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À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc»
Aotearoa!!!
Aotearoa

À la découverte d’Aotearoa,

«le pays du long nuage blanc»

 

C’est ainsi que la baptisèrent les premiers habitants des lieux, les Maoris. La légende veut que les premiers Maoris arrivant en pirogue depuis la Polynésie eurent comme première image de la Nouvelle-Zélande un long nuage blanc qui enveloppait l’île. D’où le nom qu’ils lui donnèrent.

Dotée d’un patrimoine naturel exceptionnel, mais aussi de valeurs et traditions qui ont traversé le temps malgré la colonisation européenne, la Nouvelle-Zélande n’est pas que le pays du rugby !

«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.
«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.

La Nouvelle-Zélande compte deux îles principales, très différentes l’une de l’autre, et ce à tout point de vue: celle du nord «l’île fumante», avec ses volcans et ses forêts subtropicales, et l’île du sud «l’île de Jade» très montagneuse avec ses pics enneigés et sa chaine de montagnes appelée «Alpes néo-zélandaises ».

Cette géographie singulière met en valeur les forces en présence, d’un côté l’océan dans toute sa puissance qui apporte avec lui des vents qui viennent de l’Antarctique (pas très éloigné, un peu plus de 2 000 km) et de l’autre une végétation luxuriante, un soleil subtropical. Autant d’éléments qui permettent de vivre 4 saisons en un seul jour, comme disent les « Kiwis » (surnom des habitants de la Nouvelle-Zélande) lorsqu’ils évoquent le climat de leur pays.

Sur l'ïle Fumante !
Sur l’ïle Fumante

Il existe donc de nombreuses raisons de se rendre au «pays du long nuage blanc», en voici quelques-unes:

Ses paysages étonnants et fantastiques, car peu de pays possèdent une telle diversité. On y trouve des volcans, des geysers et sources chaudes, des glaciers, des lacs cristallins où se reflètent les monts enneigés, des forêts aux essences rares ainsi que d’immenses plages de sable désertes…

 

Fous de Bassan (Ganets)!
Fous de Bassan (Ganets)

Sa faune: extrêmement riche et endémique, vous aurez l’occasion d’y voir des phoques, pingouins, albatros, cachalots, fous de Bassan et certainement même des dauphins … Dans ce pays où les espèces animales ont évolué en totale autarcie et sans grands prédateurs, certains oiseaux ont perdu l’habitude de voler entrainant une atrophie de leurs ailes. C’est le cas du fameux Kiwi, oiseau timide et nocturne qui se cache la journée, emblème de la Nouvelle-Zélande et surnom de ses habitants. Sans oublier les animaux importés comme les moutons, on en compte 60 millions soit 15 fois plus que de Néo-zélandais.

La pratique de toutes sortes de sports de plein air: la marche, l’équitation, le VTT ou même le saut à l’élastique !

Pour sa flore, tout aussi endémique: comme les Kapongas, sorte de fougères arborescentes autre symbole de la Nouvelle-Zélande que l’on retrouve sur le maillot des All Blacks ou encore les superbes Kauris, des arbres géants considérés comme sacrés par les Maoris…

 

Mais aussi et surtout pour ses chaleureux et sympathiques habitants : les ou le peuple autochtone, de la Nouvelle-Zélande.
D’une part les Maoris – les tangata whenua  ou le peuple « autochtone » – qui peuplèrent ces îles après leurs découvertes par le légendaire navigateur polynésien Kupe en 950. Les Maoris sont arrivés par vagues successives des îles Cook et des îles de la Société, du IXe au XIVe siècle. Ils s’opposèrent à la colonisation britannique lors des Guerres maories de 1842 à 1860. Ils sont aujourd’hui 730 000 (environ 15 % de la population néo-zélandaise).
Et d’autre part les Européens  – les Pakeha ou Papa’a – arrivés au XVIIIe siècle après l’exploration des îles Néo-Zélandaises par le Capitaine Cook en 1769. À ces deux groupes culturels dominants s’ajoutent des immigrés plus récents venant de Polynésie, des Indes ou de Chine.

Haka des All Blacks!
Haka des All Blacks

Bien sûr il existe toujours de grandes différences culturelles entre ces communautés, mais au-delà de leurs différences tous les «Kiwis» partagent le même respect de la nature, des loisirs de plein air et le goût du sport. L’équipe des All Blacks, qui a fait chaque fois vibrer le pays tout entier lors des coupes du monde de rugby, est un bel exemple de rassemblement entre ces communautés. Le rugby est dans ce pays la fierté de tout un peuple et un symbole d’unité entre les traditions maories et les règles apportées par les Britanniques, en témoigne le rituel du «Haka» avant les matchs de l’équipe nationale.

 

 

Légendes maories: le demi-dieu Maui aurait créé l’île du nord en la pêchant au fond des océans et son canoë pétrifié serait devenu l’île du Sud. Kupe le premier maori serait arrivé en 950 depuis Hawaiki, terre sacrée qui correspondrait à l’île de Raiatea près de Tahiti. Il nomma cette immense terre Aotearoa littéralement « le pays du long nuage blanc ».

 

L'île de Jade !
L’île de Jade

 

Planète Découverte vous propose un circuit complet à travers les 2 principales îles qui forment la Nouvelle-Zélande, pour découvrir ce pays aux paysages grandioses et stupéfiants de façon authentique et toujours en petit groupe (6 à 11 personnes maximum). Haere mai! (bienvenu)

Pierre

A la découverte de l’Ouzbékistan et du Kirghizistan !
Samarcande
Samarcande

Découvrez deux des plus beaux pays d’Asie Centrale! Partez à la rencontre de bazars merveilleux, d’antiques citadelles du désert, de mosquées et mausolées aux polychromes éblouissants qui furent traversés par la légendaire Route de la Soie.

L’Ouzbékistan et le Kirghizistan, au cœur de l’Asie Centrale, possèdent des cultures captivantes vieilles de plus de deux millénaires.

Ces pays sont dotés d’un exceptionnel patrimoine artistique, architectural et naturel, avec des villes mythiques aux noms évocateurs comme Samarkand, Boukhara ou Khiva. Ils gardent le souvenir du passage de grands conquérants de l’Asie Centrale : Alexandre le Grand, Gengis Khan, Tamerlan. Ils offrent aussi des paysages grandioses comme le désert Kyzylkoum (« Sables Rouges ») ou la chaîne montagneuse du Tian Chan («les Monts Célestes»)…

Boukhara !
Boukhara !

Certains, comme Genghis Khan au XIIIe siècle, détruisirent tout, d’autres comme Tamerlan (Amir Temur) plus d’un siècle après en firent une Perle de l’Orient. Alexandre le Grand avant eux y apporta la culture grecque (IVe siècle av. J.-C.) alors qu’il menait campagne contre le roi des Perses Darius III.

L’Ouzbékistan et le Kirghizstan actuels se nommèrent Sogdiane, Bactriane, Transoxiane… en fonction des peuples qui les conquirent.

À la fin du XIXe siècle, ces régions furent le théâtre du « Grand Jeu », la rivalité coloniale entre la Russie et le Royaume-Uni. Plus tard, aventuriers, explorateurs, brigands et archéologues se ruèrent en Asie centrale à la recherche de cités légendaires, de trésors fabuleux et de sites oubliés sous les sables des déserts.

Caravane sur la Route de la Soie.
Caravane sur la Route de la Soie.

Marco Polo, le plus célèbre de tous, passa plus au Sud vers l’Afghanistan, mais écrivit tout de même au sujet de Samarkand : «Samarkand est une très noble et grandissime cité, où se trouvent de très beaux jardins et tous les fruits qu’homme puisse souhaiter». Marco Polo (1255- 1324), Le livre des merveilles (Tome I).

 

L’Asie Centrale, berceau de cultures, est avant tout :

-Un carrefour culturel majeur au croisement des grandes voies de communication et de commerce où transitaient richesses, marchandises, hommes et bêtes de somme sur la mythique Route de la Soie de Xi’an (Chine) à Istanbul;

-Un carrefour des modes de vie, entre les tribus nomades et quelques-unes des plus anciennes cités sédentaires du monde;

-Également un carrefour des religions, à la croisée du Bouddhisme, du Christianisme et de l’Islam…

Itchan Kala à Khiva!
Itchan Kala à Khiva!

La richesse de ces pays c’est aussi sa diversité de peuples. En Ouzbékistan et au Kirghizistan en plus des d’Ouzbeks et Kirghizes actuels, cohabitent différentes populations, on rencontre des Russes, des Tadjiks, des Kazakhs, des Tatars…

Jeunes filles Ouzbek
Jeunes filles Ouzbeks

Les Ouzbeks tireraient leur nom d’Özbeg, un Khan mongol de la Horde d’Or qui vivait au XIVe siècle en Perse. Peuples d’Asie centrale, parlant une langue turque, ils vivent majoritairement en Ouzbékistan, mais aussi en Afghanistan, au Kirghizistan, au Tadjikistan, au Turkménistan, au Kazakhstan, en Russie et dans la province chinoise du Xinjiang.

Ce « melting pot » ethnique, qui se retrouve dans tous les pays d’Asie centrale, est le résultat à la fois de l’histoire mouvementée de la région et du tracé frontalier décidé par Staline dans les années 1920 et 1930 qui ne respectaient aucune réalité linguistique ou géographique.

Kirghizes !
Kirghizes !

Le nom kirghize ou kirghiz signifierait soit « hommes de la steppe », soit « ceux qui parcourent la steppe ». Mythologiquement, ils descendraient des « quarante filles » (kirg giz veut dire « quarante ») qui auraient été fécondées par un griffon (créature légendaire, mi-aigle, mi-lion) et qui auraient ensuite engendré les quarante tribus originales (sur le drapeau du Kirghizstan figure un soleil avec quarante rayons en référence à la pièce sommitale de la charpente des yourtes kirghizes).  Ils font également partie des peuples de langue truque (le kirghize). Ils vivent majoritairement au Kirghizistan, mais aussi au Tadjikistan et dans le Xinjiang (ouest de la Chine).

Tündük, pièce sommitale de la charpente de la traditionnelle yourte kirghize
Tündük, pièce sommitale de la charpente d’une yourte kirghize

Cette richesse culturelle s’explique en partie aussi par sa situation géographique. L’Ouzbékistan et le Kirghizistan sont situés entre l’immensité des steppes kazakhes, les déserts du Kyzyl Kum (« sable rouge ») qui couvrent les deux tiers du pays et se prolongent au sud avec le Kara Kum (« sable noir »), les montagnes du Pamir et du Tian Shan (monts Célestes), les fleuves Syr Daria au nord qui coulent depuis la vallée de Ferghana jusqu’à la mer d’Aral et l’Amou Daria au sud.

Déserts du Kyzyl Kum.
Déserts du Kyzyl Kum.

 

 

 

 

Vallée d'Ala-Archa
Vallée d’Ala-Archa

L’Ouzbékistan et le Kirghizstan sont encore de nos jours des endroits fabuleux où il est possible de partir sur les traces des grands voyageurs afin de découvrir ses monuments mythiques recouverts de faïences polychromes et ses paysages grandioses.

Minarets de Samarkand !
Minarets de Samarkand !

Un voyage indispensable conjuguant harmonieusement culture et nature; une expérience inoubliable dans ces deux pays complémentaires et pourtant si différents, conçu pour tous voyageurs en quête d’étonnement!

 

 

 

Oq yo’l (Bon voyage) !

Pierre

Pourquoi aller en Corée du Sud !?

Pourquoi aller en Corée du Sud !?

Pour plein de bonnes raisons (bien sûr), en voici quelques-unes diverses et variées !

 

1er. Pour son Histoire plusieurs fois millénaire! !

Son Histoire lui a légué un patrimoine architectural des plus importants et impressionnant. Voici quelques étapes historiques majeures pour se rendre compte de l’étendue des trésors à admirer dans ce pays trop méconnu: :

Les premières traces d’occupation humaine de la péninsule coréenne remonteraient à une période allant entre 700 000 ans et 400 000 ans. Vinrent ensuite les premiers royaumes coréens, tels que Gojoseon, qui ont émergé au cours des premiers siècles avant notre ère.

Temple de Beomosa

Du Ier siècle av. J.-C. au VIIe siècle apr. J.-C. s’étend une ère appelée la période des « Trois Royaumes ». Elle est caractérisée par la division de la péninsule coréenne en trois royaumes indépendants : Goguryeo (37 av. J.-C. – 668 avr. J.-C.), Baekje av. J.-C. 660 apr. J.-C.) et Silla (57 av. J.-C. – 935 avr. J.-C.). Chacun de ces royaumes a connu des développements politiques, culturels et sociaux distincts. C’est sous le royaume de Silla au VIIe siècle que la péninsule connut sa première unification significative. C’est à cette époque que furent construits des sites majeurs comme le Temple Bulguksa et la Grotte de Seokguram ainsi que le temple bouddhique de Beomeosa (sites que vous pourrez voir pendant nos circuits !).

Temple Gyeongbokgung

 

Vont se succéder le royaume de Goryeo (918-1392) puis celui de la dynastie Joseon (1392-1910). Joseon a été marquée par une longue période de stabilité politique et de développement culturel. La création de l’alphabet coréen, le « hangul », a lieu pendant cette période ainsi que l’édification des « cinq grands palais », dont le Gyeongbokgung (également au programme !).

 

Puis vint la période dite coloniale (1910-1945), celle de l’occupation japonaise. En 1910, la Corée est annexée par le Japon, marquant ainsi le début d’une période difficile de domination impérialiste. Les Coréens sont alors soumis à une oppression culturelle, politique et économique. Ils devront attendre 1945 et la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que leur pays soit libéré du joug nippon (le Japon capitule le 15 aout 1945).

Vue sur la Corée du Nord !

Cependant 5 ans plus tard, la Guerre de Corée (1950-1953) éclate. Les combats se terminent par un armistice en 1953, laissant la péninsule divisée en deux zones le long du 38e parallèle, le nord sous influence russe et chinoise et le sud sous influence étasunienne (Création de la DMZ – Zone démilitarisée – où l’on se rend depuis Séoul).

Grâce à des politiques économiques axées sur l’industrialisation et les exportations, le pays est passé d’une économie agricole à l’une des principales économies mondiales.  La Corée du Sud va ainsi connaître un développement économique spectaculaire dans les années 1960-1980.

Après les manifestations populaires en faveur de la démocratie, la transition démocratique aura lieu dans les années 1980-1990. En 1987, des élections présidentielles vont mettre au pouvoir un régime démocratique.

Depuis les années 1990, la Corée du Sud a continué de progresser économiquement et technologiquement pour devenir un acteur majeur sur la scène mondiale dans des domaines tels que la technologie, l’industrie du divertissement et l’innovation.

Busan by night

Aujourd’hui, la Corée du Sud est une démocratie prospère et joue un rôle important sur la scène internationale, tant sur le plan économique que culturel. La division persistante avec la Corée du Nord reste cependant un défi politique majeur dans la région.

 

Kimchi

2e. Pour sa cuisine originale et succulente !

La cuisine coréenne est réputée pour sa diversité, ses saveurs riches et son utilisation créative d’ingrédients. Dont le fameux Bibimbap (un plat de riz mélangé avec divers légumes sautés, de la viande (généralement du bœuf), du piment gochujang et un œuf cru ou frit sur le dessus) à gouter absolument. Sans oublier l’incontournable Kimchi ! Aucun aliment n’est aussi emblématique d’une culture culinaire que le kimchi, ce chou épicé fermenté que les Coréens mangent matin, midi et soir. Les deux Corées tant du Nord que du Sud sont d’accord sur un point : l’importance du « Kimjang » (la tradition du kimchi).

 

Idols of K-POP
Idols of K-POP

 

3e. Pour sa K-pop qui a conquis le monde musical !

La K-pop, ou pop coréenne est un genre musical populaire qui a émergé en Corée du Sud au début des années 1990. Elle se caractérise par une variété de styles musicaux, des chorégraphies élaborées, des vidéoclips visuellement impressionnants et des groupes « d’idols » (artistes pop), que ce soit des « Boys band » ou des « Girls group ». La K-pop est devenue un phénomène mondial au cours des dernières années, gagnant une immense popularité internationale avec des groupes comme BTS, Blackpink ou EXO…

 

 

4e. Pour sa nature splendide !

La Corée du Sud est dotée d’une diversité de paysages magnifiques, des montagnes aux plages en passant par les îles. Vous pourrez apprécier le superbe Parc national de Seoraksan, célèbre pour ses panoramas impressionnants, ses cascades, ses temples bouddhistes…

Bouddha du Parc national de Seoraksan
Bouddha du Parc national de Seoraksan

 

5e. Pour ses villes fantastiques !

Elles ont réussi à allier ultramodernités et traditions, comme à Séoul ou à Busan… Par vous-même, vous le constaterez en découvrant ces deux mégapoles singulières.

Marché de Namdaemun
Marché de Namdaemun

 

Mais aussi pour ses habitants accueillants et sympathiques avec qui l’on partage leurs moyens de transport confortables, leurs restaurants favoris et leurs marchés traditionnels comme celui de Namdaemun…

 

 

 

 

 

Et finalement, pour bien d’autres nombreuses (excellentes) raisons…

Alors, suivez-nous au Pays du Matin Calme pour vous laisser surprendre par ce pays singulier, pour découvrir tout cela et beaucoup d’autres choses encore !

Temple de Seokguram avec vue sur la campagne.
Temple de Seokguram avec vue sur la campagne.

 

Pierre !

Le Groenland !

Nous sommes très nombreux à avoir pris l’avion entre le « vieux continent » et le « Nouveau Monde ». Nous sommes également nombreux (un peu moins !) à avoir survolé la Grande-Île arctique lors d’un vol transatlantique qui se devait d’emprunter une route plus au Nord que celles suivies habituellement. Certains (encore un peu moins nombreux) ont peut-être eu l’opportunité de regarder au bon moment par un hublot et ont ainsi pu admirer les icebergs et l’immense entendue blanche qui se déployait sous leurs yeux ébahis ! Ceux qui ont eu cette chance ont probablement ressenti la curiosité et l’envie d’aller faire un tour sur cette insolite île boréale !? J’ai eu cette chance et le spectacle magnifique lors de son survol fut encore plus extraordinaire lors de sa découverte !

Avant d’aborder et de visiter cette île surprenante, pourquoi pas en apprendre un peu sur elle et ses habitants!

 

Le Groenland est la plus grande île au monde (2,18 millions de km²), si l’on ne compte pas l’Australie comme une île, mais comme un continent ! Elle est bordée par l’océan Arctique au Nord, l’Atlantique et la mer du Labrador au Sud, la mer du Groenland et le détroit de Danemark à l’Est et le détroit de Davis et la baie de Baffin à l’Ouest. Ses voisins les plus proches sont d’un côté les Canadiens (­environ 35 km) et de l’autre les Islandais (environ 320 km) !

Elle est recouverte à 80% par un inlandsis (« calotte glaciaire »). Cet immense glacier d’eau douce (le deuxième sur Terre après l’Antarctique) peut atteindre les 3 kilomètres d’épaisseur. Il existe depuis 3 millions d’années, il fond cependant tragiquement depuis ces dernières décennies. La fonte de ses glaciers a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013 et ce mouvement s’accélère dramatiquement d’année en année ! Entre ses montagnes, dont le sommet est le Gunnbjørn (3700 mètres), dévalent des glaciers formant des icebergs (« blocs de glace composés d’eau douce ») qui se détachent et dérivent dans les mers emportées par les courants, causant parfois des naufrages (dont celui du Titanic en 1912). Nul doute que cela offre aux voyageurs des spectacles hallucinants et inoubliables !

               

L’Histoire du Groenland – qui est une démonstration étonnante de l’adaptabilité des Humains aux milieux même les plus inhospitaliers – commença autour de 2500 av. J.-C. avec l’arrivée de vagues migratoires venues d’Amériques du Nord. Plusieurs peuples venus de l’Ouest se succédèrent au Groenland : les Saqqaqiens, les Dorsétiens ou Tuniit, les Thuléens et les Inuits.

Le peuple Inuit actuel arriva au Groenland au XIIe siècle depuis l’Alaska et le Nunavut (Nord du Canada).

Les Européens connaissaient l’existence de ces terres glacées depuis le milieu du Xe siècle, date à laquelle le Viking Norvégien Gunnbjørn aperçut ses rivages depuis son drakkar. Et dès la fin de ce même siècle, vers 985, Erik le Rouge (un autre Norvégien, également Viking !) y fit bâtir une petite colonie.

Les Historiens ne sont pas d’accord entre eux sur le fait que les Inuits et les Vikings se seraient rencontrés !?

Les colonies vikings vont progressivement disparaitre vers le XVe siècle. Les Inuits eux surent s’adapter et vont se retrouver le seul peuple à demeurer au Groenland pendant plusieurs siècles. Dans ce milieu difficile et apriori hostile, ils ont appris à utiliser ce que leur offrait la nature. Ils chassèrent et péchèrent pour se nourrir, mais aussi pour se vêtir, pour fabriquer des outils, des habitations… sans toutefois ne jamais déséquilibrer le milieu qui les accueillait !

Depuis une cinquantaine d’années, leur mode de vie a beaucoup changé. Ce peuple nomade s’est sédentarisé, les motoneiges ont remplacé (en partie !) les traineaux à chiens, les kayaks (mot inuit) ont été convertis en embarcations à moteur, les igloos (autre mot inuit) ont été transformés en habitations en dur…

On trouve aujourd’hui sur les côtes de charmantes petites villes et villages aux maisons colorées qui font face à la mer et aux icebergs. Nuuk, la capitale et plus grande ville du pays, compte 20 000 habitants, soit plus d’un tiers de la population du Groenland ! Elle se situe sur la côte Ouest à l’embouchure du fjord du même nom sur les rives de la mer du Labrador qui se transforme en hiver en banquise (« étendue marine ou côtière couverte par une couche de glace »). Ce port de pêche est distant de 240 km du cercle polaire arctique, ce qui en fait la capitale la plus septentrionale du monde.

La vie végétale dans cette île arctique est assez pauvre, on trouve des lichens et quelques arbustes qui arrivent à survivre dans un paysage de Toundra. On peut cependant y observer plusieurs espèces de mammifères terrestres (ours polaire, bœuf musqué, caribou, renard arctique, lièvre arctique, hermine et lemming) et des mammifères marins (phoques, baleines).

   

Au XVIIe siècle, le royaume du Danemark et la Norvège reprirent leurs expéditions au Groenland à la recherche de leurs ancêtres vikings ! Ils n’en trouvèrent aucun, mais ils vont tout de même revendiquer ces terres, y établirent des colonies le long des côtes et tenter de convertir les Inuits au christianisme (évangélique luthérien).

Le Groenland passa ainsi sous domination scandinave jusqu’en 1953, date à laquelle il fut intégré dans « la communauté du royaume du Danemark ». En 1973, le Danemark et sa division administrative autonome (appellation officielle du Groenland) rentrèrent dans la Communauté économique européenne. Puis en 1982 après un référendum, le Groenland décida de sortir de la CEE. En 1979, le Danemark accorda au Kalaallit Nunaat (le Groenland en kalaallisutle, le langue groenlandaise) un début d’autonomie ; autonomie qui fut renforcée en 2009 quand le Danemark céda « 32 domaines de compétences » dont la justice et la police, mais il garda la défense et la politique étrangère ainsi que la monnaie (qui est la couronne danoise, le Danemark n’ayant pas voulu de l’euro). La Reine Margrethe II du Danemark reste leur souveraine et le pays est dirigé conjointement par un Haut-commissaire (Danois) et un Premier ministre (Groenlandais).

Les Inuits seraient actuellement environ 50 000 sur les 56 800 habitants que compte cette grande île arctique. On retrouve également ce peuple au-delà de ses frontières : ils occupent un espace gigantesque qu’ils appellent « Inuit Nunangat ». Ce « pays Inuit » va de l’extrémité orientale de la Sibérie (où l’on trouve le peuple Yupik apparenté aux Inuits) au Groenland (les Inuits Kalaallits), en passant par l’Alaska (les Inuits Inupiakset), le Grand Nord canadien (les Inuits Inuvialut). Sur ce territoire considérable, ils seraient environ 150 000.

   

Le terme « Inuit » est de nos jours préféré à « Esquimau » qui est un exonyme (« nom donné à un groupe de gens par un autre groupe »). « Esquimau » (ou « Eskimo ») n’est plus utilisé, il est même considéré comme péjoratif, surtout au Canada. Il faut dire que le mot « esquimau » signifierait, selon certaines sources, quelque chose comme « mangeur de chair crue » ou encore « parlant la langue d’une terre étrangère ». Alors qu’« Inuit » signifie « humains » ou « personnes » en inuktitut ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ainsi qu’en kalaallisut (Groenlandais), les deux langues inuites majoritairement parlées. Lors de la première Conférence inter-inuit, qui se tint en Alaska en 1977, il fut décidé qu’« Inuit » serait l’appellation officielle de leur peuple.

De nombreux explorateurs et ethnologues se sont rendus au Groenland, des Danois comme Knud Johan Victor Rasmussen (1879 – 1933) surnommé « le père de l’esquimaulogie » ou Ejnar Mikkelsen (1880 -1971), des Français comme le Commandant Charcot (1867 – 1936), Paul-Émile Victor (1907 – 1995) ou Jean Malaurie (1922), ces deux derniers vécurent sur de longues périodes avec les Inuits et contribuèrent à la connaissance de ce pays et de ses habitants…

À la suite de ces grands explorateurs, suivez-nous afin de découvrir le Groenland !   

Un voyage unique et exceptionnel sur cette île arctique !

 

Pierre

Que lire, avant, pendant et après un voyage au Japon ?

 

Pavillon d’Or, Kyoto

Il y a bien sûr les guides touristiques comme « Lonely Planet », « le Guide du routard » ou « le Guide bleu » pour ne citer que ces trois-là, mais, bien que pratique, ils ont leurs limites ! La littérature nippone ou les récits des voyageurs nous en apprennent souvent beaucoup plus sur le pays du soleil levant (et cela vaut d’ailleurs pour n’importe lequel voyage en terre inconnue) !

Alors, partons en voyage en lisant, en ayant lu des livres et rentrons en poursuivant la lecture afin de mieux comprendre ce que l’on a vu !

Dressons ici un petit inventaire non exhaustif et quelque peu arbitraire de la littérature nippone.

Ecrivaines nippones !
Ecrivaines nippones !

Petit historique de la littérature japonaise : Elle naquit aux alentours du VIIe siècle. Elle fut d’abord fortement influencée par la littérature chinoise (comme ce fut le cas pour la plupart des arts et technologies sino-japonaises de cette époque). Puis pendant la période Edo (1603 – 1868) où les shoguns du clan Togukawa prônèrent une politique d’isolement stricte (dite du Sakoku), le Japon développa et acquit une culture et une littérature propre. En 1868 advient l’ouverture commerciale forcée du Japon au reste du monde (ère Meiji 1868 – 1912), la littérature subit alors une influence de l’Occident et su s’adapter -comme toujours-. Apparut ainsi la littérature nippone moderne qui donna et donne toujours des écrivains parmi les plus grands du XXe et du XXIe siècle.

Il existe de nombreuses « bibliothèques idéales » de la littérature japonaise, en voici une chronologique, car il faut bien débuter quelque part.

Commençons par l’incontournable chef-d’œuvre considéré comme un des livres fondateurs de la littérature japonaise et un trésor de la littérature universelle : “ Le Dit du Genji“. Roman d’une grande finesse poétique écrit entre 1005 et 1014 par une femme : Muraski Shikibu. Elle y narre les intrigues politico-amoureuses de la cour de Heian (Kyoto) et fait un récit satirico-merveilleux qui tourne autour de Genji (un prince « charmant »). Ce sont ici les femmes, et non le prince, qui orchestrent cette fresque raffinée des mœurs de la cour, une histoire subtilement sensuelle.

Un autre livre essentiel écrit également par une femme Sei Shônagon : “Notes de chevet“. Elle rédigea ce livre d’une grande beauté dans les premières années du XIe siècle, à l’apogée de la civilisation de Heian. Kyôto s’appelait alors Heiankyô, c’est-à-dire « Capitale de la Paix » ! Composé « d’écrits intimes » (sôshi) aux titres poétiques : « choses belles à voir le soir», « choses qui font battre le cœur », « choses qui ne font que passer », etc.

Avec “Les heures oisives“ de Urabe Kenkô et les “Notes de ma cabane de moine“ de Kamo no Chômei (autres récits capitaux de cette époque), “les Notes de chevet“ de Sei Shônagon proposent des tableaux, des portraits, de courtes histoires qui démontrent un art de vivre.

Si Muraski Shikibu (“Dit du Genji“) est associée à la blanche fleur du prunier (un peu froide !), Sei Shônagon est comparée à la fleur rose du cerisier (plus touchante !).

Faisons un saut dans le temps avec Natsume Sôseki (1867-1916) qui écrivit notamment “Je suis un chat“ en 1905. Une satire pleine d’humour sur la société japonaise de l’ère Meiji (1868 – 1912) en pleine révolution industrielle, politique et culturelle, à travers la vision d’un chat. Le traducteur conclut sa préface en affirmant que « Je suis un chat » «suffit amplement à démentir l’opinion si répandue selon laquelle les Japonais manquent d’humour». Sôseki écrivit également “Botchan“ (1906) un des romans les plus populaires au Japon que tous les écoliers lisent pendant leurs études.

Passons maintenant à un écrivain majeur et prix Nobel en de littérature (1968) : Yasunari Kawabata (1899-1972). Il est l’auteur de nombreux chefs-d’œuvre comme “Pays de neige“ (1935), “La danseuse d’Izu“ (1926), “Le lac“ (1935), “Les belles endormies“ (1960) …  Peut-être peut-on emporter en voyage “Kyoto“ écrit en1962 !? On y découvre le Kyoto des années 60 à travers deux jumelles orphelines. Kawabata y évoque la décadence sociale et morale du pays, tout en espérant que la capitale impériale pourra garder sa beauté, son atmosphère sacrée et éternelle…

Autre écrivain majeur – avec qui Kawabata a entretenu une correspondance sur plus de vingt-cinq ans -, Yukio Mishima (1925-1970). Sa vie est un roman au dénouement tragique, puisqu’en 1970 alors qu’il est au sommet de sa gloire et, après un discours glorifiant le Japon impérial, il se fit seppuku (hara-kiri) selon le rituel des samouraïs. Il écrivit des chefs-d’œuvre comme “Confession d’un masque“ (1949) une autobiographie, “Les amours interdites“ (1951) où il évoque l’homosexualité prohibée dans le Japon d’après-guerre, “Neiges de printemps“ (publié entre 1965 et 1967) où deux amants essayent de vivre leurs amours, nostalgiques d’une époque révolue et surannée. Mais en vue d’une visite à Kyoto et avant de visiter le pavillon d’Or de l’ancienne capitale impériale, il est vivement conseillé de lire ce grand roman qu’est “ le Pavillon d’Or“ (1950). L’auteur s’inspire d’un fait réel, l’incendie criminel du Kinkaku-ji (le Pavillon d’Or) par un moine frustré et jaloux de sa sublime beauté.

Le deuxième prix Nobel japonais, c’est Kenzaburō Ōé (1935 – 2023). Il reçut cette distinction prestigieuse pour l’ensemble de son œuvre «qui, avec une grande force poétique, crée un monde imaginaire où la vie et le mythe se condensent pour former un tableau déroutant de la fragile situation humaine actuelle». Il fut un citoyen engagé, un écrivain humaniste qui prôna le pacifisme et la démocratie, militant contre l’énergie nucléaire. Il est l’auteur de romans, d’essais et de nouvelles qui dépeignent le sombre Japon d’après-guerre dont “ Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants“ (1958) relatant les exploits de 15 adolescents d’une maison de correction, évacués en temps de guerre vers une ville de montagne reculée ; “Dites-nous comment survivre à notre folie“ (quatre nouvelles écrites en 1969) ; “Une question personnelle“ (1964) narrant la terrible odyssée de Bird, un jeune professeur d’anglais débordé par son quotidien dans le Japon contemporain.

Plus chevaleresque et picaresque, les livres d’Eiji Yoshikawa (1892 – 1962) comme “La Pierre et le Sabre“ et “La parfaite Lumière“ qui parurent initialement sous la forme de feuilleton de 1935 à 1939. Ils relatent la vie et le parcours initiatique de Miyamoto Musashi (1584 – 1645), un célèbre samouraï du XVIIe siècle, qui veut comprendre le sens de la vie en perfectionnant son art.

Autre écrivain majeur, Yasushi Inoué (1907 – 1991). Il écrivit de fabuleuses biographies romancées sur Gengis Khan (“Le Loup Bleu“ paru en 1959) et sur Kubilaï Khan (“Vents et vagues“ paru en 1963), mais s’intéressa aussi à son pays natal : “Le Fusil de chasse“ (1962) un recueil de nouvelles, “La maison de thé“ (1981) qui narre la mort par seppuku d’un grand maitre de la cérémonie du thé en pleine guerre féodale (XVIe siècle) et le questionnement de son disciple le moine Honkakubō par-delà la mort. Ou “Le sabre des Takeda“ (2008) qui décrit les batailles du XVIe siècle à travers Y. Kansuke « un nain, borgne, boiteux, de teint noir et marqué de petite vérole, devenu un chef mémorable, le stratège génial et secret du seigneur du clan des Takeda ».

Comme auteur contemporain, on se doit de citer l’écrivain japonais le plus lu dans le monde, véritable star au Japon, pressenti depuis des années pour le Nobel : Haruki Murakami (né en 1949). Quoi de mieux que de lire un livre de Murakami pour se plonger dans le Japon actuel !? Passionné de course à pied (“Autoportrait de l’auteur en coureur de fond“ paru en 2009) et de Jazz, il a écrit de nombreux romans, essaies, nouvelles… dont “Kafka sur le rivage“ (2002) son grand roman, “La ballade de l’impossible“ (1987) le livre qui l’a révélé, “Chronique de l’oiseau à ressort“ (1995), “L’incolore Tsukuru Tazaki et les années de pèlerinage“ (2013), “1Q84“ (3tomes de 2009 à 2010), “Les amants du Spounik“ (1999),“La course du mouton sauvage“ (1982)… Son dernier livre vient de sortir au Japon « La ville et ses murs incertains » 

Quel livre de Murakami peut-on conseiller de lire en voyage ? Peut-être “Kafka sur le rivage“ ? Que lire en premier ? Peut-être “ L’incolore Tsukuru Tazaki et les années de pèlerinage“.

Voilà quelques suggestions de lecture, mais il faudrait bien sûr en citer tant d’autres, comme Ito Ogawa (née en 1973) et son “restaurant de l’amour retrouvé“ un chef-d’œuvre gastronomique et littéraire paru en 2015 ; Yōko Ogawa (née en 1962) auteure de « La formule préférée du professeur“ un roman subtil sur la mémoire égarée, la filiation à travers 3 générations paru en 2008 ; Durian Sugekawa (né en 1962) auteur de “Les délices de Tokyo“ une ode à la cuisine et à la vie paru en 2017; Ryû Murakami (né en 1952) auteur de “Bleu presque transparent“ un roman trash paru en 1976, etc.

Rajoutons quand même à notre liste quelques polars à emporter en voyage : “Le Village aux Huit tombes“ de Yatsu haka-mura (1950) un polar au temps des Samouraïs, “Ikebukuro West Gate Park II“ de Ira Ishida (2011) grand succès au Japon il inspira un célèbre manga, “Tokyo express“ de Seicho Matsumoto (1989) un polar ferroviaire, “Fantômes et Samouraïs“ de Kidô Okamoto (2007) le détective Hanshichi mène l’enquête à Edo, “Irezumi“ de Akimitsu Takagi (2018) un excellent polar dans le Tokyo de 1947 …

Et, pour conclure, ne pas oublier un recueil d’Haïku (courts poèmes japonais) à emporter partout avec soi ! “Haïku : Anthologie du poème court“ !                                                              

«Chaque jour en voyage, il fait du voyage sa demeure» Matsuo Bashô (1644 – 1694).                                                                                                                         

 

Grâce à ses livres, on peut mieux comprendre la culture de ce pays fascinant et complexe avant, pendant ou après un voyage au Pays du Soleil Levant avec Planète Découverte bien sûr !

 

Bonne lecture et bon voyage en bonne compagnie !

 

 

Pierre