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Voyages en Indonésie

Saveurs venues d’Asie !

Saveurs venues d’Asie !

Saveurs venues d’Asie!

Quelle est le lien entre un lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou, un Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa, un ramen englouti dans un Yataï de Hakata, un tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator, un Jajangmyeon savouré dans un Sikdang de Séoul, un mie goreng ingurgité dans un warung de Java  ou encore un pho avalé dans Cam Chi à Hanoï?

Les nouilles bien sûr !

 

Les nouilles sont très présentes dans toutes les cuisines d’Asie. Le plus souvent elles sont fabriquées avec de la farine de blé dur ou tendre, de riz, de riz glutineux, mais également de soja vert (haricot mungo) ou même de patate douce.yunnan

 

Mais d’où viennent les nouilles, et qui les a inventées ?

En 2005, des scientifiques de l’Académie des sciences de Pékin ont découvert sur les rives du Huang He appelé aussi fleuve Jaune (nord-ouest de la Chine) les plus anciennes nouilles du monde ! Selon la datation au carbone 14, elles seraient anciennes de plus de 4 000 ans. Elles sont faites à base de deux types de millet. Cette découverte a ravivé le vieux débat sur l’origine des nouilles revendiquée par les Italiens, les Arabes et les Chinois ?! Le professeur chinois Lu Houyuan semble avoir la réponse, il a déclaré à la BBC :  » Lajia (le site chinois où furent découverte les plus anciennes nouilles) est un emplacement très intéressant ; d’une certaine manière, c’est le Pompéi de la Chine. Notre découverte indique que les nouilles ont été produites la première fois en Chine« .

L’intérêt de cette découverte semble avoir mis fin au débat sur l’origine des nouilles et des pâtes alimentaires. Elles ne sont à l’origine ni italiennes, ni arabes, mais bel et bien chinoises !

Une légende tenace veut que ce soit Marco Polo qui les aurait importés en Italie à son retour de Chine en 1295 !? En réalité il n’en est rien, les historiens l’ont prouvé. Il parait même que ce mythe aurait été inspiré par un publicitaire des années 1920, qui ce serait servi du grand explorateur vénitien pour promouvoir des marchandises !

Caravane sur la Route de la Soie

Caravane sur la Route de la Soie

En Chine, on les appelle Miàntiáo (面条), au Japon Nūdoru (ヌードル), au Vietnam , en Mongolie goimon (гоймон), en Corée nudeul (누들) …

Mais d’où vient le terme nouille ou noodle employé en Occident ? Le terme serait emprunté à l’allemand nudel, lui-même d’origine incertaine (peut-être du latin nodus). En allemand, il est attesté vers le XVIe siècle, et repris par les Anglais au XVIIIe siècle pour donner noodle. Le terme français s’est écrit noudle ou nudeln au XVIIIe puis nouilles au pluriel dès la fin du XVIIIe.

 

Mais allons à l’essentiel, parlons un peu gastronomie !

Commençons par les inventeurs: les Chinois! La cuisine chinoise utilise une grande variété de nouilles. Mian (面) sont les nouilles de blé alors que fen (粉) sont celles de riz. Contrairement aux pâtes italiennes, les nouilles chinoises sont préparées avec de la farine et non de la semoule. La matière première est bien sûr liée à leur origine géographique : le blé dans les régions céréalières et le riz là où la riziculture domine.

Il existe en Chine des restaurants spécialisés dans les nouilles faites à la main sans aucun outil de découpe, elles sont appelées lā miàn ce qui signifie « nouilles étirées ». À partir de farine de blé, elles sont étirées et repliées environ sept fois jusqu’à obtention d’une unique pâte longue et fine, qui sera ensuite jetée dans un bouillon aromatisé et accompagnées de viande séchée, de cacahuètes et d’épices pour être dégustées dans un bol. L’ethnie chinoise musulmane Hui est la grande spécialiste de cette technique culinaire.

Lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou !

Lā miàn mangé dans le marché de nuit de Hézhèng Lù à Lanzhsou !

Les provinces de Shandong ou de Shanxi ont pour tradition les nouilles au couteau appelées Dao Mian qui sont faites à base de farine de riz. On enroule les nouilles sur elle-même puis on fait sauter des copeaux directement dans l’eau bouillante, à l’aide d’un couteau à légumes et une fois cuites, les nouilles sont sautées dans un wok avec la garniture (légumes, viandes…).

 

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Petit restaurant de nouilles au Japon!

 

Au pays du Soleil levant, les nouilles sont également très cuisinées. On en retrouve une grande variété (men, 麺) qui vont donner diverses préparations (men-rui, 麺類). Il faut dire que la plupart des nouilles japonaises sont d’origine chinoise, importées par un prêtre bouddhiste au XIIIe siècle. Parmi les plus répandues, on peut citer les udon (饂飩) nouilles blanches et épaisses à base de farine de blé tendre (froment) servies, soit froides sur un plat, soit en soupe; les soba (蕎麦) nouilles fines de sarrasin de couleur brune servies comme les udon; les sōmen (素麺) nouilles de blé fines et blanches servies froides sur de la glace en été ; les rāmen (ラーメン) fines nouilles mangées en soupe chaude dans un bouillon à base de poisson ou de viande souvent assaisonnées au miso ou à la sauce soja et accompagnés d’excellents petits ravioli appelés gyoza (ぎ ょ う ざ) et enfin les hiyamugi (冷麦) fabriquées comme les somen et servies froides en été.

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Ramen englouti dans un Yataï de Hakata !

 

En Mongolie, la cuisine est assez simple. La nourriture provient principalement des animaux, que ce soit pour leur viande, leur gras ou les laitages qu’ils produisent. Mais il y a aussi des céréales comme du millet, de l’orge et du blé, donc la possibilité de faire des nouilles ! On peut y manger des raviolis appelés khuushuur (ᠬᠤᠤᠱᠤᠤᠷ/хуушуур) à base de farine de blé, fourré de viande de mouton, de yak ou de bœuf, voire de chèvre et frit dans l’huile ou des buuz (ᠪᠤᠤᠵᠠ/бууз) également fourrés à la viande de mouton ou de bœuf, aux oignons ressemblant au jiaozi chinois. Il y a aussi un plat de nouille nommé tsuivan (ᠴᠤᠶᠢᠪᠢᠩ/Цуйван), avec de la viande, du gras de viande et, chose rare en Mongolie, quelques légumes (carottes, poivrons…).

Tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator !

Tsuivan dévoré dans un guanz à Oulan Bator !

 

La cuisine vietnamienne repose sur des mélanges d’herbes et d’épices originales, ainsi que sur des méthodes de cuisson dont le condiment principal est le nuoc-mâm. Elle est diverse et variée en fonction des inspirations des minorités ethniques nombreuses de ce magnifique pays. Eux aussi ont été inspirés par les nouilles ! Dans le Nord on peut savourer des Bún, des nouilles blanches qui accompagnent les boulettes et les grillades de poitrine de porc avec des herbes aromatiques et des légumes marinés et du Mì xào, des nouilles de blé frites avec garnitures variées. Dans le Centre, on trouve une cuisine inspirée par le peuple cham, par exemple du Bún bò Huế, une soupe de nouilles au bœuf, spécialité de la ville de Huế comme son nom l’indique. Et dans le Sud du pays, une cuisine influencée par la cuisine chinoise et thaïlandaise, comme le Bánh cuốn, des raviolis au porc haché et champignons noirs. Et bien sûr, du phở ou soupe tonkinoise, le plat national vietnamien qui peut se consommer à tout moment de la journée avec des nouilles (de riz)!

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Pho avalé dans Cam Chi à Hanoï !

 

La cuisine coréenne est reconnue pour la variété et la qualité de sa cuisine qui se distingue de celles des pays voisins comme le Japon et la Chine et, même si les nouilles y sont moins présentes, on en rencontre aussi ! La cuisine coréenne utilise beaucoup de piment et surtout l’incontournable kimchi (김치), ainsi qu’une grande variété de légumes, fruits de mer, légumes sauvages, etc.  Avec des nouilles, il y a le Japchae (잡채), un plat à base de nouilles de patate douce, mélangées à des poivrons, carottes, graines de sésame, oignons, bœufs, et lentin du chêne, assaisonnées de coriandre, d’huile de sésame et d’une sauce pimentée, le tout peut être servi chaud ou froid ; le Jajangmyeon (자장면)un plat populaire  « nouilles en sauce frite » avec une sauce noire à base de haricots de soja fermentés; le Kalguksu (칼국수), des nouilles fraîches dans un bouillon de viande, servies froides dans un bouillon froid avec de fines tranches de concombre, ou chaudes avec du bouillon de bœuf et des lamelles de courgettes ; le Mandu (만두) très proche des raviolis chinois (jiaozi), ils peuvent avoir des aspects très différents, de contenus divers (viande de bœuf mélangée avec du tofu frais) ou avec différents types de kimchi. Comme en Chine, ces plats sont frits, bouillis ou cuits à la vapeur, selon les goûts.

Jajangmyeon savouré dans un Sikdang à Séoul

Jajangmyeon savouré dans un Sikdang à Séoul !

 

Au Tibet, la cuisine traditionnelle se distingue en raison de son isolement géographique et de l’aridité de ses sols. Peu de plantes poussent à une altitude moyenne de 4 000 m, mais on trouve de l’orge, avec laquelle on fait la tsampa, la farine d’orge grillée, l’aliment de base du Tibet. La tsampa est utilisée pour faire des momos, des raviolis fourrés cuits à la vapeur ou frits, également du Thupka, un mot tibétain qui définit les soupes ou ragoûts combinés avec des nouilles. On trouve aussi du Thupka au Népal

Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa

Thukpa dégusté au Tashi de Lhassa !

 

LIndonésie n’est pas en reste pour les nouilles, avec son fameux mie goreng ou bami goreng (en Malaisie mee goreng) ce qui signifie « nouilles frites ». Plat à base de nouilles jaunes frites dans l’huile avec de l’ail, de l’oignon ou des échalotes, des crevettes, du poulet, du porc, du bœuf ou des bakso (boulettes de viande), du piment, du chou ou du chou chinois, des tomates, divers autres légumes et des œufs.

un mie goreng ingurgité dans un warung de Java

Mie goreng ingurgité dans un warung de Java

 

Pour terminer ce tour d’Asie de la nouille, il faut aussi parler des nouilles instantanées qu’on trouve partout en Asie. Il y a même un musée dédié aux nouilles instantanées à Yokohama au Japon. Il a été créé dans le but de faire connaître « les pensées créatives » qu’avait Ando Momofuku, l’inventeur japonais des nouilles instantanées (« Chicken Râmen »). Il s’agit non seulement d’un musée, mais aussi un espace où les visiteurs peuvent fabriquer leurs nouilles.

 

Planète Découverte vous fait voyager en Asie : en Chine, au Tibet, en Corée, au Japon, en Indonésie, au Vietnam (bientôt en Mongolie !!!) … pour (notamment !!!) déguster des nouilles succulentes et bien d’autres mets et saveurs de l’Asie.

« Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ».Michel Déon

Un marché flottant au Vietnam.

Un marché flottant au Vietnam.

 

Bon appétit !  Wèikǒu hǎo 胃口好 !  Yoi shokuyoku 良い食欲Joh-eun sig-yog좋은 식욕 ! 

Napsu apik ! Ngon miệng  ! Sain duraaraa сайн дураараа ! 

Pierre

Planète Découverte sous le signe de la Chèvre de bois!

Planète Découverte sous le signe de la Chèvre de bois!

Planète Découverte sous le signe de la Chèvre de bois !

2015 Année sous le signe de la chèvre de bois

2015 Année sous le signe de la chèvre de bois

Cette année nous rentrons dans l’« année de la Chèvre » ou « du Mouton » ?!

En effet, comme tous les 12 ans, la même problématique revient lors du Nouvel An : faut-il célébrer l’année de la Chèvre ou du Mouton? Il y a polémique!

Pour mieux cerner la « problématique », il faut se tourner vers la langue chinoise. En effet, en Chine, on célèbre l’année du 羊 (yáng) et selon les dictionnaires chinois – français pour ce caractère, le résultat proposé sera au choix : « chèvre » et/ou « mouton ». Or si l’on regarde la définition de 羊 dans les dictionnaires chinois – chinois, on se rend compte qu’il s’agit en réalité plus d’une sorte de famille d’animaux que d’un animal spécifique. Il est généralement convenu de célébrer l’année de la Chèvre, mais ceux qui fêteront l’année du Mouton n’auront pas fondamentalement tort!

Yang: signe de la chèvre ou du  mouton !

Yang: signe de la chèvre ou du mouton !

Donc l’année de la Chèvre de Bois, car on associe toujours un de ces cinq éléments (métal, eau, bois, feu, terre) au signe, a commencé le 19 février 2015 et elle se terminera le 7 février 2016, laissant alors place au signe chinois du Singe de Feu (sans polémique on ne confond le singe avec personne!).

Du signe de la chèvre au signe du Singe !

Du signe de la chèvre au signe du Singe !

Mais la question que tout le monde se pose, c’est que va-t-il se passer cette année qu’elle sera notre destin?

Selon les « spécialistes » de l’horoscope chinois, en cette année de la chèvre, du mouton ou du bouc, on doit s’attendre à tout et surtout à l’inattendu!!! Voilà une prédiction impressionnante!  Des coups de théâtre se produiront tout au long de l’année, il y aura des rebondissements,  des pirouettes en tout genre, bref, l’année sera surprenante, on ne va pas s’ennuyer! Plutôt une bonne nouvelle! Que ce soit les simples péripéties ou les situations terribles qui surviendront, elles finiront de toute façon par s’arranger et il y aura toujours un retournement qui interviendra juste à temps pour prévenir le désastre qu’on croyait inévitable !!!

Comme disait le romancier et dramaturge français Alfred Capus : « Tout s’arrange dans la vie, même mal.»!

Celles et ceux qui vont naître cette année, comme celles et ceux qui sont nés sous le signe de la Chèvre, sont décrits comme étant libres, travailleurs, efficaces, faisant preuve de souplesse, ayant une capacité d’adaptation étonnante, créatifs, doux, sensibles (ce sont des artistes dans l’âme, car ce sont des années propices au développement de tous les arts et plus particulièrement à celui de la musique et du théâtre). Ce signe est aussi le plus doux et le plus féminin des signes chinois. La Chèvre est une grande romantique devant l’éternel! Mais ils sont également, hésitants, capricieux, pessimistes, indisciplinés, opportunistes, dépensiers. Personne n’est parfait!

La couleur des « chèvres » est le rose et le violet et ses nombres porte-bonheur sont les 3, 4, 5, 12, 34, 45 et 54. Elles s’entendent bien avec les gens nés sous le signe du Chat (ou Lapin ou Lièvre, là aussi il y a polémique!) et du Cochon, et très mal avec ceux nés sous le signe du Bœuf et du Serpent! Les goûts et les couleurs…?!

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes peut-être une chèvre? Pour être une chèvre, il faut être né une de ces année-là : (de 1907 à 2015) du 13/02/1907 au 01/02/1908 Chèvre de Feu, du 01/02/1919 au 19/02/1920 Chèvre de Terre, du 17/02/1931 au 05/02/1932 Chèvre de Métal, du 05/02/1943 au 24/01/1944 Chèvre d’Eau, du 24/01/1955 au 11/02/1956 Chèvre de Bois, du 09/02/1967 au 29/01/1968 Chèvre de Feu, du 28/01/1979 au 15/02/1980 Chèvre de Terre, du 15/02/1991 au 03/02/1992 Chèvre de Métal, du 01/02/2003 au 21/01/2004 Chèvre d’Eau et du 19/02/2015 au 07/02/2016 Chèvre de Bois.

Il y a des « chèvres » célèbres : Carla Bruni, Bruce Willis, Johnny Hallyday, Julia Roberts, Nicolas Hulot, Nicolas Sarkozy, Nicole Kidman…

Mais rassurez-vous, si vous n’êtes pas une chèvre ou un bouc, vous êtes quand même un animal astrologique!
Mais quel est votre signe dans l’astrologie chinoise?

Vous aurez la réponse dans le tableau qui se trouve à la fin de cet article!

 

Signes du zodiaque d'Asie

Signes du zodiaque d’Asie

Bon à savoir!

L’astrologie occidentale est basée sur le soleil, c’est-à-dire sur une astrologie mensuelle. L’astrologie chinoise, elle, se base sur un cycle lunaire donc à l’année (la seule ressemblance entre les douze signes du zodiaque occidentale est le fait qu’ils soient 12!). L’astrologie chinoise a comme référence 111 étoiles, dont certaines sont des planètes classiques, d’autres des points fictifs (?!) et d’autres sont liées à des légendes ou à des animaux célestes (pourquoi pas!). Chaque cycle lunaire s’établit sur une période de douze ans, elle associe un animal à chaque année de naissance. Un total donc de douze animaux forment la base de l’astrologie chinoise et, de par leurs caractéristiques propres, assurent la nature distincte de chacun d’eux. L’influence de chaque animal sur l’homme est donc capitale! Les 12 animaux sont dans l’ordre d’arrivée: Rat (ou Souris), Bœuf (ou Buffle), Tigre, Lapin (ou Lièvre ou Chat), Dragon, Serpent, Cheval, Chèvre (ou Bouc ou Mouton), Singe, Coq (ou Phénix), Chien, Cochon (ou Sanglier ou Porc).

Selon une légende populaire : Bouddha aurait, au moment de quitter le monde terrestre, convié tous les animaux à venir le rejoindre, mais seulement 12 prirent la décision de l’honorer de leur présence : le chien, le rat, le bœuf, le tigre, le dragon, le lapin, le serpent, le cheval, le mouton, le cochon, le singe et le coq. Honoré par la démarche de ces douze animaux, il leur fit une fabuleuse offrande: chacun d’entre eux se vit offrir une année lunaire à son effigie.

Yin et Yang

Yin et Yang

 

Chaque signe chinois est influencé par le Yin et le Yang. Complémentaires et unis, ils donnent à chacun d’entre nous une facette Yin ou Yang ancrée, mais jamais en opposition. Chaque signe astrologique chinois a donc son pendant Yin ou Yang.

Le Yin révèle notre partie féminine, l’inconscient, la nuit, le froid. Les signes associés sont le bœuf, le chat, le serpent, la chèvre, le coq et le cochon.
Le Yang révèle notre partie masculine, le conscient, le jour, le soleil. Les signes associés sont le rat, le tigre, le dragon, le cheval, le singe et le chien.

 

 

Dans la société chinoise et dans beaucoup de pays d’Asie, l’astrologie occupe encore aujourd’hui une place importante, régissant les faits et gestes. Plus qu’un simple horoscope, c’est souvent un mode de vie. Les Empereurs chinois avaient conscience de son pouvoir et ils avaient interdit sa pratique afin de ne pas dévoiler leurs faiblesses à de potentiels ennemis! De nos jours l’importance des fêtes du Nouvel An (basé sur l’astrologie) en témoigne: Losar au Tibet, Têt au Vietnam

Fête du Nouvel An en Chine

Fête du Nouvel An en Chine

En tout cas, que l’on croit ou pas dans l’astrologie, que l’on soit chèvre ou bouc, l’Asie est de toutes les façons fascinante dans ses coutumes et dans toutes ces formes de cultures.

Planète Découverte vous invite à aller explorer l’Asie : la Chine, le Tibet, le Vietnam, le Cambodge, la Birmanie, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, le Bhoutan, etc. à la rencontre de l’Orient!

« Croyez ce que vous-même aurez expérimenté et reconnu raisonnable, qui sera conforme à votre bien et à celui des autres. » Bouddha

Bon voyage avec nous!

Pierre

 

Pour connaitre votre signe dans l’horoscope asiatique:

Années chinoises

Début

Fin

Début

Fin

Élément

Signe

1900 jan. 31 1901 fév. 18 1960 jan. 28 1961 fév. 14 金 Metal 鼠 rat
1901 fév. 19 1902 fév. 07 1961 fév. 15 1962 fév. 04 金 Metal 牛 buffle
1902 fév. 08 1903 jan. 28 1962 fév. 05 1963 jan. 24 水 Eau 虎 tigre
1903 jan. 29 1904 fév. 15 1963 jan. 25 1964 fév. 12 水 Eau 兔 lièvre
1904 fév. 16 1905 fév. 03 1964 fév. 13 1965 fév. 01 木 Bois 龍 dragon
1905 fév. 04 1906 jan. 24 1965 fév. 02 1966 jan. 20 木 Bois 蛇 serpent
1906 jan. 25 1907 fév. 12 1966 jan. 21 1967 fév. 08 火 Feu 馬 cheval
1907 fév. 13 1908 fév. 01 1967 fév. 09 1968 jan. 29 火 Feu 羊 chèvre
1908 fév. 02 1909 jan. 21 1968 jan. 30 1969 fév. 16 土 Terre 猴 singe
1909 jan. 22 1910 fév. 09 1969 fév. 17 1970 fév. 05 土 Terre 鷄 coq
1910 fév. 10 1911 jan. 29 1970 fév. 06 1971 jan. 26 金 Metal 狗 chien
1911 jan. 30 1912 fév. 17 1971 jan. 27 1972 fév. 14 金 Metal 猪 porc
1912 fév. 18 1913 fév. 05 1972 fév. 15 1973 fév. 02 水 Eau 鼠 rat
1913 fév. 06 1914 jan. 25 1973 fév. 03 1974 jan. 22 水 Eau 牛 buffle
1914 jan. 26 1915 fév. 13 1974 jan. 23 1975 fév. 10 木 Bois 虎 tigre
1915 fév. 14 1916 fév. 02 1975 fév. 11 1976 jan. 30 木 Bois 兔 lièvre
1916 fév. 03 1917 jan. 22 1976 jan. 31 1977 fév. 17 火 Feu 龍 dragon
1917 jan. 23 1918 fév. 10 1977 fév. 18 1978 fév. 06 火 Feu 蛇 serpent
1918 fév. 11 1919 jan. 31 1978 fév. 07 1979 jan. 27 土 Terre 馬 cheval
1919 fév. 01 1920 fév. 19 1979 jan. 28 1980 fév. 15 土 Terre 羊 chèvre
1920 fév. 20 1921 fév. 07 1980 fév. 16 1981 fév. 04 金 Metal 猴 singe
1921 fév. 08 1922 jan. 27 1981 fév. 05 1982 jan. 24 金 Metal 鷄 coq
1922 jan. 28 1923 fév. 15 1982 jan. 25 1983 fév. 12 水 Eau 狗 chien
1923 fév. 16 1924 fév. 04 1983 fév. 13 1984 fév. 01 水 Eau 猪 porc
1924 fév. 05 1925 jan. 24 1984 fév. 02 1985 fév. 19 木 Bois 鼠 rat
1925 jan. 25 1926 fév. 12 1985 fév. 20 1986 fév. 08 木 Bois 牛 buffle
1926 fév. 13 1927 fév. 01 1986 fév. 09 1987 jan. 28 火 Feu 虎 tigre
1927 fév. 02 1928 jan. 22 1987 jan. 29 1988 fév. 04 火 Feu 兔 lièvre
1928 jan. 23 1929 fév. 09 1988 fév. 04 1989 fév. 05 土 Terre 龍 dragon
1929 fév. 10 1930 jan. 29 1989 fév. 06 1990 jan. 26 土 Terre 蛇 serpent
1930 jan. 30 1931 fév. 16 1990 jan. 27 1991 fév. 14 金 Metal 馬 cheval
1931 fév. 17 1932 fév. 05 1991 fév. 15 1992 fév. 03 金 Metal 羊 chèvre
1932 fév. 06 1933 jan. 25 1992 fév. 04 1993 jan. 22 水 Eau 猴 singe
1933 jan. 26 1934 fév. 13 1993 jan. 23 1994 fév. 09 水 Eau 鷄 coq
1934 fév. 14 1935 fév. 03 1994 fév. 10 1995 jan. 30 木 Bois 狗 chien
1935 fév. 04 1936 jan. 23 1995 jan. 31 1996 fév. 18 木 Bois 猪 porc
1936 jan. 24 1937 fév. 10 1996 fév. 19 1997 fév. 06 火 Feu 鼠 rat
1937 fév. 11 1938 jan. 30 1997 fév. 07 1998 jan. 27 火 Feu 牛 buffle
1938 jan. 31 1939 fév. 18 1998 jan. 28 1999 fév. 15 土 Terre 虎 tigre
1939 fév. 19 1940 fév. 07 1999 fév. 16 2000 fév. 04 土 Terre 兔 lièvre
1940 fév. 08 1941 jan. 26 2000 fév. 05 2001 jan. 23 金 Metal 龍 dragon
1941 jan. 27 1942 fév. 14 2001 jan. 24 2002 fév. 11 金 Metal 蛇 serpent
1942 fév. 15 1943 fév. 04 2002 fév. 12 2003 jan. 31 水 Eau 馬 cheval
1943 fév. 05 1944 jan. 24 2003 fév. 01 2004 jan. 21 水 Eau 羊 chèvre
1944 jan. 25 1945 fév. 12 2004 jan. 22 2005 fév. 8 木 Bois 猴 singe
1945 fév. 13 1946 fév. 01 2005 fév. 9 2006 jan. 28 木 Bois 鷄 coq
1946 fév. 02 1947 jan. 21 2006 jan. 29 2007 fév. 17 火 Feu 狗 chien
1947 jan. 22 1948 fév. 09 2007 fév. 18 2008 fév. 6 火 Feu 猪 porc
1948 fév. 10 1949 jan. 28 2008 fév. 7 2009 jan. 25 土 Terre 鼠 rat
1949 jan. 29 1950 fév. 16 2009 jan. 26 2010 fév. 13 土 Terre 牛 buffle
1950 fév. 17 1951 fév. 05 2010 fév. 14 2011 fév. 2 金 Metal 虎 tigre
1951 fév. 06 1952 jan. 26 2011 fév. 3 2012 jan. 22 金 Metal 兔 lièvre
1952 jan. 27 1953 fév. 13 2012 jan. 23 2013 fév. 09 水 Eau 龍 dragon
1953 fév. 14 1954 fév. 02 2013 fév. 10 2014 jan. 30 水 Eau 蛇 serpent
1954 fév. 03 1955 jan. 23 2014 jan. 31 2015 fév. 18 木 Bois 馬 cheval
1955 jan. 24 1956 fév. 11 2015 fév. 19 2016 fév. 7 木 Bois 羊 chèvre
1956 fév. 12 1957 jan. 30 2016 fév. 8 2017 jan. 27 火 Feu 猴 singe
1957 jan. 31 1958 fév. 17 2017 jan. 28 2018 Fév 15 火 Feu 鷄 coq
1958 fév. 18 1959 fév. 07 2018 fév. 16 2019 fév. 4 土 Terre 狗 chien
1959 fév. 08 1960 jan. 27 2019 fév. 5 2020 jan. 24 土 Terre 猪 porc

 

 

 

 

Planète Découverte vous emmène dans les Hauts lieux du Bouddhisme.

Planète Découverte vous emmène dans les Hauts lieux du Bouddhisme.

Planète Découverte vous emmène dans les Hauts lieux du Bouddhisme.

Haut lieu du Bouddhisme, le Potala de Lhassa

Haut lieu du Bouddhisme, le Potala de Lhassa

À travers le temps et l’espace, chaque pays a élaboré « son propre Bouddhisme ». En assimilant les deux doctrines principales (le Theravada aussi appelé « Petit Véhicule » et le Mahayana aussi appelé « Grand Véhicule ») à ses propres influences et croyances ancestrales, de nombreux pays d’Asie ont construit de fabuleux et originaux sites bouddhistes que nous vous proposons de découvrir.
L’enseignement du Bouddha est appelé « véhicule », car il permet de progresser sur la Voie qui mène à l’éveil et à la libération de la souffrance. Le Petit Véhicule ne considère que l’enseignement transmis par le Bouddha historique selon la voie monastique des anciens (premiers disciples). Le Grand Véhicule, lui, considère que les enseignements d’autres Bouddhas ou Bodhisattvas sont possibles. Ils peuvent nous aider sur la Voie.
Que ce soit donc dans les pays où l’on pratique le « Grand Véhicule » : au cœur de l’Himalaya dans les monastères lamaïstes du Tibet, du Sikkim, du Ladakh, au Royaume du Bhoutan, au Népal (au Mustang!), dans les grottes aux mille bouddhas de Chine ou dans les immenses temples en bois millénaires du Japon ou de Corée…
Ou que ce soit dans les pays où les gens se réfèrent au « Petit Véhicule » comme en Asie du Sud-Est, dans les pagodes couvertes d’or de Birmanie, dans les hallucinants temples perdus des forêts vierges du Cambodge…
Planète Découverte, grâce à ses guides-accompagnateurs qui parcourent le monde depuis des années, notamment en Asie, vous emmène dans les hauts lieux du Bouddhisme à la découverte de ces merveilles du Bouddhisme des sommets de l’Himalaya aux rives du Pacifique.

 Les trois singes de Nikko, Japon

« je ne dis pas le mal », « je ne vois pas le mal », « je n’entends pas le mal », 3 petits singes de la sagesse

 

Partons en Inde, le pays où naquit Siddhârta Gautana, dit Shākyamuni, le Bouddha historique et fondateur du Bouddhisme. Les origines du Bouddhisme en Inde remontent au Vème siècle av. J.-C. à la suite de l’éveil du Prince Siddhârta et de son enseignement. Il s’impose face au Brahmanisme, puis il fût rejeté dès le XIIIe siècle par l’Hindouisme et l’Islam. Le Brahmanisme ira jusqu’à intégrer Bouddha comme simple avatar de Vishnu! De nos jours, le Bouddhisme reste toujours très actif dans l’Himalaya indien, au Ladakh dans les monastères de Leh comme sur les rives de l’Indus et au Sikkim autour des chorten (stupas) du Tashiding Gompa.

Chorten au Ladakh, Inde

Chorten Chang-Tang au Laddakh

Traversons la frontière pour l’exploration du Tibet, où l’on y pratique depuis le VIIIe siècle le Bouddhisme lamaïste ou Vajrayana (véhicule de diamant), qui reprend la philosophie et la cosmologie du Mahayana avec, en plus, une symbolique et des pratiques religieuses spécifiques basées sur le tantrisme. En arrivant sur le toit du monde, il a subi les influences de la religion chamaniste Bön présente au Tibet bien avant l’arrivée du Bouddhisme.

Temple de Labrang dans l'Amdo, Chine

Bonnets jaunes au Tibet

Les Bouddhistes lamaïstes utilisent des rites réservés aux initiés: mandalas (représentation du cosmos divin), mantras (prières et formules magiques) et mudras (gestuelle répondant à des codes bien précis). Le savoir et l’enseignement ésotérique est transmis aux initiés par un maître spirituel (guru en sanscrit, lama en tibétain), ils occupent une place fondamentale. Autre particularité du Vajrayana, il y a la possibilité d’atteindre l’Éveil en ce monde, en « incorporant » la vérité spirituelle profonde. Ainsi le Samsara (roue de la vie ou cycle des réincarnations) et le Nirvana (libération du cycle des réincarnations qui mène l’éveil) se confondent, on peut donc devenir un « Bouddha vivant ». Depuis cinq siècles, l’autorité spirituelle, religieuse et politique des Tibétains est le Dalaï-Lama (océan de sagesse), il est l’Incarnation d’Avalokiteshvara, le bodhisattva de la compassion, il appartient à l’école des Geluppa (ou bonnets jaunes), la plus importante du Vajrayana. Tendzin Gyatso, l’actuel XIVe Dalaï-lama, vit en exil à Dharamsala (Inde) depuis 1959, il reste cependant le garant de la foi, de la culture et de l’identité tibétaine. Les hauts lieux du Bouddhisme au Tibet sont le sublime Potala de Lhassa, grandiose palais-monastère bâti au VIIe siècle par le Vème Dalaï-Lama pour affirmer son pouvoir, le mystérieux temple de Jokhang, toujours à Lhassa qui est le plus vieux et le plus sacré des monastères du pays et abrite le Jowo, la fameuse statue de Bouddha, que tous les Tibétains rêvent de contempler une fois dans leur vie. C’est pour lui rendre hommage que les fidèles entreprennent le pèlerinage vers Lhassa pour le contempler… au Tibet, on trouve encore de nombreux monuments essentiels du Bouddhisme comme le superbe Kumbum (le Chorten aux mille images) de Gyantse ou le magnifique monastère Tashilhumpo, siège du Panchen Lama (deuxième personnage de la hiérarchie bouddhiste lamaïste après le Dalaï-Lama)…

Continuons notre voyage par un petit royaume où le Vajrayana est également pratiqué: le Bhoutan. On y trouve le fantastique monastère de Taktshang, le plus célèbre du pays tant pour sa situation géographique (il est accroché à une falaise à 3 120 mètres d’altitude et à environ 700 mètres au-dessus de la vallée de Paro) que pour son importance religieuse, Milarepa, un des deux grands « saints » tibétains qui y séjourna au XIIe siècle.

Temple Taktshang au Bhoutan

Taktshang au Bhoutan

Après un passage à la ville qui répond au nom évocateur de Darjeeling, on arrive au Népal. Les Bouddhistes sont 30 % de la population. Ici le Bouddhisme est souvent mêlé aux traditions locales et aux croyances hindouistes. Le Bouddhisme est présent dans des sites majeurs : à Bodnath, un grand sanctuaire du Bouddhisme et haut lieu de pèlerinage avec son impressionnant stupa de 100 m de circonférence, à Swayambu, aussi appelé le Temple des Singes, fondé il y a 25 siècles, c’est l’un des premiers sanctuaires bouddhiques du monde, à Patan, peut-être la plus ancienne cité bouddhique d’Asie, puisque c’est là que l’Empereur Asoka fit construire l’un des quatre grands stupas destinés à accueillir les cendres de Bouddha et bien sûr à Lumbini, village de naissance de Bouddha, devenu lieu de pèlerinage pour les Bouddhistes du monde entier.Stupa de Bodnath eu banlieue de Kathmandu

Stupa de Bodnath à Kathmandu

 Partons vers l’Est, dans l’Empire du Milieu, la Chine, où le Bouddhisme est toujours vivant, on y pratique également le Bouddhisme Mahayana qui s’y épanouit à partir du Ve siècle, puis évoluèrent sous forme de cultes populaires, liés notamment avec les philosophies confucianistes et taoïstes. Le Confucianisme et Bouddhisme se complètent en Chine, l’un sert de guide pour la vie de ce bas monde, l’autre pour la vie dans l’autre monde. Avec le Taoïsme, le Bouddhisme partage une certaine conception de la recherche d’harmonie et de sérénité. Là encore nous vous rendons aux sites principaux : Les Grottes bouddhistes du sanctuaire rupestre de Dunhuang, grand centre d’enseignement bouddhique au VIe siècle, sur la route de la Soie, ainsi qu’à Bingling Si avec ses fameuses grottes sculptées des mille Bouddhas, dont celui de Maitreya, le Bouddha du futur haut de 27m.

Grand Bouddha des grottes de Bingling Si

Bouddha géant de Bingling Si

Traversons la mer du Japon, après s’être arrêté au très beau temple bucolique de Beomeosa qui surplombe Busan (le principal port de Corée du Sud) et débarquons sur les côtes de l’archipel Nippon, où le Bouddhisme est arrivé de Chine via la Corée au VIe siècle. Il s’inspire du Mahayana et s’est développé en symbiose avec le Shintoïsme, un de culte indigène toujours très présent qui glorifie la nature et les divinités ancestrales (parfois assimilées comme des manifestations de Bouddha). Au Pays du Soleil Levant, c’est à partir du XIIe siècle qu’apparaissent deux écoles majeures : la Terre pure et le Zen. Le Zen est fondé sur la méditation et voit le salut comme intérieur (il ne dépend que de soi, de sa force propre), la Terre pure est bâtie sur la dévotion et considère qu’il est extérieur (il ne résulte que de l’intervention du Bouddha Amida ou Amitābha, Bouddha de la Béatitude). Le Zen, pratique bouddhiste qui domine au Japon, délaisse les spéculations métaphysiques et pratiques ritualistes au profit de la concentration intérieure, de l’expérience intuitive. Le Zen considère que l’acquisition de la sagesse est au-delà de toute rationalité ; enfouie dans notre inconscient, elle apparaît aux esprits sereins. Ici, il faut se rendre absolument à Nara voir le Todai-ji et son Bouddha Daibutsu, à Kyoto pour s’émerveiller devant les Pavillons d’Or et d’Argent, méditer au jardin zen du Ryoan-ji, au Mont Koya pour se recueillir dans ses temples et monsatère Shingon et dans  l’Okuno-in…

Procession de moines zen à Nara devant le Todai-ji

Procession de moines zen à Nara devant le Todai-ji

Naviguons jusqu’en Asie du Sud-Est et abordons le Vietnam, qui est un peu une transition entre le Grand et le Petit véhicule. Le Mahayana est le plus répandu, sauf du côté du delta du Mékong. Le Bouddhisme cohabite depuis toujours avec le culte des ancêtres qui est pratiqué à domicile. Il était en perte de vitesse du XVIIe au XIXe siècle, mais il reprit du poil de la bête à l’époque coloniale, en réaction à la colonisation de l’Indochine.

En Asie du Sud-Est, le Bouddhisme s’est implanté dès le début de notre ère. La tradition Theravada est prédominante dans cette région du monde comme en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge… Comme dans la plupart des pays d’Asie, le Bouddhisme se mêle aux croyances locales, qu’il a le plus souvent incorporées. Les gens continuent de se tourner vers les divinités locales pour leurs petites misères et tracas quotidiens et vers Bouddha pour leurs questions existentielles.

Moine Bouddhiste à Angkor Vat au Cambodge

Moine Bouddhiste du Petit véhicule

Ainsi, en Birmanie, 85 % des gens suivent les préceptes du Bouddhisme Theravada… tout en continuant de faire des offrandes aux Nats (les esprits). Au « Pays d’Or » le Bouddhisme reste très présent dans la vie quotidienne comme sur ses pagodes couvertes d’or. Certains de ces sites font partie des plus beaux monuments bouddhiques du monde. Il faut absolument aller admirer les quatre Shwe, des pagodes d’or fondées à l’époque de Bouddha, dont la sublime Schwedagon de Rangoon, l’un des plus grandioses monuments du monde, mais aussi Bagan, fabuleux site comprenant plus de 2 000 monuments, dont le temple d’Ananda disciple du Bouddha, qui fut un phare du Bouddhisme du XIe aux XIVe siècle et point de rencontre de commerçants, diplomates, bonzes, savants… et bien sûr, Mandalay, la ville symbole du Bouddhisme, avec ses 150 monastères et 70 000 moines, sans oublier l’étonnant Rocher d’Or, perché à 1 000 m d’altitude au bord d’un précipice, la grotte aux 8 094 Bouddhas, à l’atmosphère envoûtante…

 Bagan en Birmanie

Le fabuleux site de Bagan en Birmanie est le site bouddhique le plus vaste du monde.

Au Cambodge, le Bouddhisme Theravada devint religion d’État dès le XIIIe siècle, et le resta jusqu’en 1975 (mâtiné d’animisme). On y trouve bien sûr Angkor Wat, site monumental s’il en est! Il fut la capitale des rois khmers du IXe aux XVes siècles, voués au départ aux divinités hindoues, il intègre également des monuments bouddhiques, tels que le temple du Bayon. Ses ruines constituent l’un des plus grands ensembles architecturaux du monde.

Angkor Wat au Cambodge

Temple principale du site Kmer d’Angkor, Angkor Wat au Cambodge

Il y a encore de nombreux pays où le Bouddhisme est présent comme en Indonésie. Dès le IIIe siècle apr. J.-C., il fut florissant sur Java au temps de la dynastie Sailendra (du VIIIe aux Xe siècle), il a ensuite pratiquement disparu au profit de l’Islam, laissant tout de même sur l’île quelques cultes syncrétiques et le plus grand monument bouddhique du monde : Borobudur, étrange structure pyramidale en gradins, surplombée d’un cercle, qui serait issu de la transformation au VIIIe siècle d’une pyramide hindouiste en stupa bouddhiste. Elle est complétée par plus de 2 000 images et bas-reliefs. Ni un temple, ni un sanctuaire, Borobudur serait un « mandala de pierre » destiné à favoriser l’ascension vers l’Éveil, en gravissant physiquement les niveaux, selon un code précis, le fidèle se détache progressivement du monde des désirs et des apparences et s’élève spirituellement.
Borobudur à Java

Le temple de Borobudur à Java, le plus grand temple bouddhiste au monde

 

Planète Découverte vous fait voyager en Asie  dans les magnifiques constructions que les Hommes ont faite en l’honneur de Bouddha du Tibet à l’Indonésie

« Le sentier est unique pour tous, les moyens d’atteindre le but varient avec chaque voyageur.  »   Proverbe tibétain

Petits Bouddhas à Miyajima au Japon

Petits Bouddhas à Miyajima au Japon

Bon voyage avec nous.

Pierre

 

Circuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons !

Circuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons !
Circuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons !

Rencontre étonnante d’un groupe  Planète Découverte  lors d’un circuit dans les îles de la Sonde,  en Indonésie  du côté de Komodo ! Sape est une petite ville portuaire surannée, entourée par la jungle et les rizières qui, malgré son apparence décrépite, possède le charme des ports des tropiques. Il se trouve sur la partie orientale de l’île de Sumbawa, au cœur des îles de la Sonde en Indonésie.

Si nous nous trouvions là par un matin d’octobre, en provenance de Bali et Lombok, c’est que nous avions rendez-vous avec un bateau pour embarquer vers les îles de Komodo, Rinca et Florès.

Départ pour Komodo, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

Départ pour Komodo, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

Notre embarcation est bien là au rendez-vous, amarrée au bout d’un quai arrivant de l’île de Florès. C’est un grand bateau en bois, une sorte de boutre, le style de navire que l’on trouve dans cette partie du globe depuis des siècles. Celui-ci est aménagé pour accueillir des touristes.

Notre bateau au mouillage dans les îles de la Sonde

Notre bateau au mouillage dans les îles de la Sonde

En voyant ce beau bateau, la légère inquiétude du groupe fait vite place à l’excitation de prendre la mer ! Nous embarquons et commençons par faire une visite du bateau, nous découvrons nos cabines particulières, petites certes, mais avec douches et airs conditionnés; il y a le «carré» composé d’une table et de bancs avec cousins, pour manger, boire ou lire; nous disposons également sur le pont supérieur d’un coin aménagé avec des transats pour prendre un bain de soleil ou faire une sieste.

L’équipage est composé d’un capitaine, style loup de mer avec anneaux dans l’oreille et tatouages, de 2 marins toujours souriants et d’un cuisinier qui, à partir d’une petite cabine transformée en cuisine, réussit à faire des plats succulents !

Je fais une petite inspection du bateau : il y a des gilets de sauvetage, une annexe, le plein de carburants, de l’eau et de la nourriture pour plusieurs jours… Nous sommes fin prêts pour larguer les amarres et faire la traversée de la mer de Florès.

Le ciel est bleu avec juste quelques nuages au loin qui couvrent les îles et le sommet du majestueux volcan Tambora (2850 m d’alt); la mer est calme, parfaite pour naviguer, profiter du paysage, manger les plats que nous sert le cuisinier du bord… En fin de journée, le vent se lève, la mer devient plus houleuse, il est temps de mouiller dans une crique bien abritée, dans une des nombreuses îles qui abondent dans cette partie de la mer de Florès. Nous sommes à quelques «encablures» de l’île de Komodo, seul dans cette baie avec juste un autre bateau de plongeurs venus admirer les fonds marins grandioses.

La nuit est superbe à bord sous la lune et les étoiles qui éclairent la mer et les îles qui nous entourent !

Eaux transparentes de la mer de Flores, au cœur des îles de la Sonde

Eaux transparentes de la mer de Flores, au cœur des îles de la Sonde

Programme du matin : Réveil de bonne heure pour profiter du matin calme et du paysage magnifique, puis bain de mer depuis le bateau dans l’eau translucide et petit déjeuner à bord …

Puis nous levons l’ancre, pour aller à la découverte de l’île de Komodo, de son parc national et de ses fameux dragons …

L’île de Komodo se dessine au loin, nous approchons ses rivages. Elle semble plutôt aride, bordées de plages de sable blanc et rose (dû au corail rouge), à la saison sèche (de mai à octobre) elle prend une couleur dans les tons de rouge et pendant la saison des pluies (de novembre à avril) elle devient verte comme du Jade.

Paysage du parc National de Komodo, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

Paysage du parc National de Komodo, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

Nous nous amarrons au ponton et débarquons pour nous rendre au bureau des gardes du parc. Le parc national est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il englobe les îles de Komodo, Rinca, les îles environnantes ainsi que leur écosystème marin. Nous sommes accueillies par un guide (car il est impératif d’en prendre un!), qui nous propose différents parcours sur l’île, tous conçus bien sûr pour voir les dragons de Komodo !!! Nous choisissons une balade de 3 heures qui semble bien appropriée pour rencontrer les gros lézards!

Entrée du parc national de Komodo

Entrée du parc national de Komodo

Le guide est simplement «armé» d’un grand bâton avec 2 pointes au bout, et après quelques explications et consignes nous le suivons confiants !

Nous marchons depuis 20 minutes quand SOUDAIN, le guide nous dit de faire silence (alors que personne ne parlait!), il a aperçu un dragon !!!

 

Les dragons ou varans de Komodo, également appelés Ora par les habitants de la région, furent aperçus pour la première fois par les Occidentaux en 1910 par une expédition néerlandaise. Il courait à l’époque de nombreuses légendes sur des créatures monstrueuses, aux griffes énormes, aux mâchoires redoutables… Cet animal existait bel et bien et nous l’avions en face de nous !

Dragon de komdo en balade, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

Dragon de komdo en balade, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

Ils possèdent bien : des pattes robustes qui leur permettent de courir jusqu’à 18 km/h, terminées par 5 orteils armés de griffes acérées; une puissante mâchoire avec laquelle il peut avaler d’un trait une chèvre et qui contient (en plus) des bactéries qui infectent lentement les grosses proies auxquelles ils s’attaquent (cerfs, sangliers, buffles…) et qui meurent aux alentour d’une semaine après la morsure; ainsi que d’une longue queue épaisse qui leur sert de gouvernail, mais aussi d’arme …

Patte d'un varan de Komodo

Patte d’un varan de Komodo

Ces «charmantes» bestioles ne sont pas des rescapés de l’ère des dinosaures, mais des reptiles très évolués qui posent encore beaucoup de questions aux zoologues, comme le fait qu’on ne les trouve nulle part ailleurs ou que les mâles sont 3 ou 4 fois plus nombreux que les femelles !?…

Cette espèce est maintenant protégée, ils seraient actuellement plus de 1300 sur l’île de Komodo et 1100 sur Rinca et une cinquantaine sur Florès, car ils nagent bien et peuvent aller de Rinca à Florès

 

Mais revenons à nos dragons ! Ce que le guide a aperçu, c’est bien un varan de Komodo, un mâle de presque 3 mètres de long en train de boire. Nous nous approchons de lui, prudemment jusqu’à quelques mètres, lui impassible continue à boire, et de temps en temps il lève la tête ce qui nous permet de prendre une photo, de lui et de sa langue jaune fourchue !

Dragon de Komodo se désaltérant !

Dragon de Komodo se désaltérant !

Puis il s’en retourne dans les buissons et nous continuons notre balade… Nous en verrons 4 autres, 3 mâles et une femelle, dont 2 près des baraquements des guides du parc. Ils possèdent un odorat très développé et sont attirés par l’odeur des cuisines, les guides du parc les retrouvent souvent en bas de leur maison sur pilotis. Dans le parc, on peut voir également des buffles, des cerfs, des sangliers et de nombreux oiseaux comme les mégapodes.

Megapode

Megapode

 

 

 

 

 

Nous retournons au bateau, content de nos rencontres étonnantes! Et nous reprenons la mer pour poursuivre la découverte du monde animal, mais aquatique cette fois-ci. La pratique du snorkling et de la plongée sont absolument magiques entre les îles de Komodo et Florès, les fonds sont magnifiques avec de très nombreux coraux et poissons multicolores.

 

Nouvelle nuit dans une crique, sous le ciel étoilé avant de nous rendre sur l’île de Rinca. Sur cette île, les varans sont un peu plus petits, mais les paysages sont plus beaux, il y a en effet plus de forêts, de cours d’eau… Nous apercevrons 5 varans adultes, dont une mère qui couvait ses œufs et 1 petit qui vit dans les arbres. Les petits vivent pendant leurs 3 premières années de leur vie dans les arbres, par obligation sinon les mâles adultes pourraient les manger, car ils peuvent aussi se manger entre eux !

coucher de soleil sur la mer de Florès, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

coucher de soleil sur la mer de Florès, lors du ircuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons

 

Puis après un coucher de soleil hallucinant, la visite de quelques dauphins et une troisième nuit à bord, nous avons accosté sur l’île de Florès. Notre traversée à bord de ce navire se termine ici, au port de Labuhan Bajo qui possède une baie grandiose parsemée d’îles et d’ilots où des bâteaux de toutes formes attendent sagement au mouillage.

Coucher de soleil sur la baie de Labuhan Bajo

Coucher de soleil sur la baie de Labuhan Bajo

Nous saluâmes le capitaine et son équipage avant de continuer notre aventure à la découverte de la magnifique île de Florès…

Suivez-nous dans notre circuit dans les îles de la Sonde, à la recherche des dragons !

 

Pierre B