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À la découverte d’Aotearoa, «le pays du long nuage blanc»
Aotearoa!!!
Aotearoa

À la découverte d’Aotearoa,

«le pays du long nuage blanc»

 

C’est ainsi que la baptisèrent les premiers habitants des lieux, les Maoris. La légende veut que les premiers Maoris arrivant en pirogue depuis la Polynésie eurent comme première image de la Nouvelle-Zélande un long nuage blanc qui enveloppait l’île. D’où le nom qu’ils lui donnèrent.

Dotée d’un patrimoine naturel exceptionnel, mais aussi de valeurs et traditions qui ont traversé le temps malgré la colonisation européenne, la Nouvelle-Zélande n’est pas que le pays du rugby !

«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.
«La terre est une mère qui ne meurt jamais». Proverbe maori.

La Nouvelle-Zélande compte deux îles principales, très différentes l’une de l’autre, et ce à tout point de vue: celle du nord «l’île fumante», avec ses volcans et ses forêts subtropicales, et l’île du sud «l’île de Jade» très montagneuse avec ses pics enneigés et sa chaine de montagnes appelée «Alpes néo-zélandaises ».

Cette géographie singulière met en valeur les forces en présence, d’un côté l’océan dans toute sa puissance qui apporte avec lui des vents qui viennent de l’Antarctique (pas très éloigné, un peu plus de 2 000 km) et de l’autre une végétation luxuriante, un soleil subtropical. Autant d’éléments qui permettent de vivre 4 saisons en un seul jour, comme disent les « Kiwis » (surnom des habitants de la Nouvelle-Zélande) lorsqu’ils évoquent le climat de leur pays.

Sur l'ïle Fumante !
Sur l’ïle Fumante

Il existe donc de nombreuses raisons de se rendre au «pays du long nuage blanc», en voici quelques-unes:

Ses paysages étonnants et fantastiques, car peu de pays possèdent une telle diversité. On y trouve des volcans, des geysers et sources chaudes, des glaciers, des lacs cristallins où se reflètent les monts enneigés, des forêts aux essences rares ainsi que d’immenses plages de sable désertes…

 

Fous de Bassan (Ganets)!
Fous de Bassan (Ganets)

Sa faune: extrêmement riche et endémique, vous aurez l’occasion d’y voir des phoques, pingouins, albatros, cachalots, fous de Bassan et certainement même des dauphins … Dans ce pays où les espèces animales ont évolué en totale autarcie et sans grands prédateurs, certains oiseaux ont perdu l’habitude de voler entrainant une atrophie de leurs ailes. C’est le cas du fameux Kiwi, oiseau timide et nocturne qui se cache la journée, emblème de la Nouvelle-Zélande et surnom de ses habitants. Sans oublier les animaux importés comme les moutons, on en compte 60 millions soit 15 fois plus que de Néo-zélandais.

La pratique de toutes sortes de sports de plein air: la marche, l’équitation, le VTT ou même le saut à l’élastique !

Pour sa flore, tout aussi endémique: comme les Kapongas, sorte de fougères arborescentes autre symbole de la Nouvelle-Zélande que l’on retrouve sur le maillot des All Blacks ou encore les superbes Kauris, des arbres géants considérés comme sacrés par les Maoris…

 

Mais aussi et surtout pour ses chaleureux et sympathiques habitants : les ou le peuple autochtone, de la Nouvelle-Zélande.
D’une part les Maoris – les tangata whenua  ou le peuple « autochtone » – qui peuplèrent ces îles après leurs découvertes par le légendaire navigateur polynésien Kupe en 950. Les Maoris sont arrivés par vagues successives des îles Cook et des îles de la Société, du IXe au XIVe siècle. Ils s’opposèrent à la colonisation britannique lors des Guerres maories de 1842 à 1860. Ils sont aujourd’hui 730 000 (environ 15 % de la population néo-zélandaise).
Et d’autre part les Européens  – les Pakeha ou Papa’a – arrivés au XVIIIe siècle après l’exploration des îles Néo-Zélandaises par le Capitaine Cook en 1769. À ces deux groupes culturels dominants s’ajoutent des immigrés plus récents venant de Polynésie, des Indes ou de Chine.

Haka des All Blacks!
Haka des All Blacks

Bien sûr il existe toujours de grandes différences culturelles entre ces communautés, mais au-delà de leurs différences tous les «Kiwis» partagent le même respect de la nature, des loisirs de plein air et le goût du sport. L’équipe des All Blacks, qui a fait chaque fois vibrer le pays tout entier lors des coupes du monde de rugby, est un bel exemple de rassemblement entre ces communautés. Le rugby est dans ce pays la fierté de tout un peuple et un symbole d’unité entre les traditions maories et les règles apportées par les Britanniques, en témoigne le rituel du «Haka» avant les matchs de l’équipe nationale.

 

 

Légendes maories: le demi-dieu Maui aurait créé l’île du nord en la pêchant au fond des océans et son canoë pétrifié serait devenu l’île du Sud. Kupe le premier maori serait arrivé en 950 depuis Hawaiki, terre sacrée qui correspondrait à l’île de Raiatea près de Tahiti. Il nomma cette immense terre Aotearoa littéralement « le pays du long nuage blanc ».

 

L'île de Jade !
L’île de Jade

 

Planète Découverte vous propose un circuit complet à travers les 2 principales îles qui forment la Nouvelle-Zélande, pour découvrir ce pays aux paysages grandioses et stupéfiants de façon authentique et toujours en petit groupe (6 à 11 personnes maximum). Haere mai! (bienvenu)

Pierre

Islande !

 

Fjord Islandais !
Fjord Islandais !

Quelques petites choses à connaître sur cette île boréale et ses habitants !

Terre de glace, de feu… et d’émerveillement

Les Vikings abordèrent les côtes de l’Islande autour de 860 apr. J.-C. Ils nommèrent cette île le « pays des glaces ». Environ un siècle plus tard, non loin de là, à quelques centaines de kilomètres au nord-ouest, d’autres Vikings accostèrent les côtes du Groenland qu’ils appelèrent, un peu curieusement, le « pays vert ». Les étranges dénominations de ces deux îles septentrionales ne sont pourtant pas totalement fausses : on trouve de fabuleux glaciers en Islande (10 % de sa surface en est recouverte) et des paysages de verdure au Groenland. Mais l’« Ísland » est surtout une terre de contrastes spectaculaires. Ici, la glace côtoie la lave. Les volcans grondent sous les calottes glaciaires. Les sources chaudes jaillissent au milieu de plaines noires et lunaires. Les cascades dévalent des falaises dans un fracas hypnotique.

À la lisière du cercle polaire, cette île mérite sans aucun doute ses surnoms de « terre de glace et de feu », ou de « terre des extrêmes ».

Alors bienvenue sur la véritable Terre de glace et de feu !

Terre de feu et de glace !
Terre de feu et de glace !

Géographiquement, on la trouve dans l’océan Atlantique Nord – entre le Groenland et les îles Féroé -, juste au Sud du cercle polaire arctique, de part et d’autre du 66° parallèle Nord (plus exactement entre 63° 17′ 30″ et 67° 07′ 05″ Nord et à 4° 32′ 12″ Ouest). Elle est ainsi posée sur « la dorsale médio-atlantique », une chaine de volcans sous-marins, qui sépare la plaque américaine de l’eurasiatique. L’île possède une nature époustouflante, des côtes découpées par des fjords profonds, avec en son centre de hautes terres constituées d’un relief montagneux quasi désertique culminant à 2109 mètres d’altitude au sommet du mont Hvannadalshnjúkur.

Boutique à Reykjavik !                    
Boutique à Reykjavik !

 

L’Islande est le pays de noms imprononçables pour un non-islandais ! On y trouve par exemple : la péninsule de Snæfellsnes, les fjords de Hvalfjörður ou de Reyðarfjörður, les glaciers du Vatnajökull ou de Jökulsárlón, les ports de pêche Grundarfjörður ou de Stykkishólmur, les volcans Eyjafjallajökull ou Snæfellsjökull…

 

 

Islandais et leur drapeau sur le front de mer de Reykjavík
Islandais et leur drapeau sur le front de mer de Reykjavík

Les Vikings s’y établirent à partir du IXe siècle, bien qu’il semblerait qu’ils ne soient pas les premiers à fouler cette terre boréale, des moines venus d’Irlande (appelés Papar), les auraient devancés !? Les Vikings la colonisèrent et y vécurent indépendants jusqu’au XIIIe siècle, date à laquelle ils passèrent sous la domination du Royaume de Norvège, avant de passer à la fin du XIVe siècle sous contrôle danois. Ils durent attendre 1842 pour retrouver leur autonomie et 1942 pour être de nouveau souverain.

Reykjavík
Reykjavík                                                              

De nos jours, les 387 000 habitants que compte l’île se partagent une superficie de 103 000 km², soit environ 3 habitants par km², ce qui en fait le pays le moins densément peuplé d’Europe. Les Islandais se concentrent essentiellement sur la côte du Sud et du Sud-Ouest, là où se trouve notamment la capitale, Reykjavik.

              

 

Grandiose chute d'eau !
Grandiose chute d’eau !

La nature sauvage et grandiose de cette île est façonnée par des vents souvent violents, venus du Pôle ou de l’Atlantique (ce qui explique sa météo fort changeante). Pourtant malgré ses latitudes polaires, elle jouit d’un climat océanique tempéré grâce au faiseur de temps, le Gulf Stream.

L’ensoleillement est également très variable tout au long de l’année. En hiver, les nuits sont longues et le soleil de décembre ne se montre timidement que quelques heures par jour (à Reykjavik, lors du solstice d’hiver – autour du 21 décembre -, le soleil se lève vers 11h20 et se couche aux alentours de 15h30). Inversement au printemps et en été, les journées sont longues ! Ainsi du mois de mai à la mi-août, le soleil ne se couche que quelques heures et jamais tout à fait complètement. Les nuits islandaises sont claires et les Islandais les nomment les « nuits blanches » (à Reykjavik, lors du solstice d’été – autour du 21 juin -, le soleil se couche juste après minuit et se lève un peu avant 3h du matin). Cette période est également désignée comme étant celle du Soleil de Minuit !

Quant aux Aurores boréales, la « saison officielle » s’étend d’octobre à mars, mais on peut parfois, avec un peu de chance, en apercevoir dès le mois d’août jusqu’en avril !

L'église luthérienne Hallgrímskirkja, le symbole de Reykjavik.
L’église luthérienne Hallgrímskirkja, le symbole de Reykjavik.

Les Islandais (Íslendingar) sont un peuple scandinave. Ils ont apporté avec eux sur leurs drakkars, le paganisme et la mythologie nordique avec leurs nombreux « Ases » (Odin, Thor, Saga…). Puis vers l’an 1000, des Islandais de retour de voyages sur le continent les convertirent au christianisme – non sans difficultés –. Lors de la Réforme (XVIe siècle) ils optèrent majoritairement pour le protestantisme (plus de 90% des Islandais sont luthériens).

Mais l’Huldufólk, la croyance en un « peuple caché » composé de créatures légendaires comme des trolls, des elfes, des fées perdure.  Ils vivent dissimulés loin des humains un peu partout dans les montagnes et dans les lieux reculés !

 

Ils sont fiers de parler une ancienne langue « germanique septentrionale » proche du « vieux norrois » qui prend ses sources dans le langage viking de l’époque médiévale (Xe siècle).

Phoques sur les côtes islandaises
Phoques sur les côtes islandaises

De nos jours, ils sont un peuple moderne et éduqué (leur taux d’alphabétisation est un des plus forts au monde) ; un peuple qui se fait le devoir d’être respectueux des droits humains, de l’égalité des sexes et des droits des homosexuels, ainsi que de la liberté d’expression ; un peuple qui se veut à l’avant-garde des défenseurs de la nature (80% de leur consommation énergétique provient des énergies vertes), sauf des baleines qu’ils continuent curieusement d’occire et de pêcher !!!

Les Islandais n’ont à proprement parler pas de nom de famille !? Leurs noms sont des références patronymiques ou matronymiques auxquels ils rajoutent le suffixe « son » pour « fils de » ou « dóttir » pour « fille de ». Il est également possible d’utiliser les noms des deux parents, fils de et fille de ! Par exemple, la célèbre chanteuse islandaise connue internationalement sous le nom de Björk se nomme Björk Guðmundsdóttir, ce qui signifie « Björk fille de Guðmunds » (Guðmunds étant sa mère) !

Pour les prénoms, ils ont le choix dans une liste fermée de 1 712 prénoms masculins et de 1 853 prénoms féminins. Si les parents veulent être originaux, ils doivent en faire la demande au « Comité de nommage islandais » (Mannanafnanefnd).

L’Islande est très attachée à la démocratie, elle est une « république constitutionnelle dotée d’un système multipartite », avec un chef de l’État et un parlement élu. Elle serait d’ailleurs une des plus vieilles démocraties parlementaires au monde, avec son Parlement « l’Althing » créé en 930.

C’est aussi un des pays les plus sécuritaires de la planète, le taux de criminalité est très faible comparé aux autres pays développés, ainsi qu’aux pays de taille et de démographie similaires. Cela peut paraitre quelque peu paradoxal, car ce pays s’est imposé internationalement comme étant celui des auteurs de polars et de thrillers ! Arnaldur Indridason, Yrsa Sigurdardóttir, Ragnar Jónasson ou encore Lilja Sigurdardóttir… pour ne citer que les plus célèbres, avec un succès qui dépasse très largement les frontières islandaises.

 

Sublimes paysages islandais !
Sublimes paysages islandais !

L’Islande n’est pas une destination comme les autres. C’est un voyage au cœur d’une nature brute et spectaculaire.

On y vient pour découvrir des paysages uniques : volcans, glaciers, cascades et étendues sauvages. On en repart souvent avec bien plus que de belles images : le souvenir d’une nature puissante, préservée et impressionnante.

Alors… prêt à partir avec nous à la découverte de la terre de glace et de feu ?

 

 

 

 

Pierre

Bolivie authentique !

Voyage au cœur des grands espaces de la culture andine.

 

Au cœur de l’Amérique du Sud, la Bolivie s’impose comme une destination des plus authentiques et fascinantes du continent Sud-Américain. Encore préservée du tourisme de masse, elle offre aux voyageurs curieux une immersion dans des paysages spectaculaires, parmi des cultures millénaires toujours bien vivantes.

 

La Paz et lCordillère des Andes !
La Paz et la Cordillère des Andes !

Dès notre arrivée en Bolivie, on ressent sa géographie distincte, imposante et omniprésente. Des sommets escarpés de la Cordillère des Andes aux vastes plaines de l’Amazonie, en passant par les vallées fertiles et l’Altiplano, le pays dévoile une diversité naturelle exceptionnelle. Parmi ses joyaux emblématiques, l’incontournable Salar d’Uyuni, immense désert de sel s’étendant à perte de vue. Il offre l’un des paysages les plus surprenants au monde, où ciel et terre semblent se confondre. Plus au nord, le lac Titicaca (au nom évocateur !), il est le plus haut lac d’altitude navigable de la planète avec ses plus de 3800 mètres d’altitude. Il abrite des communautés autochtones insulaires qui perpétuent des traditions ancestrales, notamment à travers les célèbres îles flottantes entièrement construites en totora (un roseau robuste et aquatique) symboliques de la culture Uros.

îles flottantes Uros
îles flottantes Uros

Ce pays possède également une histoire d’une grande richesse. Bien avant l’arrivée des conquistadors espagnols, de vastes civilisations précolombiennes s’y sont développées, dont la mystérieuse culture Tiwanaku, considérée comme l’un des berceaux de la civilisation andine. Plus tard, ils furent intégrés à l’Empire Inca, puis envahi par les colonisateurs espagnols (au début XVIe siècle). Encore de nos jours, la Bolivie a su préserver son identité ancestrale tout en se nourrissant de métissages culturels et de résistances. Cette histoire perdure toujours dans les villes coloniales, les sites archéologiques et les traditions transmises de génération en génération.

Simón Bolívar
Simón Bolívar

Le pays tire son nom de Simón Bolívar, dirigeant vénézuélien et figure majeure des guerres d’indépendance Sud-américaines contre la domination espagnole. Lors de la proclamation de son indépendance en 1825, le territoire, alors connu sous le nom de Haut-Pérou, adopta le nom de Bolivie en hommage au « Libertador ».

L’âme de la Bolivie réside avant tout dans ses peuples autochtones qui représentent une part essentielle de la population. Le pays possède l’un des plus forts pourcentages de population autochtone en Amérique latine, avec des estimations variantes entre 40% et plus de 60 % de la population totale, selon la définition utilisée (auto-identification ou recensement). Aymaras, Quechuas, Uros et bien d’autres communautés façonnent la vie culturelle du pays. Leurs langues sont reconnues officiellement, leurs croyances respectées et leur relation à la nature, centrée autour de la Pachamama (la Terre-Mère) structure la vie de tous les jours. Une vision du monde, fondée sur l’équilibre et le respect du vivant, confère à la Bolivie une dimension spirituelle rare.

Les coutumes et traditions sont omniprésentes et font pleinement partie du quotidien bolivien. Dans les marchés colorés les femmes en tenue traditionnelle proposent fruits, épices et artisanat local. Les fêtes populaires rythment l’année, mêlant musique, danses et rituels symboliques.

La culture bolivienne s’exprime également à travers un artisanat riche et authentique : tissages andins aux motifs symboliques, céramiques, masques rituels ou bijoux en argent. Chaque création est le reflet d’un savoir-faire ancestral et d’une histoire locale.

La Bolivie, c’est aussi la découverte d’une gastronomie simple et originale, élaborée à partir de produits locaux tels que le quinoa, le maïs et la pomme de terre  dont le pays compte des centaines de variétés.

 

Lamas !
Lamas !

 

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, choisir la Bolivie comme destination, c’est l’assurance de vivre une expérience de voyage différente, tournée vers la découverte culturelle et la rencontre authentique. Ce pays marque définitivement celles et ceux qui le parcourent.

Alors, suivez-nous et partez en Bolivie avec Planète Découverte!

 

 

 

 

Pierre

 

 

Groenland, un voyage d’exception !

Il existe sur notre planète une multitude de voyages extraordinaires, mais certains se distinguent par leur caractère vraiment unique. Le Groenland fait partie de ces destinations rares qui marquent à jamais ceux qui les découvrent. Ce territoire arctique offre un dépaysement total et des paysages parmi les plus spectaculaires au monde.

Avant de partir à la découverte de cette île fascinante, prenons un moment pour mieux la connaître, elle et ceux qui l’habitent.

Escale dans un village groenlandais
Escale dans un village groenlandais

 

Le Groenland, avec ses 2,18 millions de km², est la plus grande île du monde — si l’on exclut l’Australie, considérée comme un continent. Il est bordé au nord par l’océan Arctique, au sud par l’Atlantique et la mer du Labrador, à l’est par la mer du Groenland et le détroit de Danemark, et à l’ouest par la baie de Baffin et le détroit de Davis. Ses voisins les plus proches sont le Canada (à environ 35 km) et l’Islande (à environ 320 km).

Ilulissat
Ilulissat

 

 

 

Près de 80 % de sa surface est recouverte par l’inlandsis, une immense calotte glaciaire vieille de trois millions d’années et pouvant atteindre trois kilomètres d’épaisseur. Deuxième plus grand réservoir d’eau douce du monde après l’Antarctique, ce gigantesque glacier fond malheureusement de plus en plus vite : entre 2003 et 2013, son taux de fonte a été multiplié par quatre et continue de s’accélérer. Entre les montagnes — dont le plus haut sommet est le Gunnbjørn (3 700 mètres) — descendent des glaciers qui libèrent des icebergs dérivant dans les mers arctiques, parfois responsables de catastrophes maritimes comme celle du Titanic en 1912. Ce paysage spectaculaire offre aux voyageurs des panoramas inoubliables.

L’histoire du Groenland témoigne de l’extraordinaire capacité d’adaptation humaine face à un environnement parmi les plus rudes de la planète. Les premières populations venues d’Amérique du Nord s’y installent dès 2500 av. J.-C. et plusieurs cultures se succèdent : Saqqaq, Dorset (ou Tuniit), Thuléens puis Inuits. Les Inuits actuels, originaires de l’Alaska et du Nunavut, arrivent au XIIᵉ siècle.

Les Européens connaissent l’île depuis le Xe siècle, lorsque le Viking norvégien Gunnbjørn aperçoit ses rivages. Vers 985, Erik le Rouge y fonde la première colonie nordique. L’éventuelle rencontre entre Vikings et Inuits reste un sujet de débat chez les historiens. Les colonies vikings disparaissent au XVe siècle, tandis que les Inuits demeurent les seuls habitants de l’île, vivant de la chasse, de la pêche et d’un usage équilibré des ressources naturelles.

Baleine boréale !

Leur mode de vie s’est considérablement transformé depuis une cinquantaine d’années : le nomadisme a laissé place à la sédentarisation, les motoneiges ont en partie remplacé les traîneaux à chiens, les kayaks traditionnels sont devenus motorisés, et les igloos ont cédé la place à des habitations en dur.

Aujourd’hui, les côtes groenlandaises sont ponctuées de villages colorés tournés vers la mer et les icebergs. Nuuk, la capitale, rassemble 20 000 habitants — plus d’un tiers de la population totale — et se situe sur la côte ouest, à l’embouchure du fjord du même nom. Située à 240 km au sud du cercle polaire arctique, c’est la capitale la plus septentrionale du monde. L’hiver, son littoral se transforme en banquise. La végétation y est rare, limitée aux lichens et arbustes de la toundra, mais la faune est riche : ours polaire, bœuf musqué, caribou, renard et lièvre arctiques, hermine, lemming, ainsi que phoques et baleines.

Nuuk
Nuuk le matin

À partir du XVIIᵉ siècle, le Danemark et la Norvège relancent leurs expéditions à la recherche de traces des Vikings. S’ils n’en trouvent aucune, ils revendiquent néanmoins l’île, y fondent des comptoirs et tentent de convertir les Inuits au christianisme luthérien. Le Groenland reste sous domination danoise jusqu’en 1953, année de son intégration à la communauté du royaume du Danemark.

Il entre dans la CEE en 1973 avec le Danemark, puis la quitte en 1982 après un référendum. En 1979, le Kalaallit Nunaat — nom groenlandais du pays — obtient une première autonomie, renforcée en 2009 avec la prise en charge de nouveaux domaines, dont la justice et la police. Le Danemark conserve la défense, la politique étrangère et la monnaie (la couronne danoise). La reine Margrethe II demeure la souveraine du territoire, dirigé par un Haut-commissaire danois et un Premier ministre groenlandais.

Les Inuits représentent aujourd’hui environ 50 000 des 56 800 habitants de l’île. Leur présence dépasse largement les frontières du Groenland : ils forment un vaste ensemble culturel appelé Inuit Nunangat, qui s’étend de l’extrême est de la Sibérie (peuple Yupik) au Groenland (Inuits Kalaallits), en passant par l’Alaska (Inupiakset) et le Grand Nord canadien (Inuvialuit). Au total, environ 150 000 personnes en font partie.

Le terme « Inuit », signifiant « humains » en inuktitut et en kalaallisut, est désormais privilégié à « Esquimau », exonyme considéré comme péjoratif, notamment au Canada. Depuis la Conférence inter-inuit de 1977 en Alaska, « Inuit » est l’appellation officielle.

De nombreux explorateurs et ethnologues ont contribué à la connaissance du Groenland et de ses habitants : parmi eux, les Danois Knud Rasmussen et Ejnar Mikkelsen, les Français Jean-Baptiste Charcot, Paul-Émile Victor et Jean Malaurie, dont certains ont vécu de longues années au sein des communautés inuites.

Mer d'iceberg
Mer d’iceberg !!!

 

À leur suite, laissez-vous guider à la découverte de ce territoire unique et saisissant : le Groenland, une destination arctique exceptionnelle.

Planète Découverte vous propose un grand voyage (départ unique le 8 juin 2026, toujours en petit groupe) qui permet de découvrir le Groenland du Nord au Sud.

 

 

 

Pierre

Le Hangeul : quand les lettres racontent la Corée !

« Un peuple qui ne peut écrire sa langue est un peuple sans voix ». Roi Sejong le Grand (세종대왕)

Ville de Busan
Busan

Lorsque l’on pense à la Corée du Sud, on imagine souvent Séoul ou Busan et leurs gratte-ciel futuristes, les rythmes effrénés de la K-pop, l’innovation technologique de ses marques bien connues à travers le monde…, mais derrière cette modernité vibrante se cache un trésor plus discret, tout aussi fondateur : le Hangeul (한글) l’alphabet national. En Corée, c’est dans la courbe d’un trait ou dans l’équilibre d’une syllabe que se révèle l’essence même de la culture. Le Hangeul n’est pas seulement un système d’écriture c’est une philosophie, une vision du monde…

 

Statue du Roi Sejong sur le boulevard Sejong-ro qui mène au palais royal Gyongbokgung
Statue du Roi Sejong sur le boulevard Sejong-ro qui mène au palais royal Gyongbokgung

Au XVe siècle, sous la dynastie coréenne Joseon, le savoir circule uniquement en chinois classique (le hanja), une langue réservée à une élite et aux lettrés. Pendant que la population, elle, reste privée d’écriture. Le roi Sejong le Grand (1397- 1450), observe cette injustice linguistique et va éprouver le désir de changer les choses. Ainsi en 1443, il va entreprendre la création d’une écriture logique et accessible. L’objectif est avant tout humaniste : offrir à chaque Coréen la possibilité d’exprimer sa pensée. Pour cela, il va s’entourer de savants et concevoir le Hunminjeongeum « les sons corrects pour l’instruction du peuple».

Chaque consonne imite la position de la langue ou de la bouche, chaque voyelle reflète une cosmologie fondée sur le ciel (•), la terre (—) et l’Homme (|).
Ainsi naquit le Hangeul : un des rares alphabets au monde dont l’origine, l’auteur et la philosophie sont parfaitement connus.

Moderne avant l’heure, le Hangeul est de nos jours considéré comme l’un des systèmes d’écriture les plus scientifiques, les plus logiques et les plus rapides à apprendre.

L’histoire du Hangeul aurait pu s’interrompre dès sa naissance. En effet, l’élite confucéenne de l’époque, attachées au prestige des caractères chinois, rejette la capacité égalisatrice d’une écriture accessible à tous. Le Hangeul est méprisé, parfois même interdit. En parallèle, dans les foyers, les femmes, les enfants et les lettrés progressistes continuent de l’utiliser. Il devient l’outil d’une culture de résistance « silencieuse ». Par exemple, en 1504, sous le règne du roi Yeonsangun, il est même interdit, car le souverain craignait que le peuple utilise cette écriture pour le critiquer. Au début du XXᵉ siècle, sous l’occupation japonaise, l’alphabet coréen n’est pas complètement banni, mais il a été fortement opprimé (comme tout ce qui touche à l’identité coréenne). Pourtant, de génération en génération, il survit et continue d’être transmis dans les écoles clandestines, dans les maisons, dans les livres, dans les chants et dans les prières.

Avec la libération (de l’occupation de l’empire du Japon) de 1945, le Hangeul renaît. Trois ans plus tard, en 1948, il devient l’écriture officielle de la République de Corée, symbole d’une nation qui retrouve sa voix.

Aujourd’hui, il est reconnu par l’UNESCO comme chef-d’œuvre du patrimoine documentaire mondial, preuve de son importance historique et culturelle.

Chaque 9 octobre, la Corée du Sud célèbre le Hangeulnal (한글날), la Journée du Hangeul. C’est un jour férié, un moment de fierté nationale. Les rues se parent de décorations colorées, les écoles organisent des concours de calligraphie, les musées exposent des manuscrits royaux et des installations inspirées par l’alphabet.

Pour les voyageurs, c’est l’un des plus beaux moments pour découvrir la culture coréenne et ressentir l’attachement profond du pays à son écriture.

 

Le Hangeul repose sur un principe simple et harmonieux : chaque syllabe s’inscrit dans un carré parfait. Cette structure visuelle traduit la recherche d’équilibre de la philosophie coréenne.

Le Hangeul compte 40 lettres, appelées jamos (자모) — littéralement « caractères-mères ». Ces jamos se répartissent en quatre groupes :

  • 14 consonnes de base (자음)
  • 5 consonnes doubles, plus appuyées (쌍자음)
  • 10 voyelles de base (모음)
  • 11 voyelles composées, créées en combinant les voyelles simples (복합모음)

 

À partir de ces 40 signes, les Coréens construisent toutes les syllabes de leur langue (le chinois traditionnel utilise des dizaines de milliers de caractères, mais seulement quelques milliers sont couramment utilisés). Un système étonnamment logique, intuitif et plus rapide à apprendre.

Les consonnes et les voyelles s’assemblent avec une fluidité presque musicale.
Trois lettres suffisent à le démontrer :

  • → g/k
  • → a
  • → n

Ensemble, elles forment 간 (gan).
Un mot singulier aux doubles significations : « simple » et « assaisonnement salé ».
Une belle métaphore du Hangeul, à la fois accessible et savoureux, minimaliste, mais nuancé.

Apprendre le Hangeul, c’est apprendre bien plus qu’un alphabet :
c’est entrer dans la logique de la pensée coréenne, où chaque élément trouve sa place et où l’harmonie naît de l’assemblage.

Marché de Namdaemun Séoul
Marché de Namdaemun Séoul

Loin d’être figé, le Hangeul continue d’évoluer. Dans la Corée contemporaine, on le retrouve partout : sur les enseignes lumineuses des quartiers branchés, dans les collections de mode, dans le design graphique et la typographie contemporaine, dans les sous-titres des dramas et les paroles de K-pop.

Les jeunes créateurs coréens – designers, artistes, typographes – s’en emparent comme d’un matériau à part entière.

 

Pour beaucoup d’étrangers, la découverte du Hangeul devient même une étape de leur voyage en Corée, une porte d’entrée vers la culture locale.

Garde royale devant le Palais Gyeongbokgung à Séoul
Garde royale devant le Palais Gyeongbokgung à Séoul

 

Le Hangeul est une raison de plus de se rendre dans ce pays encore méconnu qui a décidément beaucoup de choses à nous apprendre… Alors suivez-nous dans un des voyages proposés par Planète Découverte en Corée !

« Les lettres sont les traces du cœur » Proverbe coréen.

한국의 한글

 

 

 

Pierre

Grand voyage Spiti Ladakh et Zanskar : vallées de culture tibétaine du nord de l’Inde.

Nous vous proposons un circuit d’exception : « Grand voyage Spiti Ladakh et Zanskar : vallées de culture tibétaine du nord de l’Inde », titre à la fois évocateur et énigmatique !

Ce périple fabuleux est destiné tant aux voyageurs curieux et épris d’aventures qu’aux amateurs de culture tibétaine et de paysages grandioses. Son itinéraire de 26 ou 32 jours (extension au Zanskar qui explique les 6 jours supplémentaires) aux confins septentrionaux de l’Inde a été conçu pour vous transporter au cœur des vallées les plus fabuleuses de l’Himalaya indien, toujours en petit groupe (12 participants max).

Monastère de Stakna Pano au Ladakh
Monastère de Stakna Pano au Ladakh

Après une escale à Delhi, direction l’Himalaya ! D’abord le Spiti, une vallée aride située aux confins du Tibet (Spiti signifie « la terre du milieu », c’est-à-dire la terre entre l’Inde et le Tibet) avec ses falaises sculptées et ses villages accrochés à des versants abrupts. Puis le Ladakh, le « petit Tibet indien », royaume des monastères perchés qui semblent irréels et des hauts plateaux balayés par le vent. Enfin le Zanskar, longtemps inaccessible, une vallée recluse entre des murailles de roches et de glace, où l’on atteint encore certains hameaux à pied, dans des décors vertigineux.

Kibber, Spiti
Kibber, Spiti

 

 

Ce voyage en haute altitude est une traversée des plus hauts cols carrossables du monde, vestiges des antiques routes caravanières où l’on croisait jadis des files de yaks chargés de sel et de laine. Vous franchirez le Khardung-La (5 602 m), longtemps considéré comme le plus haut col routier du monde, le Chang-La (5 360 m), le Baralacha-La (4 892 m) ou encore le Pensi-La (4 400 m) pour rejoindre le Zanskar. Chacun de ces passages est une expérience, mais aussi une récompense : le sentiment grisant d’avancer sur le toit du monde.

 

Vallée de Spiti
Vallée de Spiti

Les paysages traversés sont d’une grande variété. Dans le Changtang, on admire des lacs turquoise — Tsokar, Tsomoriri, Pangong — qui se dressent comme des mirages au milieu des hauts plateaux désertiques. Plus loin, la vallée de la Nubra surprend avec ses dunes de sable balayées par le vent, entre deux chaînes aux sommets enneigés. Le Spiti dévoile des vallées arides, sculptées comme des cathédrales de pierre, tandis que le Zanskar offre ses gorges vertigineuses et ses villages troglodytes blottis dans la roche. Des sommets légendaires attirent irrésistiblement notre regard : le Nun-Kun (7 135 m), montagnes jumelles dressées comme des gardiennes, ou encore le Kang Yatze dont la silhouette se découpe sur l’horizon.

 

Monastère de Chemrey, Ladakh
Monastère de Chemrey, Ladakh

Au-delà des paysages, la dimension spirituelle donne à ce voyage une réelle intensité. Accrochés aux montagnes, les monastères bouddhistes hors du temps se succèdent, chacun porteur d’une énergie et d’histoires étonnantes. À Tabo, surnommé « l’Ajanta des Himalayas », les fresques millénaires plongent le visiteur dans une atmosphère mystique. Le monastère de Key, sentinelle du Spiti, domine les vallées comme une forteresse. Alchi, au Ladakh, surprend par ses fresques aux influences indo-kashmiriennes. Quant au mythique Phuktal, blotti dans une grotte et accessible uniquement à pied, il incarne « l’essence de la méditation ».

 

Les chants rituels, les moulins à prières tournant au vent, les débats philosophiques des moines, les drapeaux de prière claquant dans le ciel bleu : tout ici rappelle que la foi imprègne chaque geste du quotidien, et que le bouddhisme tibétain, héritier d’un Tibet ancien, a trouvé dans ces vallées un sanctuaire inviolé.

Moines du Zanskar
Moines du Zanskar

Ces montagnes furent aussi le terrain de jeu des explorateurs et des alpinistes. On pense à Alexandra David-Néel, pionnière intrépide, partie seule vers Lhassa en franchissant cols et glaciers ; à Marco Pallis, alpiniste et écrivain ; et à ces générations de grimpeurs venus défier les cimes du Nun, du Kun ou du Kang Yatze. Chaque jour passé sur ses chemins, chaque nuit sous les étoiles, chaque col franchi, chaque rencontre dans un village isolé évoque ces récits d’expéditions, où la route était aventure à part entière.

Ce voyage se transforme en initiation ! Ici la montagne touche le ciel, les villages préservent encore un art de vivre immuable, les monastères rappellent la force d’une spiritualité millénaire. C’est une invitation à contempler. Un parcours dans des paysages qui deviennent des méditations, où l’on découvre que voyager, c’est parfois apprendre à se perdre pour mieux se retrouver.

Monastère du Ladakh
Monastère du Ladakh

Nous vous proposons un départ unique (le 31 juillet), sous la conduite d’un guide expérimenté de Planète Découverte pour que ce voyage devienne une traversée géographique autant que spirituelle.

 

 

Pierre