 

A la découverte de l’Ouzbékistan !

A la découverte de l’Ouzbékistan !
Samarkand !

Samarkand !

 

Découvrez un des plus beaux pays d’Asie Centrale, partez à la rencontre de bazars merveilleux, d’antiques citadelles du désert, de mosquées et mausolées aux polychromes éblouissants qui furent traversés par la fascinante Route de la Soie.

L’Ouzbékistan, au cœur de l’Asie Centrale, possède une culture captivante vieille de plus de deux millénaires.

Ce pays est doté d’un exceptionnel patrimoine artistique et architectural, avec des villes mythiques aux noms évocateurs comme Samarkand, Boukhara ou Khiva qui gardent le souvenir du passage de grands conquérants de l’Asie Centrale : Alexandre le Grand, Gengis Khan, Tamerlan…

Boukhara !

Boukhara !

 

Certains, comme Genghis Khan au XIIIe siècle, détruisirent tout, d’autres comme Tamerlan (Amir Temur) plus d’un siècle après en firent une Perle de l’Orient. Alexandre le Grand avant eux y apporta la culture grecque (IVe siècle av. J.-C.) alors qu’il menait campagne contre le roi des Perses Darius III. L’actuel Ouzbékistan se nomma Sogdiane, Bactriane, Transoxiane en fonction des peuples qui le conquirent. À la fin du XIXe siècle, le pays fut le théâtre du « Grand Jeu », la rivalité coloniale entre la Russie et le Royaume-Uni. Plus tard, aventuriers, explorateurs, brigands et archéologues se ruèrent en Asie centrale à la recherche de cités légendaires, de trésors fabuleux et de sites oubliés sous les sables des déserts. Marco Polo, le plus célèbre de tous, passa plus au Sud vers l’Afghanistan, mais écrit tout de même au sujet de Samarkand : «Samarkand est une très noble et grandissime cité, où se trouvent de très beaux jardins et tous les fruits qu’homme puisse souhaiter». Marco Polo (1255- 1324), Le livre des merveilles (Tome I).

Caravane sur la Route de la Soie.

Caravane sur la Route de la Soie.

 

Ce pays, berceau d’une culture antique, est avant tout un carrefour :

-Carrefour culturel majeur au croisement des grandes voies de communication et de commerce où transitaient richesses, marchandises, hommes et bêtes de somme sur la mythique Route de la Soie de Xi’an (Chine) à Istanbul.

-Carrefour des modes de vie, entre les tribus nomades et quelques-unes des plus anciennes cités sédentaires du monde.

-Également carrefour des religions, à la croisée du Bouddhisme, du Christianisme et de l’Islam…

Itchan Kala à Khiva!

Itchan Kala à Khiva!

 

La richesse de ce pays c’est aussi sa diversité de peuples. En Ouzbékistan, en plus des d’Ouzbeks actuels, cohabitent différentes populations, on trouve des Russes, des Tadjiks, des Kazakhs, des Tatars…

Jeunes filles Ouzbek

Jeunes filles Ouzbeks

Les Ouzbeks tireraient leur nom d’Özbeg, un Khan mongol de la Horde d’Or qui vivait au XIVe siècle en Perse. Peuples d’Asie centrale, parlant une langue turque, ils vivent majoritairement en Ouzbékistan où ils représentent 75 % de la population, mais aussi en Afghanistan, au Kirghizistan, au Tadjikistan, au Turkménistan, au Kazakhstan, en Russie et dans la province chinoise du Xinjiang. Ce « melting pot » ethnique, qui se retrouve dans tous les pays d’Asie centrale, est le résultat à la fois de l’histoire mouvementée de la région et du tracé frontalier décidé par Staline dans les années 1920 et 1930 qui ne respectaient aucune réalité linguistique ou géographique.

Ouzbeks.

Ouzbeks.

Cette richesse culturelle s’explique en partie aussi par sa situation géographique. L’Ouzbékistan est situé entre l’immensité des steppes kazakhes, les déserts du Kyzyl Kum (« sable rouge ») qui couvrent les deux tiers du pays et se prolongent au sud avec le Kara Kum (« sable noir »), les montagnes du Pamir et du Tian Shan (monts Célestes), les fleuves Syr Daria au nord qui coulent depuis la vallée de Ferghana jusqu’à la mer d’Aral et l’Amou Daria au sud.

Déserts du Kyzyl Kum.

Déserts du Kyzyl Kum.

 

L’Ouzbékistan est toujours cet endroit fabuleux où partir sur les traces des grands voyageurs afin de découvrir ses monuments mythiques recouverts de faïences polychromes et ses paysages grandioses.

Minarets de Samarkand !

Minarets de Samarkand !

Un voyage indispensable et une expérience inoubliable pour tous voyageurs en quête d’étonnement!

Oq yo’l (Bon voyage) !

Pierre

 

 

 

A Madagascar avec les peuples cachés!

A Madagascar avec les peuples cachés!
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Allée des baobabs

À Madagascar, il existe encore des peuples « cachés » qui vivent souvent volontairement en retrait du monde « moderne », comme les étonnants Mikea (gens de la forêt), que l’on trouve (si on arrive à les voir!) dans les forêts épineuses du Sud-ouest malgache. On y dénombre officiellement 18 « ethnies », auxquelles viennent s’ajouter ce que les ethnologues appellent des « sous ethnies », dont le nombre n’est d’ailleurs pas exactement connu.

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Mikea

Ce peuple légendaire occupe une zone située au Nord de Toliara (Tuléar), entre les villes de Manombo au sud et de Morombe au nord, au cœur d’une immense forêt d’une superficie de plus de 3000 km2. Isolés du monde, ils y ont développé leur propre culture dans des conditions naturelles difficiles et souvent extrêmes.  À Madagascar, ils sont souvent appelés «individus mystérieux », cette qualification étant liée à leur existence quasi-inconnue de la population locale.

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Forêt épineuse

Mikea signifie littéralement en malgache « qui ne veut pas être poursuivi » et désigne un groupe de personnes de langue malgache et de coutumes Masikoro (un groupe issu du sud de Madagascar). Depuis le début des années 60, l’histoire de ce peuple nomade des forêts, que beaucoup croyait disparu ou imaginaire, a suscité la curiosité et l’intérêt de nombreux chercheurs et scientifiques. Ils existent pourtant bel et bien, mais leur volonté de rester caché et de vivre retiré du reste du monde les a rendus énigmatiques et plusieurs légendes tournent autour de ce peuple qui serait capable de vivre des semaines voire des mois sans boire!?

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Peuple de Madagascar

Toujours est-il que la question de la survie à travers le temps de ce peuple dans un milieu aussi hostile que les forêts épineuses du sud-ouest malgache relève toujours du mystère. Ce sont des chasseurs cueilleurs et leur existence est liée à la forêt et à l’utilisation de ses ressources. Armés de haches, de sagaies à large talon, d’une palette en bois, d’un filet, d’un panier, de calebasses et d’un récipient, ils partent dans la forêt pour se procurer quotidiennement de la nourriture, ils chassent des hérissons et des porcs-épics, recueillent du miel, qu’ils troquent parfois contre du tabac et autres produits. Ils se déplacent ainsi presque chaque jour, sur plus d’une dizaine de kilomètres.

Surnommés également « les hommes nus » car ils s’habillent surtout de pagnes, ils posséderaient des pouvoirs magiques, mais surtout une connaissance étonnante de la forêt. Il parait qu’ils détiendraient le secret de plantes à vertu médicinale. Ils sont animistes et croient en un Dieu créateur « Zanahary ». Dans leur forêt, on trouve des oiseaux, mais aussi des animaux peu visibles comme des Fosa (sorte de gros chats sauvages), des lémuriens (sifaka…) et des hérissons.

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Lémurien sifaka

Malgré leur volonté d’indépendance et leur indifférence au confort des villages, les Mikea quittent peu à peu leur forêt et, de nomades, deviennent lentement sédentaires. Leur environnement et leur monde se détériorent : «  Sans la forêt, ils ne peuvent pas survivre et si par malheur, cette étendue forestière venait à disparaître, les Mikea seraient un peuple condamné à l’extinction » selon Theo Rakotovao, porte-parole de ce peuple en danger.

 

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Marché aux zébus

Partez avec nous à Madagascar vivre des expériences authentiques à la rencontre des peuples qui vivent sur la grande île Rouge.

 

Pierre

Sur la Grande Muraille de Chine.

Sur la Grande Muraille de Chine.

Sur la Grande Muraille de Chine.

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La Grande Muraille de Chine dans la région de Jinshanling.

La Grande Muraille de Chine (长城) Chángchéng en mandarin (littéralement la « longue muraille ») est surnommée par les Chinois « La longue muraille de dix mille li » (le « li » étant une unité de longueur et dix milles symbolisant l’infini en chinois!).

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Sur la Grande Muraille de Chine !

Inscrite depuis 1987 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme « valeur universelle exceptionnelle », elle est encore aujourd’hui le plus grand édifice jamais construit par la main de l’Homme. Sa largeur varie entre 5 et 7 mètres en moyenne et sa hauteur entre 5 et 17 mètres, par contre sa longueur est sujette à controverse! Elle varie selon les sources, car elle n’est pas une seule entité linéaire bien définie d’Est en Ouest.

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La Muraille à travers les montagnes et forêts !

Le China Daily (un quotidien chinois en anglais) a indiqué dernièrement avec une précision extrême qu’elle s’étendait sur 8 851,8 kms, soit sur une longueur de plus 2000 kms que les 6 700 kms jusque-là communément admis (cette dernière étude comptabilise la totalité des murs bâtis). Et, selon l’UNESCO, elle mesurerait dans sa totalité plus de 20.000 kms, cette estimation prend en compte des parties actuellement détruites et les défenses naturelles.

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La Grande Muraille à Mutianyu.

En effet, la Muraille ne se compose pas seulement de murs bâtis de main d’Homme, mais aussi de barrières naturelles comme des montagnes ou des rivières. Les parties fortifiées sont construites de différents matériaux selon la géographie et les ressources des contrées traversées. Par exemple, dans la province du Gansu on peut observer des tronçons en terre encore aujourd’hui bien conservés, alors que dans les montagnes au Nord Est de Pékin ce sont des tronçons en pierre de taille et en briques maçonnées qui ont rendu son image célèbre dans le monde entier.

Pour la construire furent utilisés 180 millions de mètres cubes de terre pour former le cœur de l’ouvrage et surtout plus de 500 000 soldats, 300 000 esclaves et prisonniers politiques. Elle a aussi été faite avec le sang des Hommes, car lorsqu’un esclave mourrait il était enterré à même les fondations du mur, elle serait donc le plus grand cimetière du monde.

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La Grande Muraille à Jiayuguan.

Géographiquement, elle s’étire entre à l’est la ville de Shanhaiguan sur le bord de la mer Jaune (Golfe de Bohai) et à l’ouest Jiayuguan dans la province du Gansu à la porte du désert de Gobi. Elle serpente le long de 17 provinces, régions automnes et municipalités, elle franchit de hautes montagnes et les sables du désert de Gobi dans le Xinjiang.

Historiquement, c’est vers 220 av. J.-C. que l’Empereur Qin Shin Huang de la dynastie Qin entreprit de réunir des tronçons de fortifications existants pour en faire un système défensif. Sa construction se poursuit sur une période de 2500 ans, sous les dynasties Han, Yuan, Ming et Qing, jusqu’à la fin du XVIIe siècle. La Grande Muraille est une gigantesque construction militaire destinée avant tout à être un poste de surveillance. Elle était ponctuée de tours de guet réparties sur des points élevés tous les 20 ou 30 kilomètres qui permettaient aux guetteurs de donner l’alerte en allumant des brasiers pour ainsi de prévenir la venue d’une troupe ennemie.

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Fort de Jiayuguan fin occidentale de la Muraille!

Mais elle ne fut jamais une ligne de défense impénétrable ni un même un obstacle, au XIIIe siècle elle n’arrêta pas les hordes de cavaliers mongoles, ni quelques siècles plus tard l’armée Manchou et encore moins les « barbares » européens au XIXe siècle! L’Histoire nous a appris que les murs n’ont jamais servi à grand-chose, elles sont des leurres pour faire peur aux soi-disant « barbares », rassurer abusivement les sujets et surtout asseoir les pouvoirs des différents Empereurs ou Rois qui grâce à eux donnaient un signe de puissance! Et comme disait Isaac Newton « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts ».

À plusieurs reprises, la Grande Muraille a été partiellement détruite puis reconstruite. Mao Zedong encouragea à utiliser ses pierres et briques pour construire des infrastructures modernes (routes, barrages …), car au XIXe siècle elle représentait pour les Chinois une œuvre de tyrans. Elle tomba à l’abandon, des pans entiers s’effondrèrent, mais en 1948 Deng Xiaoping lance le slogan « Aimons notre Chine, relevons notre Grande Muraille », faisant d’elle un symbole d’unité et de modernité.

Aujourd’hui des travaux sont régulièrement menés pour préserver cet édifice étroitement lié à l’Histoire de la Chine dans un but de conservation du patrimoine, et aussi dans un but d’attrait touristique.

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Richard Nixon la gravit en 1972 lors de son séjour en Chine et aurait déclaré: « c’est assurément un grand mur » !

Contrairement à une idée reçue, cette construction n’est pas visible depuis la lune! Cette légende serait partie d’un antiquaire anglais du XVIIIe siècle (!), William Stukeley, qui imagine dans une lettre: « Le mur d’Hadrien n’est dépassé que par la muraille de Chine, qui dessine une formidable figure sur le globe terrestre, et pourrait bien être visible depuis la Lune. » L’idée est reprise dans les siècles suivants par de nombreux auteurs et l’idée devient mythe… Il faut attendre juillet 1969 et Neil Armstrong pour avoir enfin la réponse et affirmer « n’avoir jamais pu identifier la muraille de Chine » !

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Caravane ou illusion d’optique !!!

Par contre depuis l’espace, le sujet fait polémique ! D’après l’astronaute américain Leroy Chiao, qui a passé 6 mois dans la station spatiale internationale, elle est visible depuis l’espace par beau temps et à l’œil nu. Cette information a fait la une du quotidien « China Daily », contredisant ainsi le taïkonaute (cosmonaute chinois) Yang Liwei qui avait assuré, lors de son séjour spatial en 2003, n’avoir vu aucune trace de la muraille !? Mais parait-il figure également à la liste des grandes réalisations humaines que l’on peut apercevoir depuis l’espace : les digues des Pays-Bas, les pyramides d’Égypte et, de source chinoise, le troisième périphérique de Pékin… !? En fait tout dépend de la distance à laquelle on observe la terre depuis l’espace !

Un proverbe chinois, dit « Celui qui n’a pas gravi la grande muraille n’est pas un brave » ! Nous ne pouvons que vous conseiller vivement de devenir un brave et d’aller voir de visu la Grande Muraille de Chine. C’est un des spectacles les plus fascinants que l’on trouve sur notre Planète, elle offre un exemple parfait d’architecture intégrée au paysage. Et comme aimait à dire la grande voyageuse Ella Maillart : « Après tout, il faut aller voir »…

 

Pierre

Sur la Grande Muraille de Chine

 

Geisha, entre mythe et réalité !

Geisha, entre mythe et réalité !

Geisha, entre mythe et réalité !

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Geishas ou geikos !

Selon la geisha Mineko Iwasaki (héroïne et co-auteur du livre « Ma vie de geisha »), elles appartiennent au « monde des fleurs et des saules », et  doivent avoir la délicatesse d’une fleur ainsi que la force et la souplesse d’un saule !

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Geiko !

Le nom « geisha » (芸者) signifie « personne de l’art », « gei, 芸 » art et « sha者 » personne. Une geisha est donc littéralement une « personne qui pratique les arts ». Elles doivent être très raffinées, maîtriser de nombreux arts traditionnels japonais (musique, danse, cérémonie du thé, art floral…), posséder une excellente culture générale et prendre part à tous types de conversations pour divertir leurs riches clients tout en les valorisant. Leur rôle est en quelque sorte semblable à celui d’une dame de compagnie de prestige, principalement pour des diners entre riches hommes d’affaires ou d’hommes politiques importants. Une tradition nippone qui perdure jusqu’à aujourd’hui…

 

Il faut définir le concept de geisha dans la société japonaise dont elles sont un des symboles !

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Obi !

En Occident, le rôle de geishas est confus, elles véhiculent un certain nombre d’idées reçues et de fantasmes, par exemple elles sont fréquemment comparées à des escort girls voire des prostituées… L’imaginaire occidental a créé cette dérive « exotique » qui peut s’expliquer de plusieurs façons. D’abord par leur tenue, le maquillage blanc sur leur visage et le port du kimono avec le « obi » (la ceinture de soie portée sur le kimono et formant un nœud dans le dos) peuvent être confondus avec la tenue des « Tayû » ou  « Oiran » (des courtisanes de haut rang ou prostituées de luxe) de l‘ère Edo (1600 – 1868). Mais aussi et surtout à cause des romans et des films comme « Mémoires d’une geisha » portés maladroitement à l’écran à la sauce hollywoodienne qui ont propagé des idées fausses ou exagérées. Et, de façon plus anecdotique, l’accessoire sexuel « boules de geisha », n’est connu sous ce nom qu’en Occident, alors que son origine relève du taoïsme et du tantrisme (philosophie chinoise et indienne) !

 

 

 

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Geishas et pousse-pousse !

Cette confusion s’explique aussi par la relation particulière qu’entretiennent les geishas avec leur mécène appelé « danna ». Il est leur protecteur censé les « parrainer » et leur apporter la stabilité financière. Il doit subvenir à l’ensemble de leurs besoins, leurs faire de somptueux cadeaux (kimonos dont le coût dépasse fréquemment 500.000¥  +/- 4 100 € …), payer leurs loyers … ou leur donner une rente couvrant tous leurs frais. Devenir un danna est un investissement très onéreux, mais qui confère un prestige social très important. La geisha, en échange, accorde à son danna toute son attention ! Il faut dire aussi que le danna achetait (ce n’est plus vraiment le cas maintenant!) la virginité d’une geisha, officiellement pour des questions de réputation et pas forcément pour en « bénéficier » physiquement. De nos jours, elles ont toujours des mécènes, mais le célibat, qui auparavant était une condition obligatoire, semble de moins en moins respecté.

Il faut également signaler que, depuis 1779, un décret du Shogun qui officialise le métier de geisha indique clairement que, selon la loi, seules les prostituées pouvaient avoir des relations sexuelles avec leurs clients, et donc pas les geishas. En même temps, cette interdiction est toujours restée officieuse pour des questions de prestige et d’élégance envers ces garantes de la délicatesse et de la tradition nippone.  De plus, avoir des relations sexuelles avec un client peut avoir des conséquences graves pour la geisha, elle pouvait perdre sa position honorable, être « destituée » et ne plus être considérée que comme une prostituée.

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Ne pas toucher aux geishas !

Si vous souhaitez passer une soirée en leur honorable compagnie, il faut être recommandé par une personne de confiance, un habitué en quelque sorte. Elles doivent être en confiance et connaitre les personnes avec qui elles partagent « leur art ». D’ailleurs, si quelqu’un les aborde elles appliquent à la lettre la règle du « ichigensan okotowari » (le refus poli) !  Elles ne parlent jamais d’argent avec les « clients », ils ne paient rien sur place, ils recevront la facture chez eux quelques jours plus tard. Et il leur faudra débourser beaucoup !

Il est vrai que pour devenir « geisha » il faut suivre un enseignement long, rigoureux et très difficile. Aujourd’hui c’est une démarche volontaire de la part des jeunes filles de suivre cet enseignement, même si elles commencent leur formation alors qu’elles sont encore des enfants ! Auparavant, certaines familles modestes vendaient leurs enfants à des maisons de Geisha et ces maisons veillaient alors à leur éducation, à leur gîte et à leur couvert. Une stricte éducation commençait alors sous la direction d’une « matrone » (Okaasan).

 

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Geishas d’antan !

Historiquement :

On trouve des « traces » des geishas dès le XVe siècle. Étonnamment, les premières geishas étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir, par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé (お茶屋, ochaya), ils étaient l’équivalent au Japon des bouffons ou troubadours du Moyen Âge en Europe. Au XVIIIe siècle, apparaissent les premières geishas de sexe féminin appelées « Onna geisha » (女芸者), littéralement : femme geisha. Elles devinrent rapidement plus nombreuses que les hommes et le processus s’inversa. Ce furent alors les hommes qui prirent le nom d’ « otoko geisha » (男芸者), homme geisha, pour se différencier des femmes. Et à partir de 1800, toutes les geishas étaient des femmes.

En 1779, un décret du Shogun officialisa le métier de geisha et les obligea à résider dans des « quartiers réservés ».

Au début du XXe siècle, certaines voulurent faire évoluer le métier en s’occidentalisant,  mais la majorité des geishas s’opposèrent à cette modernisation et se posèrent en gardiennes de la tradition.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles durent aller travailler en usine pour soutenir l’effort de guerre.

Aujourd’hui, la « culture » geisha est toujours d’actualité. Et même si leur nombre n’a cessé de décroître depuis le début du XXe siècle, on assiste ces dernières années à un très léger regain. Elles seraient entre 600 et 1000 au Pays du Soleil Levant (selon différentes sources). La plupart vivent à Kyoto, où elles sont connues sous le nom de « geiko » (芸妓), alors que leurs apprenties sont appelées des « maiko » (舞妓, enfant qui danse). Elles sont regroupées dans les cinq Hanamachi (花町)  (« villes de fleurs »), Gion, Pontochô, Miyagawachô, Kamishichiken et Shimabara.

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Geisha et maiko ?!

Pourtant dans le Japon contemporain, on les retrouve partout ( !) sur les affiches publicitaires dès qu’on atterrit au Japon, sur les cartes postales ou les éventails en tissu des boutiques où se pressent les touristes… A Kyoto, elles hantent les rues pavées du quartier de Gion notamment dans la rue Hanam-Koji qui est bordée de restaurants chics et traditionnels où les touristes les attendent fébrilement en espérant croiser une geiko ou une maiko. Soudainement et fugacement on en voit une passer à pas rapide chaussée de sandales de bois (geta), sortant d’une machya (maison traditionnelle en bois) ou d’une maison de thé, inaccessible et superbe comme des mirages tout droit sortis de l’époque Edo.

Geiko !

Geiko !

Chacun a son opinion sur les geishas et leur fonction dans le Japon moderne, mais il est sûr qu’elles sont des témoins et des symboles de la tradition multiséculaire nippone. Il faut définitivement se rendre au Japon et particulièrement à Kyoto pour se faire une opinion de visu et rencontrer ses témoins délicats et élégants d’une époque qui semble appartenir au passé !

« Elle peint son visage pour cacher son visage, ses yeux sont une eau profonde, la geisha est l’artiste d’un monde flottant, elle danse, elle chante, elle vous diverti, tout ce que vous voulez, le reste ce sont des ombres, le reste c’est un secret. » Mémoires d’une geisha, de Yuki Inoue.

 

Pierre

 

 

Planète Découverte au Pays du Dragon-Tonnerre : le Bhoutan

Planète Découverte au Pays du Dragon-Tonnerre : le Bhoutan

Planète Découverte  au Pays du Dragon-Tonnerre : le Bhoutan

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Monastère de Taktsang

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Drapeau du Bhoutan.

Le Bhoutan demeure l’un des pays les plus mystérieux de la planète. Il se cache au cœur de l’Himalaya oriental entre le Tibet et l’Inde. Appelé « Druk Yul », le pays du Dragon-Tonnerre, il compterait aujourd’hui 750 000 habitants, pour une superficie semblable à la Suisse. Il subit le régime des moussons et jouit d’une grande diversité de paysages : une jungle inhospitalière au sud, des sommets enneigés au nord (qui culminent à plus de 7 000 mètres), des forêts denses et escarpées où s’épanouissent plantes médicinales et rhododendrons, en plus de quelques vallées où il est possible de pratiquer l’agriculture (riz, blé, orge et sarrasin).

 

La religion principale, qui est la religion d’État, est le Bouddhisme Vajrayama ou bouddhisme lamaïste tantrique (que l’on retrouve également au Tibet) pratiquée par 75 % de la population, les 25 % restant sont Hindouistes. Ce royaume est peuplé majoritairement par l’ethnie Bhotia (on dénombre 25 ethnies au total) qui, bien que Bouddhiste, pratique encore le chamanisme animiste de l’ancienne religion Bön.

 

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Habits traditionnels du Bhoutan.

Rares sont les visiteurs ayant eu la chance de parcourir les chemins enchanteurs de ce dernier royaume bouddhiste de l’Himalaya, celui-ci était fermé aux étrangers jusqu’en 1970. Longtemps oublié et inaccessible, le pays sort à peine de son isolement et reste très attaché à ses us & coutumes; la loi bhoutanaise incite ainsi la population à porter les vêtements traditionnels, le gho (pour les hommes), la kira (pour les femmes).

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Paysage du Bhoutan.

Le tourisme est volontairement limité pour préserver l’environnement et la culture. Ainsi environ 65 USD des 250 USD du tarif minimum quotidien exigés par touriste sont reversés à un fonds qui finance écoles, hôpitaux et infrastructures.

Une autre des particularités du Bhoutan est sa recherche du Bonheur à travers l’amélioration de son BNB ou Bonheur national brut! Alors que la majorité des gouvernements de la Planète se basent sur la valeur du produit national brut (PNB) pour mesurer le niveau de richesse de leurs citoyens, le Bhoutan lui se préoccupe du BNB qui sert à mesurer le niveau de bonheur de ses habitants. Cet indice fut instauré par le roi Jigme Singye Wangchuck en 1972 et se base sur quatre principes fondamentaux :

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Sur un mur de Thimphou (la capitale du Bhoutan).

-La croissance et le développement économiques responsables;

-La conservation et la promotion de la culture bhoutanaise;

-la sauvegarde de l’environnement et la promotion du développement durable;

-la bonne gouvernance responsable.

 

 

Le BNB se veut un moyen de parvenir à se développer sans perdre son âme, en préservant la culture du pays, sa religion et un environnement fragile. Une Commission dédiée au BNB a été créée en 2008 et veille à ce que chaque décision ou programme prévu par le Gouvernement soit favorable au BNB.

Un exemple à suivre pour toutes les nations?

Mais en 2013 Tshering Tobgay, le Premier ministre élu, a quelque peu remis en question le discours sur le bonheur national brut. Il a expliqué que le gouvernement précédent a passé beaucoup plus de temps à en parler qu’à agir, et révèle que le pays est confronté à quatre grands défis : l’endettement, la monnaie, le chômage, dont celui des jeunes, et la perception d’une corruption croissante. Mais le premier ministre aurait toutefois affirmé qu’il se situait toujours dans la lignée du Bonheur national brut.

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Bhoutanais.

 

Espérons que le BNB restera d’actualité au Bhoutan et fera des émules dans d’autres pays !? Bien que très peu pris au sérieux au début, l’ONU a décrété en 2012 la journée du 20 mars comme journée internationale du bonheur !

 

 

 

Le pays du Dragon-Tonnerre compte également devenir le 1er au monde à vivre d’une agriculture 100 % bio d’ici 2020. La constitution bhoutanaise stipule clairement que 60 % du Royaume doivent rester «boisés pour l’éternité ».

Cela est possible grâce à la présence de plusieurs parcs nationaux qui abrite 41 espèces de grands mammifères dont des tigres et des léopards des neiges. Il y a même un parc consacré à la protection du Yéti ! Le « Sakteng Wildlife Sanctuary » est en effet dédié à la protection de l’habitat de « l’abominable homme des neiges », créature à laquelle les Bhoutanais croient fermement.

Panda rouge

Panda rouge

Il faut définitivement aller vérifier par soi-même et découvrir le Bhoutan avec Planète Découverte!

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Paysage du Bhoutan, dzong (forteresse).

 

 

 Le voyage apprend la tolérance ».                              Proverbe Bhoutanais. »

 

 

 

 

Pierre