Avec le petit groupe du «circuit sur mesure» de Planète Découverte, nous avons eu la chance d’assister à la préparation de la célébration du Nouvel An au Pérou, à Cuzco.
La place d’armes de Cusco
C’est l’occasion de vous souhaiter un « feliz año nuevo» ou en Quechua «Mosoi Watapi sumaj kausay kachun» depuis le Pérou.
Poupée de chiffon
Les Péruviens ont plusieurs coutumes et traditions pour ce passage d’une année à l’autre, par exemple, ils confectionnent des mannequins de chiffons ou de papier mâché appelé muñecos qui représentent l’année passée, ils seront exposés devant les portes des maisons jusqu’au 31 décembre et brulés à minuit le 31 décembre.
C’est aussi l’occasion, durant cette nuit, comme dans beaucoup d’endroits dans le monde, de faire exploser des pétards et feux d’artifice.
Sur les îes Uros
La tradition veut que la couleur que l’on porte pendant les 12 coups de minuits apporte de la chance dans le domaine qu’elle symbolise par exemple le jaune pour l’argent, le rouge pour l’amour, etc.
La coutume espagnole de manger 12 grains de raisin en faisant un vœu pendant les douze coups de minuit est également observée et on décore la table avec des corbeilles de fruits, de blé, de riz, de cannelle, de maïs et de fleurs jaunes.
Une autre tradition pour ceux qui souhaitent voyager, ils doivent courir autour de leur maison avec une valise ou un sac de voyage à la main à minuit pile! En tant que voyageur et guide accompagnateur, c’est ma coutume préférée, les participants du voyage au Pérou et moi, nous nous sommes promis de la mettre en pratique dès notre retour !
Vallée sacrée, Pérou
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Voyage au Japon, expérience de la civilité japonaise
Lors d’un voyage au Japon !
que j’accompagnais pour Planète Découverte, il nous est arrivé une chose peu banale. À peine débarqués d’un ferry en provenance de l’île de Kyushu, et après les visites des sites majeurs de Tokyo et Kyoto, nous nous retrouvons, le petit groupe et moi, dans le hall de la gare de Yawatahama sur l’île de Shikoku, deuxième îles de notre voyage au Japon.
Paysage de l’île de Shikoku. Photo de Pierre sur notre voyage au Japon de 20 jours.
Après une attente en file indienne et en bon ordre suivant l’usage local, nous embarquons dans le train «Limited express Uwaïkaï 24». Nous nous installons plutôt confortablement, pour admirer les paysages, tout en respectant scrupuleusement le numéro de nos places, pour un trajet d’exactement 52 minutes. Les trains ne sont pratiquement jamais en retard au Japon et c’est un bon moyen d’y voyager !
Décor étonnant dans le hall de la gare de Yawatahama. Photo de Pierre sur notre voyage au Japon de 20 jours.
Nous étions partis depuis un bon quart d’heure quand un des participants de notre voyage au Japon («Le pays du soleil levant et ses îles du sud», vient me voir pour m’annoncer quelque peu affolé qu’il a oublié son petit sac de voyage qui ne contient rien de moins que ses papiers, son argent et autres effets indispensables à tous voyageurs ! Après lui avoir dit un peu perplexe, qu’il y avait certainement une solution, je m’en vais quérir la contrôleuse, en espérant qu’elle aura une solution !
Je l’aperçois alors dans le wagon d’à côté et pars à sa rencontre. Nous nous saluons respectueusement comme il se doit au Japon et je lui explique, avec nos quelques mots et gestes communs, la situation «critique» dans laquelle se trouve un voyageur distrait. Elle m’accompagne vers le «passager distrait», le salue (bien sûr) et commence avec mon aide à lui poser des questions sur la couleur, la taille et autres signes distinctifs de son petit sac oublié. Elle se retourne ensuite vers moi et se lance dans une explication sur la façon dont elle va procéder dans sa quête du sac oublié. Explications dont je ne comprends pas tout à fait toutes les subtilités, mais en tout cas, on peut en déduire qu’elle a un plan pour retrouver le sac. J’explique au «monsieur distrait», appelons-le ainsi, que la respectueuse contrôleuse du train «Limited express Uwaïkaï 24» va téléphoner, se renseigner… bref lancer des recherches.
Limited express train. Photo de Pierre sur notre voyage au Japon de 20 jours.
Ce qui semble calmer, mais modérément, les inquiétudes du «monsieur distrait»!
De temps en temps, elle vient nous voir souriante et rassurante pour nous faire comprendre que les recherches avancent. Ce qui apporte chaque fois un vent d’espoir au monsieur distrait ! Peu avant d’arriver à la gare de notre destination du jour sur notre voyage, la contrôleuse vient nous trouver et nous invite à la suivre sur le quai. Nous descendons donc à suite. Et là, un étrange ballet se déroule devant nos yeux! La contrôleuse japonaise fend la foule d’un pas rapide et sautillant, sans oublier son sens du devoir et de la politesse, car, sans vraiment s’arrêter, elle prend le temps de répondre aux questions des nombreux Japonais sur le quai, car ceux-ci ont besoin de renseignements comme partout dans toutes les gares du monde, sans jamais oublier sa mission de nous guider vers un endroit qui reste encore pour nous mystérieux! Nous finissons par arriver devant un guichet, qui semble être le but de cette course sur le quai de la gare. Là, en peu de temps, elle dit quelques mots polis et explicatifs à la guichetière qui semble tout comprendre à la situation. Puis elle se tourne vers moi et me fait comprendre que la dame derrière le guichet va prendre le relais de la recherche du sac perdu, et elle s’en va retrouver son train, ses contrôles, ses passagers non sans quelques salutations, courbettes et sourires à la japonaise.
Sur le quai de la gare de Matsuyama. Photo de Pierre sur notre voyage au Japon de 20 jours.
Un peu perplexes, nous voilà donc devant la guichetière, qui nous salue et nous annonce de but en blanc, que le sac oublié arrivera par le train de 20 h 32 et que l’on peut venir le récupérer ici même, ce soir ou demain !
L’efficacité nippone avait une nouvelle fois frappée, il en faudrait plus pour perturber notre voyage au Japon !!!
La contrôleuse du train avait appelé la gare de Yawatahama qui avait appelé la gare de Matsuyama pour lui indiquer qu’un employé de la gare de Yawatahama était allé voir s’il y avait un sac seul et abandonné dans le hall de la gare. Il était bien là, personne ne l’avait touché et encore moins volé! L’employé de la gare de Yawatahama avait mis le sac perdu dans le train suivant à destination de la gare de Matsuyama où nous devions descendre. Simple et efficace, comme souvent au Japon !
À 20h32, le sac est bien arrivé en gare de Yawatahama et son propriétaire rassuré et heureux a pu continuer son circuit en se jurant qu’il ferait plus attention la prochaine fois!
Vue du train, moyen de locomotion très utilisé lors de nos Voyage au Japon. Photo de Pierre sur notre circuit au Japon de 20 jours.
Il faut dire qu’au Japon le vol est inusité et il n’est pas rare de voir, lors d’un voyage au Japon, des Japonais laisser leurs sacs, valises, bagages… sans surveillance dans le métro ou dans les rues; de voir des vélos déposés nonchalamment devant une épicerie pendant que son propriétaire va faire une course. S’en dégage un sentiment très agréable de sécurité et de relâchement que l’on a perdu dans nos pays des soleils couchants ! À tel point que souvent lorsqu’un voyageur passe trop de temps en pays nippon, il risque d’éprouver à son retour une peur panique devant l’agressivité ambiante et le manque de savoir-vivre.
Sur le permafrost des plateaux tibétains, photo prise depuis le train qui traverse le Tibet. Photo d’Olivier sur notre voyage Chine-Tibet-Népal.
Voyage au Tibet, le train sur le toit du monde », de la Chine au Tibet : récit de notre accompagnateur lors d’un Voyage au Tibet, le train Chine-Tibet, dit sur le toit du monde au Tibet.
Fierté de la Chine, ce train, terminé en 2006, qui relie Lhassa, capitale du Tibet, à Golmund, Xinning et même Pékin n’est pas d’accès facile pour les étrangers . Car il a pour destination le Tibet !
Gare de l’ouest à Xining pour le train vers le Tibet. Photo d’Olivier sur notre circuit Chine-Tibet-Népal.
Et croyez-moi, obtenir le permis d’entrée (visa Tibet) pour un voyage au Tibet n’est pas une mince affaire !
Déjà, il faut être un groupe d’au moins 5 personnes (1) et de même nationalité s’il vous plaît. Ensuite…on patiente pour avoir en mains le fameux visa chinois… Enfin, il faut contacter une agence chinoise qui voudra bien vous obtenir le permis de voyager au Tibet et lui fournir l’itinéraire prévu (et ne surtout pas en changer !) ainsi que le scanne de votre passeport. Mais attention, ces démarches sont à prévoir 3 semaines voire un mois avant la date prévue d’entrée au Tibet.
Alors et seulement alors, vous pouvez acheter les billets de train (ou plutôt les faire acheter…). Ceux-ci sont désormais nominatifs et portent aussi votre numéro de passeport… comme souvent en Chine !
Nouveau quartier de la gare de l’ouest à Xining. Photo d’Olivier sur notre circuit Chine-Tibet-Népal.
C’était en octobre avec mon groupe lors de notre voyage qui va de Pékin à Kathmandu, au Népal, en traversant le Tibet que nous avons pris le train à Xinning (chef-lieu de la province du Qinghai), à la nouvelle gare de l’ouest, rappelant curieusement un hangar plutôt qu’une gare, noyée dans une multitude de tours de 30 à 35 étages qui font maintenant partie intégrante du paysage de cette ville.
Au premier contrôle, on vous demande votre billet et votre passeport ainsi que votre permis d’entrée pour voyager au Tibet ou une photocopie, si l’agence qui vous l’a obtenu est au Tibet.
Passage des sacs au détecteur (comme dans toutes les gares en Chine) puis direction la salle d’attente. On a accès au train environ 20 min avant son départ, après un dernier contrôle des papiers et surtout du fameux permis tibétain…
Enfin, nous pouvons nous installer dans nos couchettes dites «molles» (première classe) en opposition aux couchettes dites «dures» (seconde classe). Rien de bien spécial ici par rapport aux autres trains chinois si ce n’est une prise O2 au-dessus de chaque couchette.
Yaks sur le plateau tibétain depuis le train vers Lhassa. Photo d’Olivier sur notre voyage Chine-Tibet-Népal.
Il y a aussi un wagon-restaurant (comme dans la plupart des trains chinois), ça peut servir, il faut 24h pour gagner Lhassa depuis Xining !!
Notre voyage en train vers le Tibet commence et le train monte assez rapidement en altitude, sans qu’on s’en rende compte. On découvre de belles dunes de sable gris et ensuite le majestueux lac Qinhai.
Le train le longe un bon moment avant de faire place à la steppe, qui rappelle celle de la Mongolie. La nuit approche, on se couche tôt.
Le majestueux lac Qinhai depuis le train qui va au Tibet. Photo d’Olivier sur notre voyage Chine-Tibet-Népal.
Au matin, le paysage est plus rude, froid, le permafrost est là, le train le plus haut de monde circule souvent surélevé. Le paysage gelé est magnifique, on est à une altitude de 4800m avec le passage d’un col à 5027m, c’est le Tibet !
On découvre des troupeaux de yaks, mais aussi de curieuses petites gazelles qui font penser à des vigognes de l’altiplano d’Amérique du Sud.
Soldat chinois saluant le train le plus haut du monde ! Photo d’Olivier sur notre voyage Chine-Tibet-Népal.
Les sommets enneigés font aussi leur apparition, spectaculaires, ils s’imposent maintenant en toile de fond…
On aperçoit des troupeaux de moutons, des villages tibétains, mais aussi des soldats saluant le train qui passe (!!!) à l’approche de Lhassa…
Nous arrivons à la gare de Lhassa au Tibet 24h et 1min après notre départ, personne n’a trouvé le temps long, tout le monde est ravi de cette expérience qui ne manquera pas de rester gravée dans nos mémoires un long moment, un moment fort de notre voyage au Tibet…
Village tibétain sur la ligne Xinning-Lhassa. Photo d’Olivier sur notre voyage Chine-Tibet-Népal.
(1) depuis le 22 janvier 2013, le nombre de 5 personnes voyageant ensemble a été réduit à 3,les nationalité peuvent être maintenant mélangée suite à un communiqué du Tibetain Tourisme Bureau. (organisme qui délivre les permit de voyage au Tibet)
Tout ne change pas en Chine…. un de nos accompagnateurs vous raconte une petite histoire personnelle à Pékin sur un circuit en Chine.
En arrivant à Pékin, j’ai la mauvaise surprise de constater que j’ai oublié la carte SD de mon appareil photo sur mon ordinateur à la maison….Alors que je me balade à vélo, je me mets en quête de la précieuse carte.
Au détour d’une rue, je m’arrête dans une boutique qui vend des produits de marque japonaise très connue.
Boutiques de wangfujing
Le prix indiqué d’une carte de 4GB est de 220yuan (28 euros) !!! Devant ma stupeur et une affirmation de -taykel- (trop cher en chinois), la vendeuse me fait rapidement une offre à 160 yuans (20 euros). D’un mouvement de tête, j’affirme mon désappointement et sors reprendre mon vélo. La serveuse me suit en courant en me proposant haut et fort -I bay, I bay- (100 yuans), trop tard ! Je pars digne en me disant qu’il ne faut pas se foutre de ma gueule et que 100 yuans, c’est de toute façon encore trop cher. Mais pour 12 euros, je n’ai toujours pas de carte alors que j’ai du temps et qu’il fait beau…
Je vais ensuite sur Wangfujing, rue commerçante où je n’ai pas mis les pieds depuis des lustres (une partie est rue piétonne et les vélos sont interdits). Me voilà rapidement dans une boutique d’appareils photos et, stupeur ! La carte SD 4GB est à 325 yuans (40 euros) !! Je m’esclaffe, le vendeur m’indique rapidement sur sa calculette 225 yuans, là, je ne fais plus d’expression, la cause est entendue, je pars.
Il faut dire que Wangfujing est une des artères les plus huppées de la ville, et cela depuis 2 décennies.
Rue Wangfujing à Pékin
J’enfourche mon vélo et quitte ce quartier décidément pas pour moi. Je fais une autre tentative plus tard dans une autre boutique d’une rue quelconque. Prix de la carte 4GB 180 yuans et des 8 GB 235 yuan, là, je me dis que la base n’est pas si terrible ! Négociation (toujours très rapides), la serveuse descend la 8GB à 150 yuans, j’en propose 120. Pas décidée, elle appelle la responsable qui, en faisant la moue accepte mon offre, soit 15 euros…
Je repars heureux d’avoir enfin une carte (qui marche) à un prix acceptable. Toujours est-il qu’en Chine, une chose n’a pas changé : tout se négocie !!!
Découverte de White island lors d’une excursion sur notre circuit en Nouvelle-Zélande de 3 semaines.
Longitude : 177° 78′ E Latitude : 37° 52′ S Altitude : 321 m
White Island est une île volcanique située à 26 miles nautiques (48 kilomètres) au nord des côtes néo-zélandaises . Elle se trouve dans la Baie de l’Abondance, une baie ouverte sur l’océan Pacifique Sud.
Afin de rejoindre White Island, avec des participants du groupe Planète Découverte en Nouvelle-Zélande, nous sommes partis tôt le matin de la ville de Rotorua pour l’héliport de Whakatane. Dès notre arrivée, on nous a expliqué les consignes et toutes les choses à savoir pour effectuer un vol en hélicoptère au-dessus de l’océan (en Nouvelle-Zélande on ne plaisante pas avec les consignes de sécurité!). Ainsi préparés et très informés, nous nous sommes rendu jusqu’à l’appareil, où l’on nous a harnachés, mis un gilet de sauvetage et un casque avec un micro pour pouvoir se parler entre nous pendant le vol. Après une bonne heure de ces préparatifs, fin prêts, nous avons pu décoller dans un bruit assourdissant vers White Island.
Nous nous retrouvons rapidement au-dessus du Pacifique et le spectacle tout autour de nous est absolument magnifique. Outre la vision de la terre au loin qui disparaît et celle de l’immensité de l’océan sous nos pieds (ou encore nos patins d’atterrissage!), on aperçoit au-dessus des petites vagues qui zèbrent la surface de l’océan, un banc de dauphins qui sautent et semblent jouer.
Au bout de vingt minutes de vol apparait au loin notre destination finale : White Island! Au fur et à mesure que l’on s’en rapproche, la vue est d’abord intrigante, puis étonnante, pour devenir ahurissante lorsqu’on survole l’île et que le pilote nous fait faire un ou deux tours complets.
Whakaari. Photo prise par notre accompagnateur lors d’un circuit en Nouvelle-Zélande.
White Island est une petite île perdue dans l’océan de 5 km2 (2 kms de large sur 2,4 Kms de long), avec un sommet qui culmine à 321 mètres d’altitude. L’île où nous allons atterrir, constitue la partie émergée d’un volcan sous-marin de 18 kms de diamètre, qui prend assise au fond de l’océan. En fait, elle est composée de deux stratovolcans superposés qui sont estimés vieux de 100.000 à 200.000 ans. La petite partie de l’île située au-dessus du niveau de la mer date, elle, de 16.000 ans environ. Elle se trouve sur la zone de subduction entre la plaque pacifique et la plaque indienne, y sont alignés, les principaux volcans de Nouvelle-Zélande, Tongariro, lac Taupo…
L’activité volcanique de l’île se trouve actuellement sur une cote d’alerte de niveau 1, ce qui signifie que le volcan est toujours actif, la vapeur qui s’en échappe en témoigne. Ses éruptions sont de type strombolien; ce volcan émet des coulées de lave et des explosions qui peuvent entraîner un changement rapide de la topographie du cratère et du paysage environnant.
Pourquoi cette île s’appelle White Island?! Il n’y a pourtant pas grand-chose de blanc ici, ce serait plutôt l’île multicolore ou l’île fluo, à part peut-être le panache de fumée blanchâtre qui s’en dégage constamment! En fait, c’est le capitaine Cook (toujours lui, il est décidément partout dans le Pacifique, mais c’est une autre histoire!) qui a nommé cette île, l’île blanche. Il fût le premier Européen à apercevoir l’île en 1769, de loin sans y accoster et il ne se rendit pas compte qu’il s’agissait d’un volcan.
Pour les Maoris elle est connue sous le nom Whakaari ce qui signifie «qui a la possibilité de se rendre visible », nommée ainsi à cause de sa «tendance» à disparaître de la vue des côtes pour réapparaitre à l’horizon lors de fortes activités volcaniques. Son activité éruptive irrégulière a alimenté bon nombre de légendes chez les peuples maoris.
White Island vue du ciel. Photo prise par notre accompagnateur lors d’un circuit en Nouvelle-Zélande.
Nous finissons par nous poser au milieu des coulées de lave multicolores et fluorescentes solidifiées. Nous sortons de l’appareil très impressionnés, tels des astronautes débarquant sur une autre planète! Il faut dire qu’en plus, nous sommes équipés en vulcanologue amateur. La tenue comprend entre autres un masque à gaz et un casque orange fluo qui se marie très bien avec les couleurs de la lave solidifiée d’ici!
Nous pouvons commencer l’exploration en suivant les consignes très strictes du pilote transformé en guide-vulcanologue. Nous devons le suivre pas à pas et mettre nos masques à gaz dès que le vent tourne et que la fumée des fumerolles chargées de gaz toxique nous submerge. Cela donne un spectacle assez comique, car en plein discours le guide doit s’arrêter de parler et mettre son masque à gaz, il nous faudra alors attendre quelques minutes pour avoir la suite des explications!
Dégagement de Souffre sur l’île. Photo prise par notre accompagnateur lors d’un circuit en Nouvelle-Zélande.
Quel spectacle hallucinant, une vision d’un enfer psychédélique s’expose sous nos yeux, tout autour de nous. Au pied des 2 cratères nommés Donald Duck et Nellie Noisy (pas par le capitaine Cook cette fois!!!), se trouve un lac d’acide bouillonnant à la couleur verdâtre entourée de dépôts de soufre. Le paysage ressemble à un tableau abstrait, il est parsemé de cristaux de soufre jaune fluorescent qui semblent avoir poussé ici et de coulées orange, ocre et grise. Il faut dire que peu de végétation survit à cet environnement hostile et acide. Le volcan de l’île semble s’amuser à créer et à renouveler sans cesse son paysage apocalyptique et invraisemblable.
Fumerolles. Photo prise par notre accompagnateur lors d’un circuit en Nouvelle-Zélande.
En contrebas, comme seule trace de présence humaine se dressent les ruines d’une ancienne usine corrodée par les gaz soufrés, témoin de la volonté de l’homme à vouloir maitriser la nature et de sa quête de profit à tout prix; mais encore une fois la nature a eu le dernier mot. En effet, une entreprise néozélandaise avait construit ici une mine de soufre, comme actuellement au Kawa Ijen en Indonésie. Mais en 1914, une paroi du cratère s’effondre et détruit la mine, ses infrastructures furent englouties par un énorme glissement de terrain, tuant les onze ouvriers qui travaillaient là, seuls survivants de la tragédie le chat du camp qui fut recueilli quelques jours après le drame par un bateau de ravitaillement. L’exploitation du soufre fut finalement totalement arrêtée en 1930.
Ancienne coulée de lave. Photo prise par notre accompagnateur lors d’un circuit en Nouvelle-Zélande.
La balade qui dure environ 1heure 30 sur la planète White Island se poursuit à travers les nombreux jets de gaz et de vapeur, les sifflements, le bouillonnement du lac et les fumerolles acides qui fusent de toutes parts, tout cela avec une odeur de soufre quasi permanente. C’est une vision hallucinante!
L’activité volcanique est toujours très forte. Photo prise par notre accompagnateur lors d’un circuit en Nouvelle-Zélande.
Et c’est avec regret et avec plein d’images extraordinaires en tête que nous devons rejoindre notre hélicoptère et quitter cette île étrange. Nous retournons donc avec l’émotion de ce spectacle fabuleux vers l’île septentrionale de la Nouvelle-Zélande pour continuer notre aventure au pays des Kiwis, des All Blacks et des paysages spectaculaires où l’enfer et l’éden se côtoient.