Chomolungma (Everest) !

Chomolungma (Everest) !

Chomolungma 27° 59′ 18″ Nord, 86° 55′ 31″ Est

Planète Découverte vous présente le toit du monde depuis « la route de l’Amitié » entre Lhassa et Katmandou !

Mont Everest vu du Camp de base côté tibétain (photo Claude Rival)..

Mont Everest vu du Camp de base côté tibétain (photo Claude Rival).

Le « toit du monde » est une expression qui désigne le mont Everest, mais aussi la chaîne Himalayenne, le Tibet, le Bhoutan et le nord du Népal…

L’Everest est né, il y a environ 60 millions d’années de la mer de Téthys, suite à la rencontre de la plaque indienne et de la plaque eurasienne. Encore de nos jours la plaque indienne plus petite et plus légère continue de s’introduire sous la plaque eurasienne de trois centimètres par an, ce qui fait grandir l’Everest et la chaîne himalayenne de quelques millimètres par an !

Sir George Everest

Sir George Everest

Le mont Everest se nomme en tibétain Chomolungma ཇོ་མོ་གླང་མ « déesse-mère », en sanskrit Devgiri « la montagne sainte », en népalais Sagarmāthā सगरमाथा « tête du ciel », en chinois Shèngmǔ Fēng 聖母峰 « déesse de l’univers », et d’abord appelé par les Occidentaux « Pic XV » (moins poétique !). Il fûtbaptisé « Everest » par les Britanniques qu’en 1865 en l’honneur de Sir Georges Everest, géographe et arpenteur général des Indes orientales, dont les méthodes de calcul ont permis d’établir sa hauteur.

Il se situe au cœur de la chaîne de l’Himalaya, actuellement entre le Népal et le Tibet, donc en Chine (région autonome du Tibet). Son altitude est établie à 8 848 mètres et il est identifié comme le plus haut sommet du monde depuis le niveau de la mer !

L’Everest restera pendant longtemps pour les Occidentaux une « terra incognita », un endroit inexploré et inobservé. Il faut dire qu’étant une montagne sacrée pour les peuples de l’Himalaya, les gouvernements du Tibet et du Népal en interdisaient l’accès. Ce n’est qu’en 1847 qu’un Européen va braver l’interdit, s’approcher de l’Everest et l’apercevoir pour la première fois. Il faut attendre 1903 pour que le colonel Younghusband de l’armée britannique (alors qu’il est en route pour envahir le Tibet) en ramène des photos depuis le versant nord.

Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que l’idée de gravir le sommet de la plus haute montagne au monde vint à l’esprit des Occidentaux (ni les Tibétains ni les Indiens n’avaient eu une idée aussi saugrenue !).

George Mallory & Andrew Irvine

George Mallory & Andrew Irvine

La première véritable expédition fut une cordée britannique dirigée par Charles Howard-Bury en 1921. Elle se solda par un échec ! Trois années plus tard, un certain Georges Mallory, qui faisait déjà partie de l’expédition de 1921, tentera une nouvelle ascension. Son nom restera associé à un des plus grands mystères de l’Histoire de l’alpinisme ! Georges Mallory associé à Andrew Irvine trouvèrent la mort le 8 juin 1924 lors de cette ascension de l’Everest à quelques encablures du sommet. Mais la question est : sont-ils morts en montant où en redescendant du sommet mythique, ont-ils atteint le sommet avant de périr ? Sont-ils les premiers sur l’Everest !? L’hypothèse retenue actuellement est qu’ils seraient morts lors de la montée et n’auraient donc pas atteint le sommet. Un piolet, qui est apriori serait celui d’Irvine, a été retrouvé au premier ressaut, ce qui accrédite la théorie de l’échec. Il y a quelques années le corps gelé de Mallory fut retrouvé, mais malheureusement sans son appareil photo qui aurait pu apporter des preuves du succès.

Après la Seconde Guerre mondiale et l’invasion du Tibet (ou libération selon certains !!!) en 1951 par la Chine, le Tibet se ferme (ainsi que la voie du Nord-Est de l’accès à Everest). Il faudra alors faire les futures tentatives au départ du Népal (qui s’ouvre aux alpinistes !) à partir de la voie Sud-Est (réputée moins difficile !).

Edmund Hillary & Tenzing Norgay

Edmund Hillary & Tenzing Norgay

Après une tentative suisse en 1952 qui faillit réussir, c’est finalement le 29 mai 1953 que deux hommes, le Néo-Zélandais Edmund Hillary accompagné du Sherpa Tenzing Norgay atteignent le toit du monde par « la voie népalaise de la combe ouest et du col sud », entrant ainsi dans la légende de l’alpinisme. Cette expédition victorieuse est dirigée par le Britannique John Hunt qui est accompagné de treize alpinistes anglais et neuf néo-zélandais (dont Edmund Hillary) et des dizaines de sherpas (dont Tensing Norgay). Le 22 avril, l’expédition atteint le camp VI qui est installé vers 7 000 mètres d’altitude au pied du col du Lhoste. Le 26 mai, la première tentative d’atteindre le sommet est réalisée par Evans et Bourdillon, mais ils sont contraints de faire demi-tour après avoir atteint le sommet Sud situé à 8 751 mètres d’altitude. Finalement, le 29 mai, une seconde tentative permet à Edmund Hillary et Tensing Norgay de poser le pied au sommet. Partis du camp IX (monté par des sherpas quelques jours plus tôt) à 6 h 30, ils franchissent le sommet Sud à 9h et atteignent leur objectif à 11h ! Depuis « le pic pyramidal », ils prennent plusieurs photographies et ensevelissent quelques sucreries ainsi qu’une petite croix. Après une polémique ridicule pour savoir qui des deux hommes est arrivé le premier, Norgay admettra finalement deux années plus tard que Hillary l’a devancé au sommet. De retour au col Sud, ils sont accueillis par George Lowe à qui Hillary s’écrie alors : « Well, George, we knocked the bastard off! (Et bien, George, on se l’est fait le salaud !) ». Puis des années plus tard lors d’un entretien accordé à un journaliste du New York Times qui lui demandait pourquoi il voulait tant gravir l’Everest, Edmund Hillary avait répondu par cette phrase devenue célèbre : « Because it’s there (parce qu’il est là) » !

Des exploits en tout genre vont se succéder sur le toit du monde… Mais en 1996, une série d’accidents mortels viennent rappeler l’extrême danger de la haute montagne. Cette terrible mésaventure fut rapportée avec précision dans « Tragédie à l’Everest » un livre autobiographique écrit par le journaliste et alpiniste Jon Krakauer.

« Tragédie à l’Everest » de Jon Krakaeur

Depuis 1921, plus de 15 000 alpinistes ont tenté des expéditions sur l’Everest, dont un peu plus de 6 000 Sherpas. Près de 5800 personnes dont près 300 femmes sont parvenues au sommet depuis l’exploit d’Hillary et Norgay. Seuls 142 alpinistes sont parvenus au sommet sans assistance respiratoire. Mais il y a eu plus de 235 victimes sur l’Everest, dont une bonne centaine de Sherpas. Le succès des « summiters » doit une grande part aux Sherpas, dont le rôle en haute altitude reste irremplaçable.

La voie de l'Everest !

La voie de l’Everest !

Il faut (si tout se passe bien !) environ 7 jours pour aller du camp de base côté népalais jusqu’au sommet, et environ 5 jours pour redescendre au camp de base. Mais il faut environ 40 jours en tout depuis l’arrivée à Katmandou, pour habituer le corps à la haute altitude… Le prix minimum pour l’ascension est d’environ 30 000 USD si vous le faites seul. Une expédition guidée coûte environ 60 000 USD. Le service d’expédition VIP, qui comprend un accès permanent à Internet et au téléphone, s’élève à pas moins de 90 000 USD, certains paient jusqu’à 200 000 USD !

Le camp de base IV du mont Everest, devenu décharge et cimetière à ciel ouvert. | © Doma SHERPA / AFP.

Le camp de base IV du mont Everest, devenu décharge et cimetière à ciel ouvert. | © Doma SHERPA / AFP.

Et, malgré les dangers et les coûts, le tourisme de masse s’accentue, fragilisant le milieu naturel. La popularité de l’ascension et l’empreinte écologique des alpinistes restent préoccupantes. Cordée après cordée, les détritus s’accumulent sur l’Everest. Des efforts ont pourtant été faits. Depuis cinq ans, le Népal requiert une caution de 4 000 dollars par expédition, qui est remboursée si chaque alpiniste redescend au moins huit kilos de déchets. Côté tibétain, moins fréquenté, les autorités requièrent la même quantité et infligent une amende de 100 dollars par kilogramme manquant.

Le gouvernement népalais a créé le parc national de Sagarmatha en 1976 et la réserve naturelle du Qomolanga en 1988. Il a récemment instauré des mesures pour préserver l’Everest, mais les opérations de nettoyage sont encore souvent financées par des fonds privés ou effectuées par des bénévoles. Selon une estimation de l’Everest Summiters Association, il resterait encore environ 30 tonnes de déchets sur la montagne!

 

Junko Tabei

Junko Tabei

Quelques records et autres exploits !!! En 1975, la Japonaise Junko Tabei est la première femme au sommet. La plus jeune personne au sommet est un Américain de 13 ans, Jordan Romero, qui fit l’ascension en 2010 avec son père suivi d’une Népalaise Ming Kipa âgée de 15 ans. En 2008, le plus vieux à atteindre le toit du monde est le Japonais Yuichiro Miura à l’âge de 76 ans, malgré deux opérations du cœur, il renouvelle son record 5 ans plus tard, en atteignant le sommet à l’âge de 80 ans ! Tamae Watanabe devient, en mai 2002, la femme la plus âgée à gravir l’Everest, à l’âge de 63 ans. Dix ans plus tard, elle bat à nouveau ce record en gravissant l’Everest à l’âge de 73 ans. Le 20 août 1980, l’italien Reinhold Messner est le premier à atteindre le sommet en solitaire et sans assistance respiratoire ni autre appui supplémentaire…

 

Encore d’autres exploits ! Le sommet fut survolé en avion pour la première fois en 1933 par Douglas-Hamilton, en 1991 une montgolfière survole le sommet, en 2004 un Britannique Richard Meredith-Hardy accomplit le premier survol de l’Everest en ULM, le 14 mai 2014 un hélicoptère atterrit pour la première fois au sommet piloté par Klaus Ohlmann…

Bref l’Everest est un des endroits de notre planète qui nourrit le plus les fantasmes !                                                        La plus belle citation sur l’Everest revient probablement à l’alpiniste autrichien Kurt Diemberger : « Il ne faudrait jamais se rendre sur l’Everest sans avoir réfléchi, sans avoir essayé de le connaitre, de lui parler en silence en se tenant face à lui. Parce que ce n’est pas seulement la plus haute montagne de la terre… ».

Everest et drapeau de prière tibétains (loungta).

Everest et drapeau de prière tibétains (loungta).

 

Planète Découverte vous propose un voyage dans les immensités de l’Himalaya entre le Tibet et le Népal sur « la route de l’Amitié » entre Lhassa et Katmandou. C’est toujours un spectacle fantastique que d’apercevoir le mythique mont Everest depuis une route tibétaine, non loin du camp de base côté tibétain ! Alors, suivez-nous pour tenter d’apercevoir l’Everest, pour voir et vivre bien d’autres merveilles himalayennes !

Pierre

 

UNESCO : En 2019, l’alpinisme a été inscrit sur « la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité » !

 

 

Voyage en Alaska, la dernière frontière.

Voyage en Alaska, la dernière frontière.

Alaska, la dernière frontière !

Mendenhall glacier à Juneau

Mendenhall glacier à Juneau

L’Alaska est surnommé « la dernière frontière » ou « la terre du soleil de minuit » ! Il doit ces surnoms à sa situation géographique : il se situe à l’extrême limite du continent nord-américain juste avant l’Asie, avant les océans Pacifiques et Arctiques, avant les terres gelées du pôle Nord… là où le soleil ne se couche jamais au printemps, en résumé c’est le bout du monde !

La picarde à tête blanche, symbole des USA

La picarde à tête blanche, symbole des USA

Il est actuellement le 49e état des États-Unis d’Amérique. Sa capitale est Juneau et sa plus grande ville Anchorage où habite environ 40 % de la population de l’État !

Portage glacier vers Whittier

Portage glacier vers Whittier

C’est l’État de tous les superlatifs : le plus grand, le plus austral, le plus froid, le plus sauvage… et en même temps le moins peuplé ! On y trouve aussi le plus haut sommet des États-Unis, le Mont Denali qui culmine à une altitude de 6190 m au cœur du Parc national du même nom, avec 5 000 glaciers, dont un plus grand que la Suisse…

Un grizzli péchant le saumon vers Skagway

Un grizzli péchant le saumon vers Skagway

L’Alaska possède une nature grandiose et quasi vierge, une faune sauvage tant sous l’eau (baleines, phoques, morses…) qu’au-dessus (grizzlis, caribous, orignaux, ours blancs…).

 Un beau caribou dans le parc de Denali

Un beau caribou dans le parc de Denali

Bordé par l’océan Pacifique et la mer de Béring au Sud, l’océan Arctique et la mer de Beaufort au Nord, il est séparé du continent asiatique et de la Russie par le détroit de Béring (le Kamtchatka Russe se trouve à quelques dizaines de kilomètres de l’autre côté du détroit). Avec Hawaï, ils sont les deux seuls états séparés du « Mainland ». En effet, l’Alaska est séparé du reste des É.-U. par le Canada (la province de Colombie-Britannique et le territoire du Yukon) qui borde la totalité de sa frontière Est.

Le nom Alaska ou « Alakshak » vient des Esquimaux Aléoutes et signifie « grandes terres » ou « grande péninsule ». Cette terre fut d’abord peuplées par les Esquimaux Aléoutes. Les Aléoutes sont un peuple des premières nations (ou autochtone) rattaché à la culture inuits. Selon les dernières découvertes archéologiques, ils seraient venus d’Asie Orientale (Sibérie) il y a environ 40 000 ans. Leur arrivée serait bien antérieure aux autres peuples premiers (« Amérindiens ») : une théorie qui se vérifie par leur langue qui est totalement différente de celle des autres peuples qui arrivèrent en Alaska bien plus tard. Les « autochtones d’Alaska » arrivèrent par vagues successives toujours depuis l’Asie orientale et sont répartis par le gouvernement fédéral en 13 groupes (Alaska Native Regional Corporations) définis par leurs langues.

Grizzli et son ourson au Lake Clarck National Park

Grizzli et son ourson au Lake Clarck National Park

En 1890, l’Alaska compte environ 30 000 habitants, dont les ¾ sont issus des premières nations. De nos jours, on recense 7000 Aléoutes, 40 000 Inuits et Yupiks et 22 000 autres peuples premiers sur les 730 000 habitants que compte l’Alaska.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, les Russes furent les premiers Occidentaux à traverser le détroit de Béring pour explorer ces terres. À la même époque, les trappeurs Russes établissent des comptoirs de traite permanents sur les îles Aléoutiennes et sur la côte américaine du Pacifique. Cette région fût même appelée l’Amérique russe ! À cette époque, l’Alaska s’établit autour du commerce du bois et de la traite des fourrures.

En 1867, la Russie vend l’Alaska aux États-Unis pour la somme de 7,2 millions de dollars (environ 120 millions de dollars actuels). Et, ironie de l’Histoire pendant la Guerre froide, l’Alaska devient une position stratégique des États-Unis face à l’Union soviétique.

Jack London et la ruée vers l'or !

Jack London et la ruée vers l’or !

Juste après cette « vente » se produisit de 1897 à 1900 une des plus célèbres ruées vers l’Or de la planète qui attira environ 100 000 prospecteurs ! Ruée vers l’or rendue célèbre par l’un des plus grands écrivains américains, Jack London.

Le futur grand écrivain s’embarque à San Francisco, le 25 juillet 1897 à bord du « SS Umatoilla » à la recherche de cet El Dorado du Grand Nord qui se trouverait sur les bords du fleuve Klondike. En fait, il ne prospecte que très peu, il passe la plupart du temps de son séjour en Alaska dans les saloons et cabarets à écouter les histoires des prospecteurs. Il finit par abandonner cette recherche de l’or pour des raisons de santé et s’en retourne via le Yukon jusqu’à l’océan Pacifique d’où il embarque en 1868 pour San Francisco. Si de cette aventure il ne ramène pas ou presque pas d’or, il va en tirer des chefs d’œuvre littéraire ! En janvier 1899, le magazine « The Overland Monthly » publie sa première nouvelle « À l’homme sur la piste », puis il publiera toujours sur l’Alaska et le Grand Nord « Belliou la fumée », « Filles des neiges », le « Fils du loup », « Construire un feu » … Mais le véritable succès arrivera avec « l’appel de la forêt » en 1903 (« The Call of the Wild »).

Train vers la White Pass à Skagway

Train vers la White Pass à Skagway

 

Planète Découverte vous propose un voyage dans les immensités de l’Alaska qui exercent toujours leur puissant magnétisme sur les voyageurs contemporains. On vient encore y chercher, à défaut d’or au fond des rivières, quelque chose de puissant et de sauvage qui aurait le goût de la liberté. Suivez-nous pour découvrir cette dernière frontière !

 

Pierre

 

Planète Découverte vous emmène à la rencontre des peuples d’Éthiopie

Planète Découverte vous emmène à la rencontre des peuples d’Éthiopie

Planète Découverte vous emmène à la rencontre des peuples d’Éthiopie   ኢትዮጵያ

Peuples d'Ethiopie !

Peuples d’Ethiopie !

Quiconque connait un peu l’Éthiopie reconnait que ce pays possède des paysages grandioses (des volcans, des gorges grandioses …) et des sites fabuleux (Lalibela, Aksoum…), à laquelle il ne faut pas oublier d’ajouter la générosité et les richesses culturelles et historiques de ses peuples.

Jeune diacre à Gondar.

Jeune diacre à Gondar.

Le nom d’Éthiopie en amharique (la langue officielle) est YeItyopyaou ou ኢትዮጵያ. Ce nom fut donné par les Grecs anciens à l’ensemble des pays se trouvant au Sud de l’Égypte. Éthiopiens signifiait en grec « hommes brûlés par le soleil » ! Homère parle des Éthiopiens comme étant les habitants les plus éloignés de la Terre « ceux qui résident depuis l’extrême Orient jusqu’aux régions du couchant », il les considérait comme un peuple mythique. Hérodote (qui est considéré comme le « père de l’Histoire ») applique ce nom aux gens du haut Nil, il cite parmi leurs tribus les Macrobiens (qui vivent longtemps), les Ichtyophages (qui se nourrissent que de poissons) et les Ophiophages (mangeurs d’éléphants, d’autruches, de serpents)… La Bible appelle ce pays la « Terre de Chus », elle serait donc peuplée par les descendants de Chus, fils de Cham, lui-même fils de Noé.

Paysage spectaculaire sur le route de Gondar.

Paysage spectaculaire sur le route de Gondar.

Toutes ces croyances et légendes autant que ses peuples démontrent bien la fascination qu’elle a exercée et qu’elle exerce toujours sur l’Occident. On ne saurait que trop vous conseiller d’aller voir sur place !

L’Éthiopie a toujours été, et est encore de nos jours, une fabuleuse mosaïque de peuples sans âge qui perpétuent rites et traditions vieilles comme le monde.

Migration au petit matin vers le marché...

Migration au petit matin vers le marché…

Elle est actuellement composée de 83 groupes ethniques. On y dénombre plus de 70 langues et au moins 200 dialectes, dont certains n’ont pas encore était répertoriés par les linguistes. Les différences physiques originales entre les ethnies principales ont été atténuées au fil des millénaires, mais ils en existent encore beaucoup qui ont des caractéristiques physiques distinctes et uniques. Ces différents peuples possèdent un grand nombre de coutumes ancestrales, de cérémonies et de célébrations religieuses hallucinantes avec des chants et des danses envoûtantes…

Les deux peuples démographiquement majoritaires sont :

Ferme des plateaux d’Abyssine.

Ferme des plateaux d’Abyssine.

D’une part, les Oromos (32% de la population éthiopienne) qui vivent en majorité sur les hauts plateaux où ils pratiquent l’élevage. Ils vivent encore dans des villages constitués de huttes circulaires faites de boue et de branches.

Et, d’autre part, les Amharas (environ 30% de la population) une ethnie traditionnellement chrétienne qui occupent principalement la région du même nom, située au nord-ouest de l’Éthiopie. Le Christianisme aurait été introduit en Éthiopie dans le royaume d’Aksoum dès le IVe siècle. Isolé du reste du monde entre le VII et le XIXe siècle, elle a développé une spiritualité, une théologie et des usages liturgiques propres, très influencés par l’Ancien Testament (la mythique Reine de Saba appelée Makéda en Ethiopie…).

Prêtre à Lalibela !

Prêtre à Lalibela !

Cohabitent également dans ce pays :

Les Mursis, un peuple semi-nomade du sud du pays, qui vit sur les bords de la fameuse rivière Omo. Les femmes Mursis sont connues pour leurs ornements labiaux et auriculaires en forme de disques plats, qui leur vaut le triste nom de « femme à plateaux « . Les fillettes commencent à porter des disques à partir de l’âge de 10 ans et petit à petit le diamètre des disques s’agrandit et donne d’impressionnantes déformations. Ce peuple de pasteurs compte environ 5000 individus.

Portrait d’une femme Murcie, vallée de l’Omo.

Portrait d’une femme Murcie, vallée de l’Omo.

Les Afars, une population d’éleveurs nomades qui vit aujourd’hui disséminée dans trois états (l’Éthiopie, l’Érythrée et Djibouti).

Les Somalis qui sont majoritairement musulmans et pasteurs, mais aussi d’autres groupes moins nombreux que l’on trouve dans le Sud du pays comme les Tigrés, les Gurages, les Sidamas, les Welaytas, les Konsos (un peuple d’agriculteurs qui a développé un système de culture en terrasses leur permettant de profiter de belles récoltes malgré la pauvreté du sol) …

Village des hauts plateaux.

Village des hauts plateaux.

Le voyageur curieux de rencontres saura apprécier la véritable hospitalité qu’offrent les habitants de ce pays. Ces peuples divers, qui possèdent tous une grande fierté, perçoivent avant tout l’étranger comme un invité et même si certains montreront des réserves dans un premier temps, une fois avertis de vos intentions « pacifiques » et de votre volonté de les connaître respectueusement, vous recevront à bras ouverts. Dans ce pays considéré comme le berceau de l’humanité (avec le Tchad et le Kenya), vous éprouverez un profond sentiment de sérénité. Et c’est ce que nous tenterons de vous faire vivre à travers notre circuit en Éthiopie.

Les chutes du Nil bleu.

Les chutes du Nil bleu.

Planète Découverte vous propose un voyage en Éthiopie pour découvrir ses peuples, ses richesses historiques et architecturales dans des paysages grandioses.  Partez avec nous dans un voyage conçu pour permettre une immersion complète dans les endroits clefs du continent africain !

« Les pieds mènent là où un cœur attend ». Proverbe Éthiopien.

 

Pierre

Las Vegas

Las Vegas
Las Vegas !!!

Las Vegas !!!

LAS VEGAS (36° 11’ 39’’ N et 115° 13’ 19’’ O)

Le Grand Ouest des USA c’est bien sûr des paysages grandioses (Death Valley, Zion, Yosemite, Grand Canyon, etc.) mais c’est aussi la sulfureuse Las Vegas, surnommée « Sin City » (la ville du péché) !

 Fremont street, Down Town !

Fremont street, Down Town !

Las Vegas est l’une des premières destinations touristiques au monde. La ville compte près de 650 000 habitants et accueille environ 37 millions de visiteurs par an. On y trouve plus de 120 000 chambres d’hôtel, ce qui en fait la deuxième ville hôtelière du monde après Londres… Son économie est évidemment basée sur les jeux d’argent (on ne compte pas moins de 120 casinos !) mais aussi les spectacles et l’organisation de grands congrès. Las Vegas est également le temple du shopping, des divertissements et des fêtes en tous genres ( Elvis Presley peut vous marier en moins d’une heure !).

Elle est actuellement la plus grande ville du Nevada, mais elle n’est pas la capitale de l’État, qui est Carson City. Située dans une vallée entourée de montagnes enneigées en hiver et au centre du plus sec des déserts Nord-Américains (le désert de Mojaves), elle est devenue une gageure complètement folle à la nature et à l’environnement !

 

Historiquement les Amérindiens furent les premiers à vivre dans cette vallée qui s’appellera plus tard Las Vegas, il y a environ 10 000 ans. Différents peuples vont se succéder, les Anasazis, les Païutes…

En 1829 un éclaireur mexicain nommé Raphael Rivera, qui faisait partie d’une caravane espagnole chargée d’ouvrir une route commerciale (« Old Spanish trail ») entre le Nouveau Mexique et Los Angeles, fut le premier Occidental à découvrir cette vallée. Ce sont les Mexicains qui la nommèrent « Las Vegas » en raison de ses prairies fertiles alimentées par des sources artésiennes qui jaillissent au milieu du désert.

Las Vegas fût habité en 1855 par les Mormons qui en firent une bourgade agricole. En effet, William Bringhurst et un groupe de 29 missionnaires Mormons vont y construire un fort et y pratiquer l’irrigation par inondation des cultures (un processus encore utilisé dans le parc actuel). Toutefois, 2 années plus tard, ils durent abandonner l’endroit en raison des fortes chaleurs estivales et de tensions à l’intérieur de la communauté et avec les Amérindiens des alentours.

En 1864, l’armée américaine va à son tour occuper le fort construit par les Mormons le rebaptisant fort Baker. Grâce à ses sources d’eau, Las Vegas devient une étape sur la route entre Los Angeles et Albuquerque. Une voie de chemin de fer bientôt vint traverser le village ce qui va activer sa croissance.

Le « village » de Las Vegas est officiellement fondée le 15 mai 1905, il obtient son statut de ville le 16 mars 1911.

Paris in Las Vegas !

Paris in Las Vegas !

Dans les années 30, l’aménagement du barrage Hoover situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de la ville (Las Vegas ayant été choisie pour être le quartier général de la construction du barrage) et surtout la légalisation des jeux d’argent en 1931 vont accélérer rapidement l’essor de la ville et en faire la ville du Jeu ! Très vite elle va acquérir une renommée mondiale avec ses casinos dont la plupart sont aussi d’immenses hôtels. Les casinos sont ouverts à tous (les jeux d’argent restent cependant interdits aux moins de 21 ans aux États-Unis !).

La ville devient la « City without Clocks » (« la Ville sans horloge »), les casinos n’ayant ni fenêtre ni horloge afin de ne pas distraire les joueurs !

Dans les années 70, derrière ces « investisseurs » telles que Bugsy Siegek ou Meyer Lansky on trouve souvent la mafia de la côte Est, les casinos servant à blanchir l’argent et à le faire fructifier !

Dans les années 80, la ville du péché se tourne vers le tourisme ce qui va accroître son économie pour devenir « The Entertainment Capital of the World » (« la capitale mondiale du divertissement »), grâce notamment aux casinos gigantesques d’Howard Hughes et Steve Wynn.

Strip !

Strip !

La ville va attirer les plus grandes stars qui vont s’y produire : Franck Sinatra, Dean Martin, Sammys Davis Jr, Shirley Mac Laine, Elvis Presley… Plus récemment Céline Dion, Britney Spears ou encore Elton John…

Les casinos (qui sont souvent des hôtels-casinos) ont progressivement beaucoup changé d’allure. Les anciens saloons ont laissé la place à d’immenses constructions ultra-modernes où il est possible de jouer 24h/24 et 7 jours/7 aux machines à sous, roulette, black-jack, keno, baccarat, poker, paris sportifs…  Il faut savoir que presque 90% de visiteurs jouent à quelque chose pendant leur séjour et en moyenne ils perdent 500 dollars ! Cela représente donc plusieurs milliards de gain chaque année pour les casinos.

Les casinos se répartissent principalement sur deux zones :

-Dans un premier temps sur Downtown (le centre-ville), où l’on trouve les casinos les plus anciens et l’attraction lumineuse « Fremont Street Expérience ».

-Et aussi le Strip ou South Strip (officiellement, Las Vegas Boulevard), un long boulevard qui s’étend du centre-ville vers le sud. C’est ici que se situent les plus grands hôtels-casinos, les plus récents et les plus excentriques. Leurs architectures sont surprenantes et féériques avec leurs salles de spectacles utilisées pour de grands shows à thèmes…

Les plus fameux sont sûrement :

– Le « Caesars Palace » avec ses 12 000 m2 consacrés aux jeux dans un décor de style romain antique.

– Le « Venitian » qui s’étend sur 10 000 m2, avec sa spectaculaire salle de machines à sous (un jackpot est proposé à un million de dollar !) dans un décor de statue de marbre !

– Le « Wynn », (également 10 000 m2) dans un décor de luxe et de prestige (avec ses 1900 machines à sous).

– Le « Bellagio » et ses 2400 machines à sous accessibles pour tous les budgets (de 1 cents à 1000 dollars, avec là aussi un jackpot à 1 million de dollars). Différentes salles de poker pour les petits et les gros joueurs (au bobby’s room le droit d’entrée est de 20 000 dollars !).

Las Vegas by night !

Las Vegas by night !

Las Vegas a aussi inspirée les cinéastes et les romanciers. Il existe une liste très impressionnante de films et de romans dont le héros est « Sin city » …

Des films comme « Ocean’s Eleven » de Steven Soderbergh, « Casino » de Martin Scorcese, « Las Vegas Parano » de Terry Guilliam, « Very Bad Trip » de Todd Phillips, « Rain Man » de Barry Lewinson, « Proposition indécente » d’Adrian Lyne, « Show Girl » de Peter Verhoeven, etc.

Des romans comme « Sous les néons » de Matthew O’Brien, « Zéropolis » de Bruce Bégout, « Sinatra Confidential – Showbis & mafia » de Shawn Levy, « Las Vegas parano » de Hunter S.Thompson, « Babylone Vegas » de José Luis Muños, « Le festin de l’araignée » de Maud Tabachnik, « American Tabloïd » de James Ellroy, « La lune était noire » de Michael Connelly etc.

« On Las Vegas : I love that town. No clocks. No restrictions ». Marlene Dietrich.

 

On the road !

On the road !

Planète Découverte vous propose 3 voyages dans l’Ouest Américain, qui font tous escale dans cette étape incontournable qu’est à Las Vegas pour aller goûter à la démesure ! Partez avec nous aux Etats-Unis dans un de nos voyages conçus pour permettre une immersion complète dans les endroits clefs du Far West !

 

Pierre !

Immersion au Koyasan !

Immersion au Koyasan !

Koyasan:  34° 13’ 23’’ Nord, 135° 36’ 21’’ Est.

 

Chemin dans l'Okuno-in !

Chemin dans l’Okuno-in !

Une excursion au mont Koya est un temps fort de tout voyage au Japon. Découvrir ses temples qui figurent parmi les plus sacrés de l’archipel nippon, vivre l’expérience d’une nuit dans un monastère bouddhiste et s’immerger dans les traditions séculaires de cette montagne sacrée s’avèrent une expérience inoubliable.

Temple Rokkaku Kyuzo

Temple Rokkaku Kyuzo

Le mont Koya se trouve sur l’île d’Honshu, dans la péninsule de Kii, à environ 80 kms au sud d’Osaka ou à 400 kms de Tokyo. Situé au cœur du parc national de Kōya-Ryūjin dans une zone naturelle protégée par le gouvernement japonais, il se dissimule noyé dans la brume sur un plateau couvert d’une épaisse forêt de cèdres, d’érables et de cyprès.

Le mont Koya est entouré de 8 sommets dont la hauteur est comprise entre 900 et plus de 1 000 m d’altitude, ces 8 montagnes formeraient selon la légende une fleur de lotus dont le mont Koya serait le centre ! Le chiffre 8 est synonyme de bon augure et le lotus est la fleur sacrée dans l’Hindouisme et le Bouddhisme.

Moines de l'école Shingon !

Moines de l’école Shingon !

Mais si le Koyasan (car il a le droit au suffixe honorifique de « san » comme le mont Fuji) est célèbre au Japon c’est grâce à son ensemble monastique, ses temples et son pèlerinage bouddhiste. C’est le premier lieu sacré de l’école du Bouddhisme ésotérique Shingon. L’école Shingon est un des courants majeurs du bouddhisme japonais et l’une des plus anciennes lignées du bouddhisme tantrique, elle possède aujourd’hui environ 12 millions de fidèles.

 

Funiculaire pour le mont Koya !

Funiculaire pour le mont Koya !

Une excursion au mont Koya se mérite ! Il faut depuis les gares de Kyoto, Nara ou Osaka emprunter un ou deux trains qui sont loin d’être aussi rapide que le Shinkansen puis un funiculaire qui gravit la montagne sacrée et enfin un bus qui nous mène à travers la forêt aux portes du sanctuaire !

Rapidement le charme du lieu opère, même si l’arrivée dans un village avec poste, banque et quelques commerces peut surprendre, l’omniprésence des monastères (il y en aurait 117 !), des temples et de la nature qui l’entoure nous transporte dans une atmosphère fascinante et fort particulière.

Kannon !

Kannon !

La découverte du site débute par l’installation des voyageurs et pèlerins au monastère. Après avoir pris une tasse de thé accompagné d’un petit gâteau sucré aux haricots rouges, un moine nous montre nos chambres, l’endroit où se trouvent les bains, le temple pour la cérémonie du matin et nous précise l’heure du dîner (souvent 17h30 parfois 18h ! c’est tôt, mais les soirées sont calmes au mont Koya !).

Puis, une fois l’ambiance installée, on part à la découverte du site… plusieurs endroits sont incontournables au mont Koya.

Statue de Kukaï dit Kobo Daishi

Statue de Kukaï dit Kobo Daishi

Commençons par une visite du temple Kongôbu-ji, siège historique de l’école Shingon qui possède en plus d’un superbe jardin Zen (Banryû-tei) des peintures anciennes magnifiques dont quatre d’entre elles décrivent le voyage initiatique et la fondation du Koyasan par Kukaï. En effet, en l’an 804, le jeune Kukaï s’embarque pour la Chine et la capitale de la dynastie Tang, Changan (l’actuelle Xi’an). Il y restera 2 années pour étudier le Bouddhisme ésotérique auprès des plus grands maîtres de l’époque. De retour au Japon, il édifie en 816 un monastère au mont Koya consacré à la méditation et fonde l’école Bouddhiste Shingon. Une école qui prône le renoncement à l’égo et l’acceptation du monde tel qu’il est. À sa mort en 835, il reçoit le nom de Kôbô Daishi (grand maître de diffusion de la loi). Kukaï demeure encore aujourd’hui une des figures religieuses majeures du Japon.

Jizos protecteurs des enfants

Jizos protecteurs des enfants

Mais le temps fort au mont Koya, c’est certainement une promenade dans l’incontournable et émouvant cimetière Okuno-in à l’atmosphère envoutante qui justifie à lui seul un voyage au Japon ! Ce site qui peut se visiter de nuit comme de jour (il faut assurément faire les deux !) est empreint de mystère et de sérénité. Un chemin d’environ 2 Kms traverse une immense nécropole jusqu’au temple des Lanternes et au mausolée de Kobô Daishi où, selon la légende, il serait toujours présent en méditation pour l’éternité dans le but d’aider toutes les créatures à accéder au Nirvana. On avance ainsi entourée dans une forêt de cèdres cryptomerias gigantesques et d’azalées sauvages, au milieu les 200 000 tombes, stupas et statues couverts de mousses. Les sépultures renferment les cendres d’anonymes comme de personnages historiques célèbres (7 Empereurs, shoguns, samouraïs, lettrés…), ainsi que des stèles dédiées aux morts de batailles liées à la Seconde Guerre mondiale (des deux camps) ainsi que des stèles aux noms de grandes entreprises modernes japonaises (Panasonic, Toshiba…). Tous Japonais désirent laisser une trace de sa personne ici, une mèche de cheveux peut suffire…

 

Pagode/stupa Kompon Daito

Pagode/stupa Kompon Daito

Dans l’enceinte sacrée (Garan) se trouvent d’autres temples magnifiques, comme la pagode/stupa Kompon Daito, à la surprenante couleur vermillon, avec à l’intérieur la statue du Bouddha Amida entouré de Boddhisattvas ; l’harmonieux petit temple Fudô-dô qui date du XIIe siècle ; l’authentique pagode Saïto en bois brut entourée de cèdres…

 

Cuisine Shôjin-ryôri

Cuisine Shôjin-ryôri

Au mont Koya, il faut aussi goûter la gastronomie locale ! Depuis le XIIe siècle, cette cuisine végétarienne très élaborée s’est développée, devenant un art culinaire adapté à la méditation des moines. Elle porte un nom : Shôjin-ryôri. On se rend vers 17h30 (parfois 18h en insistant !) pour prendre le diner dans une belle salle décorée de fresques. Sur des tatamis sont disposées de petites tables élégantes où l’on a arrangé de petits plateaux laqués avec de multiples bols qui rivalisent d’esthétique et d’harmonie. Cette cuisine se compose de champignons, d’herbes et de plantes sauvages locales, de légumes de saison en tempura ou grillés, de soupe miso, de tofu de sésame, de riz… (l’oignon et l’ail sont interdits, car néfastes à la méditation !). Le tout accompagné de thé vert, saké ou de bière !

Chambre d'un monastère du mont Koya !

Chambre d’un monastère du mont Koya !

Puis, après un délassant bain japonais et une balade nocturne, on retrouve sa magnifique chambre où nous attend le futon et sa couette. À l’aube, vers 6h30, c’est l’occasion de se rendre dans le petit temple du monastère pour participer à la prière du matin, au son du tambour taiko et les récitations des sutras.

 

Puis il faudra, ressourcer, quitter le mont Koya et regagner l’agitation des villes, le contraste est fascinant…

Monastère du mont Koya

Monastère du mont Koya

Planète Découverte vous amène au mont Koya pour vivre pleinement cette expérience mémorable.

Pierre

« Le Bonheur n’est pas au bout du Chemin, Le Bonheur est le Chemin » Proverbe zen.

Sur les traces de Gengis Khan.

Sur les traces de Gengis Khan.

Sur les traces de Gengis Khan.                                                                                  

Gengis Khan

Gengis Khan

Planète Découverte vous propose des voyages en Asie centrale dans les steppes de Mongolie au départ de Pékin jusqu’au mythique Lac Baïkal ou de Bichkek au Kirghizistan jusqu’à la Grande Muraille, sur la Route de la Soie

Aller à la découverte de l’Asie centrale et de ses paysages grandioses, c’est aussi aller à la rencontre de ses peuples toujours imprégnés de l’esprit nomade. Des peuples qui se revendiquent encore de la descendance du légendaire Gengis Khan !

Sur la karakoram highway !

Sur la karakoram highway !

L’histoire de Gengis Khan (ᠴᠢᠩᠭᠢᠰ ᠬᠠᠭᠠᠨ, littéralement « souverain universel ») est celle d’un nomade devenu empereur qui réussit à unifier les peuples de l’immense steppe mongole.

Il naquit dans la vallée de l’Onon au Nord de la Mongolie actuelle en 1162 (selon les sources mongoles) et mourut en 1227 en Chine pendant qu’il livrait bataille aux Tangut (un peuple d’origine tibétaine). À sa mort, son empire s’étend de la Mongolie à une grande partie de la Chine et de l’Asie Centrale. Ses successeurs continueront d’agrandir son empire des rives du Japon au Danube afin d’en faire le plus vaste empire de tous les temps.

Sa vie telle qu’on la connait aujourd’hui et un mélange de réalités et de légendes !

Le loup bleu de Yasuhi Inoue.

Le loup bleu de Yasuhi Inoue.

Selon « l’Histoire secrète des Mongols » (la première œuvre littéraire de la culture mongole), on lui attribue des ancêtres mythiques : Gengis Khan serait le descendant d’un loup bleu et d’une biche fauve.

Sur son enfance et sa vie avant qu’il devienne un personnage historique, on ne connait que peu de choses. On sait cependant qu’il est né dans une tribu de nomades non loin de l’actuelle capitale de la Mongolie Oulan-Bator. Il est issu d’une famille noble, son père Yesügei était le chef du clan des Qiyat de la tribu Bordjigin, sa mère Hö’elün, issue de la tribu Merkit. Il reçoit à sa naissance le nom de Temüjin, « le plus fin acier ». Il serait né en tenant un caillot de sang dans son poing ce qui, dans la tradition mongole, indique que l’enfant est destiné à devenir un grand guerrier ! À l’âge de neuf ans, il est fiancé à Börte, du puissant clan des Onggirats. Suivant la coutume, il part vivre avec sa belle-famille afin de gagner par son travail le prix de sa fiancée ! Il est encore enfant quand son père est empoissonné, il doit alors s’enfuir pour ne pas être capturé par les meurtriers de son père. Il va vivre caché et misérable jusqu’en 1181, année où il épouse sa promise ; ce qui lui permet de retrouver un statut social et le soutien du clan de sa belle-famille.

Yourtes !?

Yourtes !?

Comme le dit sa légende, il est un puissant guerrier, mais également un habile politicien, deux qualités qui vont lui permettre de réaliser son grand projet d’unification des tribus mongoles. À cette époque, les 40 tribus mongoles sont déchirées par des guerres internes et divisées face à leurs rivaux, Turcs et Tatars. Grâce à ses alliances, il va se faire nommer Khan « celui qui commande » par une assemblée politique et militaire de notables Mongols appelée Güriltaï. Fort de ce titre il va entreprendre une série de guerres et de conquêtes.

Grande Muraille de Chine !

Grande Muraille de Chine !

En 1202, celui qui s’appelle encore Temüjin est vainqueur des Tatars, ce qui lui permet de dominer la Mongolie. Et, en 1206, le Güriltaï le proclame « Empereur », en mongol Tchingis Khagan « Souverain océanique » ou « Souverain universel ». C’est à partir de cette date que Temüjin acquiert le titre de « Gengis Khan » !

Entre 1203 et 1215, Gengis Khan lance des campagnes victorieuses en Chine contre la dynastie Xia et la dynastie Jin. Il envahit la Mandchourie, mais reste bloqué deux années près de la Grande Muraille avant d’en sortir victorieux. Il prend Pékin en 1215, mais refuse mystérieusement d’entrer personnellement dans la ville !

Yourtes au Kirghizistan

Yourtes au Kirghizistan

Ces campagnes aboutissent à un accord de paix par lequel l’empereur vaincu se soumet aux Mongols et promet d’associer ses troupes à celles de Gengis Khan. Dans le même temps, diverses tribus se rallient à Gengis Khan comme les Ouïghours, dont l’alphabet inspirera celui des Mongols (alphabet encore en usage actuellement).

Samarcande !

Samarcande !

Entre 1218 et 1221, l’empire mongol s’étend vers l’ouest de l’Asie Centrale jusqu’aux rives de l’Indus. Les hordes mongoles envahissent le royaume de Khwarezm, la Sogdiane et les villes historiques de Samarcande et Boukhara (actuellement Ouzbékistan, Tadjikistan et l’Afghanistan) puis l’Iran, où ils occupent les villes d’Ispahan et de Bagdad. C’est depuis l’Iran que Gengis Khan doit rentrer en Chine pour mater la révolte des Xia et des Jin, qui s’allient au peuple Tangut contre lui. Il va les vaincre et étendre son empire jusqu’au fleuve Jaune.

Gengis Khan meurt en 1227, les causes exactes de sa mort restent mystérieuses. Plusieurs hypothèses sont avancées, comme une banale chute de cheval lors d’une partie de chasse qui aurait terrassé le grand conquérant ou une blessure mortelle infligée par la veuve du souverain des Tanguts qu’il aurait forcé à devenir sa concubine !?

Karakorum !

Karakorum !

Son corps est ramené en Mongolie. Afin que le lieu de sa dernière demeure reste secret, son escorte tue tous témoins du cortège ; escorte qui est ensuite à son tour exterminée. Ce lieu n’a d’ailleurs pas été encore découvert même si les archéologues pensent qu’il est probablement enterré dans les montagnes de Burkhan Khaldun. Son mausolée situé à Ordos n’est en fait qu’un cénotaphe, comportant quelques objets lui ayant appartenu. Selon le choix de Gengis, ce sera son troisième fils Ögödei qui va lui succéder et continuer son « œuvre » !!!

Comme héritage, outre son empire, il laisse un recueil de lois mongoles appelées Yassa (un code politique, juridique et moral teinté de traditions ancestrales). Il est aussi à l’origine de l’écriture mongole et il établit des lois en faveur des femmes, comme l’interdiction d’enlever des femmes…

En Occident le nom de Gengis Khan est souvent synonyme de terreur et de cruauté. Quand on voyage en Mongolie, on s’aperçoit qu’il y a une incompréhension des Mongoles sur notre perception de sa brutalité. Ils pensent que les documents historiques écrits par des non-Mongols sont injustement trop sévères envers leur héros, qu’ils exagèrent sa barbarie et ses massacres en minimisant son rôle positif.

La perception de Gengis Khan varie beaucoup selon les peuples et les pays. Les différents peuples Turkmènes (Kazakhs, Kirghiz) revendiquent son héritage. Plus étonnant, à l’arrivée au pouvoir du Parti communiste, la Chine a fait de Gengis Khan un héros national, dans le but de justifier la sinisation des Mongols de la province de Mongolie extérieure !

Yourtes dans la steppe mongole!

Yourtes dans la steppe mongole!

En Mongolie, après le bannissement de son nom par le gouvernement communiste pro-soviétique qui craignait un regain de ferveur nationaliste, il est depuis les années 1990 redevenu le grand héros national. Il est à la fois le Père de la Nation, mais aussi le père des traditions (le mariage, l’écriture) et donc le protecteur et garant de l’identité Mongole. Les Mongols appellent souvent leur pays « la Mongolie de Gengis Khan », et Gengis Khan « le père des Mongols » ! Plusieurs lieux sont nommés en son honneur : de nombreuses rues, immeubles, parcs… le principal aéroport du pays à Oulan-Bator a été rebaptisé aéroport international Gengis Khan. Une immense statue le représentant a été érigée devant le parlement. On peut aussi voir son portrait sur des bouteilles de vodka ainsi que sur les billets de 500, 1 000, 5 000 et 10 000 tugriks.

Nous vous proposons d’aller vérifier tout cela sur place, de partir avec Planète Découverte sur les traces de Gengis Khan, de nous suivre en Mongolie, au Kirghizistan, en Chine.

Cavaliers Kirghizes !

Cavaliers Kirghizes !

Pour une découverte du fabuleux passé mongol de la Chine du Nord à la Sibérie orientale, de Pékin, l’ancienne Khanbalik dont Kubilai Khan (un des petits fils de Gengis Khan) fera sa capitale, à la légendaire cité de Karakorum fondée par Gengis Khan lui-même. Un voyage à travers les steppes mongoles et le désert de Gobi pour rejoindre la Taïga sibérienne qui entoure le fabuleux lac Baïkal.

Ou partir sur la route de la Soie pour effectuer un voyage fascinant du Kirghizistan (ou Kirghizstan) à la Chine ! Pour aller admirer des paysages à couper le souffle, rencontrer des groupes ethniques authentiques (Kirghizes, Ouigours, Tibétains, Huis…) découvrir de sites culturels aussi importants qu’impressionnants (Tash Rabat, les grottes bouddhiques de Mogao, l’armée enterrée à Xian, la Grande Muraille …).

 

Pierre

En Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie 

En Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie 
Lawrence d'Arabie !

Lawrence d’Arabie !

En Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie !

La Jordanie d’Aqaba aux châteaux des croisés, en passant par le grandiose et incontournable désert du Wadi Rum : une invitation à aller sur les traces de Lawrence d’Arabie. Ce pays qui ne s’appelait pas encore la Jordanie fut le principal théâtre de ses exploits. Lawrence d’Arabie à la fois excentrique et visionnaire, souvent nommé le dernier des grands conquérants, était un homme singulier qui voulut façonner l’histoire selon son rêve.

Lawrence d'Arabie, film de 1962

Lawrence d’Arabie, film de 1962

« Tous les hommes rêvent, mais pas de la même façon. Ceux qui rêvent de nuit, dans les replis poussiéreux de leur esprit, s’éveillent le jour et découvrent que leur rêve n’était que vanité. Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en œuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C’est ce que je fis. » T.E. Lawrence.

Le film de David Lean aux 7 oscars « Lawrence d’Arabie » sorti sur les écrans en 1962 a immortalisé les aventures de Thomas Edward Lawrence plus connu sous le surnom de Lawrence d’Arabie. Ce film décrit sa vie et montre plus particulièrement son implication dans l’unification et la libération des différents peuples Arabes face à l’Empire Ottoman durant la Première Guerre mondiale. En effet, officier de liaison britannique au Moyen-Orient durant la grande révolte arabe de 1916-1918, il va prendre fait et cause pour les Arabes face aux Turcs. Par ses exploits diplomatiques et militaires, « El-Awrens » devint une légende ! Il reste de lui un chef d’œuvre littéraire, « Les sept piliers de la sagesse », dans lequel l’auteur raconte ses aventures épiques ponctuées de nombreuses considérations poétiques et philosophiques.

Que cache ce mystérieux personnage ? Quel rôle a-t-il joué au Moyen-Orient ? Quelle était la vraie vie de Lawrence d’Arabie ?

 

 

Bivouac sous une tente bédouine.

Bivouac sous une tente bédouine.

Jeunesse :

Thomas Edward Lawrence est né à Tremadog dans le nord du pays de Galles le 16 août 1888. Son père, dont le vrai nom était Chapman, a quitté l’Irlande, sa femme, ses quatre filles et une bonne partie de sa fortune pour aller vivre avec sa gouvernante Sarah Junner. Mme Chapman refusant de divorcer, ils prennent le nom de Lawrence. Cinq garçons naitront de ce couple « illégitime », Thomas Edward est le second. Ils devront souvent déménager pour préserver leur secret familial, à Dinard en France, à Oxford… car tout le monde autour d’eux, enfants y compris, ignore l’illégitimité de leur relation. Thomas Edward est très doué, il passe brillamment tous ses examens. En octobre 1907, il obtient une bourse pour le Jesus College d’Oxford. Il y fait sa thèse sur « L’influence des Croisades sur l’Architecture militaire européenne du Xe au XIIe siècle » qui va le mener pour ses recherches à se rendre pour la première fois au Moyen-Orient. Lawrence qui aime beaucoup se mêler à la population locale va tirer une excellente connaissance de la langue arabe et une grande sympathie pour ce peuple. C’est le début de son épopée…

 

Archéologue :

Pendant quatre années, au Moyen-Orient, il va faire des fouilles archéologiques. Il en profite pour parcourir cette région sans relâche. Il va à la découverte de ses sites fameux comme les châteaux forts de Shobak ou Kerak dont il connait tous les secrets. Il arpente ses paysages grandioses à Dana ou dans le Wadi Rum (« vaste, retentissant, divin » selon ses propres mots). Il visite ces sites magnifiques comme Pétra où il va connaitre l’émerveillement de cette ancienne cité Nabatéenne devenu une des merveilles du Monde…

Pétra, Deir.

Pétra, Deir.

« A moins que tu n’y viennes, tu ne sauras jamais à quoi ressemble Pétra. Sache seulement que tant que tu ne l’auras pas vu, tu n’auras pas la plus petite idée de la beauté que peut revêtir un lieu. » T.E. Lawrence, Correspondance.

Soldat :

Quand la Première Guerre mondiale éclate, il est affecté, comme sous-lieutenant au Caire au Service des Renseignements militaires. Il fait partie des Arabophiles qui pensent que le meilleur moyen de battre la Turquie est de soutenir la révolte des Arabes en leur promettant par la suite l’indépendance. En octobre 1916, Lawrence rejoint « l’Arab Bureau » en tant qu’officier de liaison. Sa mission consiste à combattre sous le commandement de Hussein ibn Ali chérif de la Mecque et de réunir les tribus pour bouter les troupes de l’Empire ottoman hors du Moyen-Orient. De cette mission va naitre une amitié avec l’émir Fayçal, le troisième fils d’Hussein. Mais sa tâche exacte est difficile à définir, il est à la fois espion, diplomate, stratège, chef de bande et instructeur militaire…

T.E. Lawrence et El-Awrens !

T.E. Lawrence et El-Awrens !

Avec les tribus Arabes, il mène de nombreuses attaques contre les Turcs. Il effectue des raids sur les lieux stratégiques comme la ligne de chemin de fer du Hedjaz qui reliait Damas à Médine ; on peut encore voir des trains emprunter cette ligne qu’il dynamita jadis ! Mais son plus grand fait de guerre est la prise du port d’Aqaba avec une petite troupe de cavaliers Arabes. Un exploit qui va changer les données stratégiques et amener à la libération de ce qui constitue l’actuelle Jordanie, l’Arabie saoudite, l’Irak et la Syrie.

Les drames personnels et les succès militaires vont se succéder. Il est d’abord capturé par les turcs et torturé/violé à Deraa avant de pouvoir s’échapper. Par la suite, il va être parmi les premiers à rentrer dans Jérusalem libérée, puis va faire une entrée triomphale à Damas aux côtés de Fayçal le 30 septembre 1918.

 

Diplomate :

Rentré en Angleterre, il va dépenser toute son énergie pour la cause des Arabes. Mais le Moyen-Orient va rester sous contrôle des Français et des Anglais qui ont conclu un accord secret pour son partage : aux premiers le Liban et la Syrie, aux seconds la Mésopotamie (Irak) et la Palestine. Ils trahissent ainsi la promesse faite au chérif Hussein. C’est ce que Lawrence appellera son « rêve fracassé » ! Même si après l’arrivée de Churchill au Colonial Office, Fayçal devient, sous contrôle de la Grande-Bretagne, roi d’Irak et son frère Abdallah (la dynastie hachémite) reçoit le trône d’un nouvel état, la Transjordanie (la Jordanie actuelle).

 

Les sept piliers de la Sagesse dans le Wadi Rum!

Les sept piliers de la Sagesse dans le Wadi Rum!

Écrivain :

Cependant, les ambitions de Lawrence étaient aussi littéraires. En 1919, il reçoit une petite pension qui va lui permettre d’écrire un livre sur la révolte arabe. Il va d’abord perdre le manuscrit de la première version de ce qui sera les « Sept Piliers de la Sagesse » dans une gare ! Il brûle la seconde au chalumeau, avant de faire imprimer en huit exemplaires la troisième à partir de laquelle il élabore la quatrième et dernière version, achevée en décembre 1925. « Les Sept Piliers de la Sagesse » finirent par être édités en novembre 1926, ce sera un grand succès d’édition. Il dédicacera son livre à un jeune Bédouin Dahoum, mort prématurément en 1918. Dans ce livre, il dépeint notamment son attachement profond et quasi mystique au Wadi Rum (« Rumm le magnifique » comme il disait) où des falaises ont été baptisées du nom de son livre « Les Sept Piliers de la Sagesse ».

 

Les sept piliers de la sagesse, TE Lawrence.

Les sept piliers de la sagesse, TE Lawrence.

Célébrité :

Un journaliste américain du nom de Lowell Thomas avait eu l’occasion de suivre, d’interviewer et de photographier Lawrence durant sa période guerrière. Son reportage « With Allenby in Palestine and Lawrence in Arabia », obtient un grand succès populaire. A la suite de quoi, Lawrence va faire une tournée de conférences aux États-Unis et en Angleterre ce qui le fait connaître du grand public. Mais rapidement il se met à haïr cette soudaine célébrité, sauf quand elle lui permet de rencontrer des gens qu’il admire comme W. Churchill ou G.B. Shaw.

Changement identités !

Au mois d’août 1922, brisé par le sentiment de l’échec, il abandonne toute fonction officielle et en dépit de sa notoriété, il faillit sombrer dans la clochardise. Il préfère, pour des raisons qu’il ne s’explique pas entièrement lui-même, s’engager sous un faux nom comme simple soldat dans la Royal Air Force !? Mais très vite il va être démasqué par les journaux et devant le scandale il doit quitter la R.A.F. En mars 1923, il rentre dans le Royal Tank Corps, sous le nom de Thomas Edward (T.E.) Shaw. Cette identité deviendra légalement la sienne en 1927. Grâce à des amis influents, il réintègre la R.A.F. en août 1925.

Thomas Edward Lawrence à moto.

Thomas Edward Lawrence à moto.

Accident :

En février 1935, il est démobilisé. Il n’a pas de projet précis sauf l’aménagement de son chalet de Cloud Hills et peut-être de nouvelles ambitions littéraires ? Sa nouvelle passion pour les motos et leur vitesse va lui être fatale. En effet, le 13 mai 1935, il est victime d’un accident de la route, il évite deux jeunes cyclistes au détour d’une colline et une mystérieuse camionnette noire !? Il meurt six jours plus tard sans avoir repris connaissance à l’âge de 46 ans. Lawrence est enterré au cimetière de Moreton en présence de célébrités politiques et littéraires et de quelques compagnons d’armes. Son ami Winston Churchill ne pourra pas retenir une larme. Il a sa statue à la Cathédrale Saint-Paul de Londres, à côté des autres grands hommes de l’Angleterre.

Méharée sur les traces de "El-Awrens"!

Méharée sur les traces de « El-Awrens »!

 

Planète Découverte vous entraîne en Jordanie sur les traces de Lawrence d’Arabie dans le somptueux décor naturel du Wadi Rum avec ses escarpements appelés Les Sept piliers de la Sagesse, à dos de chameaux dans les sables du désert qui évoquent sa conquête d’Aqaba et de la mer Rouge…

 

Pierre

Sur les traces d’Alexandra David-Néel ! 

Sur les traces d’Alexandra David-Néel ! 

Sur les traces d’Alexandra David-Néel ! 

Alexandra David-Néel de retour de Lhassa !

Alexandra David-Néel de retour de Lhassa !

Le plus grand explorateur du XXème siècle est une femme !

Véritable figure emblématique du voyage au début du XXème siècle, Alexandra David-Néel est avant tout une femme libre qui fût à la fois journaliste, actrice, cantatrice, écrivaine, féministe, photographe, anarchiste, exploratrice, orientaliste, tibétologue, franc-maçonne et bouddhiste convaincue…

50 ans après sa mort en 1969 à l’âge de 101 ans, elle continue de fasciner les êtres épris de voyages, d’aventures et de liberté par son esprit anticonformiste, par sa farouche indépendance et sa modernité. Elle va marquer son époque où très peu de femmes pouvaient s’échapper seules pour l’Orient et, pour toutes les générations suivantes, elle reste un modèle.

Alexandra David-Néel sur la route du Tibet interdit !

Alexandra David-Néel sur la route du Tibet interdit !

Ses nombreux voyages vont la mener de Ceylan (actuel Sri Lanka) au Sikkim, en passant par le Japon, l’Inde, la Chine, la Corée, la Mongolie et le Tibet… Grâce à ses nombreux ouvrages (récits de voyage, ouvrages érudits sur le bouddhisme et même un roman policier !) elle va influencer et faire rêver plusieurs générations de femmes et d’hommes. Elle va également participer à faire connaître le Tibet et le bouddhisme lamaïste tibétain en Occident. Mais elle est principalement reconnue pour être la première femme occidentale à entrer à Lhassa en 1924, la mystérieuse cité interdite du Tibet !

Louise Eugénie Alexandrine Marie David surnommée Nini, plus connue sous le nom d’Alexandra David-Néel est née à Saint-Mandé près de Paris en 1868 d’un père français ex-instituteur protestant devenu journaliste républicain et d’une mère belge catholique très pieuse. Très tôt sa soif de vagabondage se manifeste, elle fait sa première fugue à 15 ans pour s’enfuir en Hollande et tente de se rendre en Angleterre. Deux ans plus tard, elle récidive cette fois en direction de la Suisse et de l’Italie, en franchissant à pied le col du Saint-Gothard (marche qui préfigure les longs périples à venir !?).

À partir de 1868, elle lutte pour la libération des femmes en collaborant au journal féministe autogéré « La Fronde ». Proche du géographe libertaire Elisée Reclus, elle développe progressivement des convictions anarchistes et rédige un essai intitulé « Pour la vie » si contestataire que personne ne veut le publier !

Elle fait une partie de ses études à Londres où, en quête de vérité, elle commence à s’intéresser aux philosophies orientales, elle y apprend le sanscrit et le tibétain. Lors d’un séjour à Paris, ce serait en visitant le musée Guimet que serait née sa vocation d’orientaliste ! A la société de théosophie de Paris, elle étudie l’Hindouisme, les Veda, le Bhagavad-Gitta (écrits fondamentaux de l’Hindouisme)…

Alexandra David-Néel à Tunis en cantatrice!

Alexandra David-Néel à Tunis en cantatrice!

En 1891 l’appel de l’Orient l’emporte, elle va entreprendre son premier grand voyage vers l’Asie, d’abord l’île de Ceylan, puis elle gagne les Indes, Maduraï,  Bénarès… avant de rentrer sans un sou en France !

De retour, elle s’adonne de nouveau à son autre passion qui est l’art lyrique ! Elle obtient un prix de chant et elle débute alors une carrière de cantatrice. Pendant plusieurs années, elle va grâce à ce talent acquérir une indépendance financière. Elle va triompher en chantant à l’opéra d’Hanoï, de Paris, d’Athènes…  Son parcours hors du commun la mène à l’opéra de Tunis où elle rencontre son futur époux, Philippe Néel, un dandy fortuné. Ils se marient en 1904, avec l’approbation du père d’Alexandra selon les règles de l’époque !

En 1911 (elle a 43 ans), elle ne peut se résigner à sa vie de femme mariée et annonce à son mari son départ en Inde pour 18 mois afin de poursuivre ses recherches sur le Bouddhisme. Elle ne reviendra que 14 ans plus tard ! Plutôt que de divorcer, il l’incite à ce qu’elle reprenne ses voyages et ne cessera de la soutenir financièrement. Tous deux entretiendront une correspondance jusqu’à la mort de son mari en 1941, avec plus de 3000 lettres échangées.

« Je suis une sauvage mon bien cher, mets-toi cela en tête. Toute la civilisation occidentale me dégoûte. Je n’aime que ma tente, mes chevaux et le désert ». Journal de voyage (t. 1) : Lettres à son mari.

Moines lamaïstes au Tibet !

Pendant ses années de recherche et de méditation au Sikkim dans l’Himalaya Indien à plus de 4000 mètres d’altitude, elle va suivre les enseignements au monastère de Lachen de son maitre Bouddhiste, le Gomchen. Elle y obtient le titre de « lampe de sagesse ».

En 1912, elle part faire un pèlerinage à Calcutta avec dans ses bagages de nombreuses photos et plusieurs carnets de notes qui lui serviront plus tard à écrire son œuvre, de là elle continue vers Bénarès et le Népal.

Alexandra David-Néel accompagnée d’Aphur Yongden !

Alexandra David-Néel accompagnée d’Aphur Yongden !

En 1914, de retour au Sikkim dans « la demeure de la grande paix », elle engage un boy âgé de 14 ans nommé Aphur Yongden. Ce jeune serviteur tibétain, qu’elle va rapidement considérer comme son fils (qu’elle finira d’ailleurs par adopter), ne la quittera plus jamais !

Pendant ce séjour dans l’Himalaya Indien, elle réussira même à obtenir une audience avec le 13ème Dalaï-Lama (le prédécesseur de l’actuel Dalaï-Lama) à Kalimpong (Inde), fait exceptionnel pour une Occidentale à cette époque.

Cérémonie au monastère de Ganden au Tibet!

Cérémonie au monastère de Ganden au Tibet!

Sa détermination d’aller vers le « Tibet interdit » et sa mythique capitale Lhassa s’intensifie. C’est depuis longtemps son rêve le plus cher ! Et en 1923 (âgée de 56 ans) bravant l’interdit, elle part à pied vers le toit du monde avec Yongden. Ne pouvant pas atteindre le Tibet directement par l’Inde, car l’administration britannique lui interdit, elle prend des chemins détournés. Elle passe par la Corée, la Mongolie puis la Chine. Elle débute son périple himalayen depuis la région du Yunnan (une province chinoise) jusqu’à Lhassa (qui n’est pas encore une province chinoise !?). Une marche épique, éprouvante et terriblement dangereuse où elle risque à chaque instant au mieux l’expulsion au pire leurs vies !? Son stratagème se fondre dans un groupe de pèlerins bouddhistes en se faisant passer pour une mendiante. Elle vécut ainsi cette rude expérience en évitant les villages, en couchant à la belle étoile et en mendiant sa nourriture comme les pèlerins les plus pauvres du pays.

Potala, palais d'hiver du Dalaï-Lama à Lhassa!

Potala, palais d’hiver du Dalaï-Lama à Lhassa!

« Pendant des jours, nous marchions dans la demi-obscurité d’épaisses forêts vierges, puis, soudain, une éclaircie nous dévoilait des paysages tels qu’on n’en voit qu’en rêve. Pics aigus pointant haut dans le ciel, torrents glacés, cascades géantes dont les eaux congelées accrochaient des draperies scintillantes aux arêtes des rochers, tout un monde fantastique, d’une blancheur aveuglante, surgissait au-dessus de la ligne sombre tracée par les sapins géants. Nous regardions cet extraordinaire spectacle, muets, extasiés, prêts à croire que nous avions atteint les limites du monde des humains et nous trouvions au seuil de celui des génies. »

 

Enfin en février 1924, Alexandra David-Néel accompagnée d’Aphur Yongden pénètrent à Lhassa en proclamant la phrase rituelle  («  Lha gyalo, Dé Tamtché pham !… Les dieux triomphent, les démons sont vaincus ! « )! Aujourd’hui encore les pèlerins chantent ces mots lorsqu’ils franchissent un col dans les montagnes himalayennes !

Alexandra David-Néel & Aphur Yongden devant le Potala !

Alexandra David-Néel & Aphur Yongden devant le Potala !

Une marche de quatre mois à travers de hautes montagnes himalayennes, un périple clandestin d’environ 2 000 km, un exploit fantastique qui la rendit célèbre dans le monde entier. Ils vont rester 2 mois à Lhassa où ils visitent  la ville sainte, le Potala et les grands monastères bouddhistes lamaïstes environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye… sans y être démasqués, se risquant même à se faire photographier devant le Potala, pour apporter la preuve de leur exploit.

« Je quittai Lhassa aussi paisiblement que j’y étais arrivée sans que personne se fût douté qu’une étrangère y avait vécu au grand jour pendant deux mois ».

Elle finit par retourner en Inde où elle embarque le 6 février 1925 pour l’Europe afin, entre autres, de faire publier ses récits.

Voyage d’une Parisienne à Lhassa » qui parait en 1927 .

Voyage d’une Parisienne à Lhassa » qui parait en 1927 .

De retour en France toujours accompagnée d’Aphur Yongden son fidèle compagnon d’aventures qui va devenir légalement son fils adoptif, elle publie son récit le plus célèbre « Voyage d’une Parisienne à Lhassa » qui parait en 1927 en France et aux États-Unis. C’est un grand succès d’édition qui lui vaut tout de suite une grande célébrité internationale.

Riche et célèbre, en 1928 elle s’installe dans une maison à Digne-les-Bains dans les Alpes de Haute-Provence qu’elle baptise « Samten-Dzongou » (forteresse de la méditation). Elle y écrit plusieurs livres relatant ses différents voyages, entretient son jardin…

Pendant une dizaine d’années, elle continue ses recherches, donne des conférences en France, en Europe et aux États-Unis. Mais la vie d’aventure et l’Asie lui manque et, en 1937 avec son fils, elle repart en Chine en empruntant le Transsibérien. La Seconde Guerre mondiale éclate, elle restera en Chine avec Yongden pendant 9 ans.

En 1946, ils rentrent de nouveau à Digne, son « Himalaya pour lilliputiens » comme elle l’appelle ! Elle continue à écrire beaucoup, elle travaille 16 heures par jour malgré son âge. Lorsque des visiteurs viennent lui demander des conseils, ses réponses sont toujours, parait-il, empreintes de sagesse et d’autorité. Yongden meurt en 1955 et Alexandra se retrouve seule.

Alexandra Davis-Néel dans sa maison à Digne-les-Bains.

Alexandra Davis-Néel dans sa maison à Digne-les-Bains.

À la fin de ses jours, elle fut accompagnée par Marie-Madeleine Peyronnet qu’elle surnomme « la Tortue » qui va s’occuper d’elle et de sa maison pendant une dizaine d’années. Elles ont même comme projet d’effectuer un tour du monde en 4CV ensemble ! Elle va jusqu’à renouveler son passeport à l’âge de 100 ans !

Elle décède peu de temps après, en septembre 1969, à presque 101 ans. Ses cendres et celles de Yongden voguent désormais dans le Gange.

Moines Gelugpa (dit bonnets jaunes).

Moines Gelugpa (dit bonnets jaunes).

Cette voyageuse intrépide à l’esprit libre et doué d’un réel talent d’écriture laisse une œuvre qui ne cesse d’être rééditée. Elle a su transmettre sa passion de l’Orient dont elle fit connaître les coutumes et les religions à de nombreuses générations.

Planète Découverte vous propose d’aller sur les traces d’Alexandra David-Néel en Chine au Tibet et au Népal, et même si le Tibet n’est plus celui d’Alexandra et quelle que soit sa situation géopolitique, le Tibet demeure le Tibet, un pays toujours fabuleux !

 

Pierre

 

À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc» !

À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc» !
Aotearoa!!!

Aotearoa!!!

À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc» !

C’est ainsi que la baptisèrent les premiers habitants des lieux, les Maoris. La légende veut que les premiers Maoris arrivant en pirogue depuis la Polynésie eurent comme première image de la Nouvelle-Zélande un long nuage blanc qui enveloppait l’île. D’où le nom qu’ils lui donnèrent.

Dotée d’un patrimoine naturel exceptionnel, mais aussi de valeurs et traditions qui ont traversé le temps malgré la colonisation européenne, la Nouvelle-Zélande n’est pas que le pays du rugby !

«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.

«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.

La Nouvelle-Zélande compte deux îles principales, très différentes l’une de l’autre, et ce à tout point de vue: celle du nord «l’île fumante», avec ses volcans et ses forêts subtropicales, et l’île du sud «l’île de Jade» très montagneuse avec ses pics enneigés et sa chaine de montagnes appelée «Alpes néo-zélandaises ».

Cette géographie singulière met en valeur les forces en présence, d’un côté l’océan dans toute sa puissance qui apporte avec lui des vents qui viennent de l’Antarctique (pas très éloigné, un peu plus de 2 000 km) et de l’autre une végétation luxuriante, un soleil subtropical. Autant d’éléments qui permettent de vivre 4 saisons en un seul jour, comme disent les « Kiwis » (surnom des habitants de la Nouvelle-Zélande) lorsqu’ils évoquent le climat de leur pays.

Sur l'ïle Fumante !

Sur l’ïle Fumante !

Il existe donc de nombreuses raisons de se rendre au «pays du long nuage blanc», en voici quelques-unes:

Ses paysages étonnants et fantastiques, car peu de pays possèdent une telle diversité. On y trouve des volcans, des geysers et sources chaudes, des glaciers, des lacs cristallins où se reflètent les monts enneigés, des forêts aux essences rares ainsi que d’immenses plages de sable désertes…

Fous de Bassan (Ganets)!

Fous de Bassan (Ganets)!

Sa faune: extrêmement riche et endémique, vous aurez l’occasion d’y voir des phoques, pingouins, albatros, cachalots, fous de Bassan et certainement même des dauphins … Dans ce pays où les espèces animales ont évolué en totale autarcie et sans grands prédateurs, certains oiseaux ont perdu l’habitude de voler entrainant une atrophie de leurs ailes. C’est le cas du fameux Kiwi, oiseau timide et nocturne qui se cache la journée, emblème de la Nouvelle-Zélande et surnom de ses habitants. Sans oublier les animaux importés comme les moutons, on en compte 60 millions soit 15 fois plus que de Néo-zélandais.

La pratique de toutes sortes de sports de plein air: la marche, l’équitation, le VTT ou même le saut à l’élastique!

Pour sa flore, tout aussi endémique: comme les Kapongas, sorte de fougères arborescentes autre symbole de la Nouvelle-Zélande que l’on retrouve sur le maillot des All Blacks ou encore les superbes Kauris, des arbres géants considérés comme sacrés par les Maoris

Mais aussi et surtout pour ses chaleureux et sympathiques habitants:

D’une part le peuple « autochtone », les Maoris qui peuplèrent ces îles après leurs découvertes par le légendaire navigateur polynésien Kupe en 950. Les Maoris sont arrivés par vagues successives des îles Cook et des îles de la Société, du IXe au XIVe siècle. Ils s’opposèrent à la colonisation britannique lors des Guerres maories de 1842 à 1860. Ils sont aujourd’hui 730 000 (environ 15 % de la population néo-zélandaise).

Et d’autre part les Européens, «Pakeha ou Papa’a» arrivés au XVIIIe siècle après l’exploration des îles Néo-Zélandaises par le Capitaine Cook en 1769. À ces deux groupes culturels dominants s’ajoutent des immigrés plus récents venant de Polynésie, des Indes ou de Chine.

Bien sûr il existe toujours de grandes différences culturelles entre ces communautés, mais au-delà de leurs différences tous les «Kiwis» partagent le même respect de la nature, des loisirs de plein air et le goût du sport. L’équipe des All Blacks, qui a fait chaque fois vibrer le pays tout entier lors des coupes du monde de rugby, est un bel exemple de rassemblement entre ces communautés. Le rugby est dans ce pays la fierté de tout un peuple et un symbole d’unité entre les traditions maories et les règles apportées par les Britanniques, en témoigne le rituel du «Haka» avant les matchs de l’équipe nationale.

Haka des All Blacks!

Haka des All Blacks!

Légendes maories: le demi-dieu Maui aurait créé l’île du nord en la pêchant au fond des océans et son canoë pétrifié serait devenu l’île du Sud. Kupe le premier maori serait arrivé en 950 depuis Hawaiki, terre sacrée qui correspondrait à l’île de Raiatea près de Tahiti. Il nomma cette immense terre Aotearoa littéralement « le pays du long nuage blanc ».

 

L'île de Jade !

L’île de Jade !

Planète Découverte vous propose un circuit complet à travers les 2 principales îles qui forment la Nouvelle-Zélande, pour découvrir ce pays aux paysages grandioses et stupéfiants de façon authentique et toujours en petit groupe (6 à 11 personnes maximum). Haere mai! (bienvenu)

 

Pierre

Les mystérieuses lignes de Nazca ! 

Les mystérieuses lignes de Nazca ! 

Les mystérieuses lignes de Nazca !  14° 43’ 32’’ Sud et  75° 8’’ 54’’ Ouest.

Géoglyphe dit du "Colibri" !

Géoglyphe dit du « Colibri » !

Les géoglyphes de Nazca ou lignes de Nazca sont un des plus grands mystères archéologiques au monde! Elles sont le plus exceptionnel exemple de géoglyphes qui soit sur terre, incomparable par leur étendue, leur ampleur, leur quantité, leur diversité, leur nature et leur taille !

L’énigmatique « astronaute » à tête d’oiseau ?

L’énigmatique « astronaute » à tête d’oiseau ?

Ce sont de gigantesques figures tracées sur le sol de la « Pampa Colorada » dans le désert de Nazca au Sud du Pérou, à 400 kms au Sud de Lima. Pendant plus de 1 000 ans sans interruption, les anciens habitants de la région ont dessiné sur le sol aride une grande variété de figures sur une superficie de 500 km². Les archéologues dénombrent actuellement 800 lignes, 300 figures géométriques plus ou moins complexes (en spirales, ellipses, trapèzes, triangles…) dont certaines font plus d’un kilomètre de long ; 70 dessins d’animaux stylisés (singe, colibri, condor, jaguar, araignée, orque, héron, pélican…) ; des êtres fantastiques (comme l’énigmatique « astronaute » à tête d’oiseau) et des représentations de plantes biomorphes de 5 à 230 mètres de long.

Le singe !

Le singe !

Et on découvre encore de nouvelles figures ! Par exemple celles mises à jour à la suite d’une tempête de sable et observées par le pilote et archéologue Eduardo Herrán Gómez de la Torre en août 2014. Lors d’un vol, il aperçut avec stupéfaction les figures d’un serpent, d’un camélidé et d’un oiseau jamais recensés ! Également, en avril 2018, furent détectés grâce à des drones et des données satellitaires 50 nouveaux géoglyphes, dont les lignes étaient trop fines pour être vues à l’œil nu…

Oiseau et calendrier astronomique !?

Oiseau et calendrier astronomique !?

Un des mystères de ces géoglyphes c’est que ces figures sont invisibles depuis le sol, on n’y distingue que des lignes ! Ainsi, quand le conquistador Pedro Cieza de León se rend dans cette région en 1553, il fait mention dans son livre « chronique du Pérou » uniquement de traces de pistes ! L’archéologue Toribio Mejia Xesspe, qui explorait la zone en 1927 à la recherche des civilisations pré-incas, fut le premier à faire état de l’observation de ces lignes dans une revue scientifique, mais son histoire n’eut aucun succès et elle tomba rapidement dans l’oubli ! Il faut attendre 1939 pour qu’un scientifique américain Paul Kosok, qui travaillait sur les réseaux d’aqueducs des environs, les observe depuis un avion et qu’il effectue des clichés de ces fameuses lignes. Il en déduit d’abord que ces lignes font partie d’un système d’irrigation, puis émet l’hypothèse d’un calendrier astronomique géant…

Entrée sur le site des lignes de Nasca ...

Entrée sur le site des lignes de Nasca …

Dès lors, ces géoglyphes vont fasciner de nombreux archéologues et savants du monde entier. La plus célèbre et la plus extraordinaire est Maria Reiche, une mathématicienne Allemande qui consacra une grande partie de sa vie (45 années) à l’étude de ces lignes du désert de Nazca. Née à Dresde en 1903, elle se rend au Pérou en 1932 pour faire l’éducation du fils du consul allemand à Cuzco. Fascinée par ce pays, elle décide d’y rester. A Lima, elle fait la rencontre de l’archéologue américain Paul Kosok, dont elle devient l’assistante dans ses recherches sur les lignes de Nazca. En 1948, quand Kosok repart aux États-Unis, elle reste seule et continue les recherches.  Elle vit dans une petite cabane en bois dans le désert, au milieu des lignes. A sa mort, cette petite cabane devient un petit musée qui permet de rentrer dans son univers, avec des photos, ses croquis, ses notes… Elle publie en 1949 « Le Mystère dans le Désert » où elle explique sa théorie : selon elle, ces lignes représentent un calendrier astrologique (qui pointe dans la direction de plusieurs constellations) utilisé pour l’agriculture. En effet, certaines lignes montrent la position exacte du soleil levant et couchant pendant les solstices d’hiver et d’été… Nazca lui doit la préservation du site, sa renommée, ainsi que sa préservation et sa nomination au Patrimoine Mondiale de l’Humanité.

Maria Reiche.

Maria Reiche.

 

D’autres théories plus ou moins pertinentes :

Le documentariste Tony Morrison pensa que les lignes étaient conçues pour relier des Huacas (sites de cérémonies). Jim Woodman avança l’idée que les Nazcas connaissaient la montgolfière, leur permettant d’observer les lignes. Selon Georges Von Breunig, les lignes seraient de gigantesques pistes de course à pied. Henri Stierlin voit dans ces mystérieux tracés une fonction précise : la création de vastes tissus funéraires de dimensions extraordinaires qui servaient d’enveloppe aux défunts dans leur Voyage vers l’au-delà.

D’autres avancent que les lignes auraient été destinées à être vues par les dieux depuis le ciel. Comme l’anthropologue Johann Reinhard qui émet l’hypothèse qu’elles correspondent au culte de l’eau et de la fertilité (divinités qui étaient forcément très importantes dans une région aride) les lignes auraient été des chemins sacrés pour les invoquer.

Piste d'atterrissage pour ET !

Piste d’atterrissage pour ET !

Sans oublier, bien sûr, la fameuse théorie « populaire » des pistes d’atterrissage pour engins spatiaux extraterrestres !!!

 

Ce que l’on sait !

D’abord, l’authenticité des lignes et géoglyphes de Nazca est indiscutable, la communauté scientifique est d’accord sur ce point. Les lignes de Nazca auraient été créées par les peuples des civilisations de Paracas puis de Nazca, des civilisations pré-incaïques, sur une période allant de 500 av. J.-C. à l’an 500 apr. J.-C.

Concernant le mode de fabrication, la plupart des scientifiques s’accordent à dire qu’il reposait sur des méthodes géométriques comme le quadrillage. Une technique qui consiste à mettre des repères au sol afin de reproduire les figures désirées à grande échelle.

L'araignée !

L’araignée !

Quant à la réalisation des dessins, les Nazcas retiraient les pierres noircies par le soleil et les disposaient en tas de part et d’autre des lignes de manière à laisser apparaître le sol en dessous plus clair, riche en gypse. Le climat aride (Nazca est un des endroits les plus secs de la planète, il pleut environ ½ heure par an !) a par la suite permis de conserver ces motifs en parfait état au fil des siècles.

Dans tous les cas, quand les Paracas puis les Nazcas firent de leur désert une gigantesque œuvre d’art, ils ne pensaient pas qu’ils étaient en train de créer un des plus fabuleux débats archéologiques des temps modernes ! Débat qui n’a pas fini de fasciner les scientifiques, les mystiques et tous les voyageurs qui ont la chance de se rendre à Nazca !!!

Planète Découverte vous propose de vous faire découvrir ces fantastiques lignes de Nazca l’une des zones archéologiques les plus impressionnantes au monde et un exemple extraordinaire de l’univers magico-religieux traditionnel dans un magnifique et authentique voyage au Pérou.

Pierre

Billet pour voir les lignes.

Billet pour voir les lignes.