Tasmanie : une île au bout du monde !

Au sud de l’Australie, séparée du continent par les eaux du détroit de Bass (200 kms), la Tasmanie évoque immédiatement l’aventure, les grands espaces et une certaine idée du bout du monde. Avec ses paysages spectaculaires, sa faune unique et une histoire profondément marquée par l’exploration et la colonisation, cette île est bien plus qu’une simple extension de l’Australie : elle possède son identité propre.

 

Phare de Table Cape
Phare de Table Cape

Une nature exeptionelle !

Sur près de 68 000 km², cette île rassemble une étonnante diversité de paysages : montagnes, forêts tempérées, lacs glaciaires, falaises et plages de sable blanc se succèdent au fil des routes et des sentiers.

À l’ouest, les paysages sauvages de Cradle Mountain-Lake St Clair plongent le voyageur dans une nature presque primitive. À l’est, les eaux turquoise et les rochers de granit de Freycinet et de la Bay of Fires offrent un tout autre visage.

 

Ses richesses naturelles sont particulièrement bien préservées : une part importante du territoire est protégée au sein de parcs nationaux et de zones classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Tasmanie est une destination privilégiée pour tous les amoureux de randonnée et de grands espaces.

 

Une faune unique !

Pademelon à ventre rouge (marsupial)
Pademelon à ventre rouge (marsupial)

L’isolement de l’île a également façonné une faune exceptionnelle : le célèbre diable de Tasmanie, emblème de l’île, côtoie wombats, ornithorynques, marsupiaux et de nombreuses espèces endémiques.

Ce territoire conserve également la mémoire d’un animal disparu : le thylacine ou tigre de Tasmanie. Ce marsupial rayé, officiellement déclaré éteint au XXe siècle, continue de nourrir les récits et l’imaginaire des Tasmaniens.

 

 

Une histoire de dizaines de milliers d’années !

Bien avant l’arrivée des Européens, Lutruwita* fut peuplée depuis plus de 35 000 ans par les populations aborigènes aujourd’hui désignées notamment sous les noms de Palawa ou Pakana.

À la fin de la dernière période glaciaire, la montée du niveau des mers isola progressivement l’île du continent australien. Pendant plusieurs milliers d’années, les populations tasmaniennes développèrent ainsi des cultures autonomes, des savoirs et des traditions intimement liés à leur environnement.

L’arrivée des Européens allait profondément bouleverser cet équilibre.

Rue du village de Stanley en Tasmanie
Rue du village de Stanley en Tasmanie

 

 

 

 

 

 

 

 

Des grands explorateurs à la colonisation !

En 1642, le navigateur néerlandais Abel Tasman entreprend une mission d’exploration pour le compte de la « Compagnie néerlandaise des Indes orientales ». Au cours de ce voyage, il devient le premier Européen à apercevoir l’île, qui sera d’abord baptisée « Anthoonij van Diemenslandt », puis anglicisée en « Van Diemen’s Land ». Ce nom rend hommage à Anthony van Diemen, gouverneur général des Indes orientales néerlandaises et l’un des principaux responsables de l’expédition.

Au XVIIIe siècle, les expéditions françaises et britanniques se multiplièrent, contribuant progressivement à une meilleure connaissance et à une cartographie plus précise des côtes de l’île.

Au début du XIXe siècle, la Grande-Bretagne y établit une colonie pénitentiaire. Cette période marqua profondément l’histoire de la Tasmanie et fut particulièrement tragique pour les populations aborigènes, confrontées aux violences, aux maladies et à la perte progressive de leurs terres. Les affrontements de la Black War*, suivis de la déportation des survivants, constituent encore aujourd’hui un chapitre douloureux de l’histoire de l’île.

En 1856, Van Diemen’s Land adopta officiellement le nom de Tasmanie, marquant symboliquement la fin progressive de son passé de colonie pénitentiaire. Cette histoire ne s’est pourtant pas effacée. À Hobart, l’incontournable « Tasmanian Museum and Art Gallery » consacre une grande partie de ses collections et de ses expositions à l’histoire et à la culture des peuples aborigènes de Tasmanie.

Aujourd’hui, les descendants palawa continuent de faire vivre leur culture, leur langue et leur lien avec le territoire. Leur présence rappelle que l’histoire de la Tasmanie ne commence pas avec l’arrivée des Européens, mais s’enracine dans une histoire autochtone bien plus ancienne.

 

The Nut (La Noix), une impressionnante formation rocheuse volcanique
The Nut (La Noix), une impressionnante formation rocheuse volcanique

La Tasmanie aujourd’hui : voyager autrement !

De Hobart, sa capitale, aux grands sentiers de randonnée comme l’Overland Track, la Tasmanie offre une expérience de voyage qui mêle nature, histoire et art de vivre.

Son climat frais, ses paysages préservés et la richesse de ses produits en ont également fait une destination gastronomique réputée : huîtres, fromages artisanaux, produits de la mer, vins et whiskies témoignent d’un terroir particulièrement généreux.

 

 

Aux confins du monde, cette île offre une parenthèse rare, où l’on prend le temps de découvrir, de ressentir et de vivre pleinement chaque instant.

Diable de Tasmanie !
Diable de Tasmanie !

Entre nature sauvage, histoire millénaire et art de vivre, la Tasmanie offre une parenthèse rare aux confins du monde. Une terre qui se découvre, se ressent et se vit pleinement. Alors suivez-nous dans un voyage fabuleux en Australie et en Tasmanie.

Sentier de randonnée raide menant au sommet de The Nut
Sentier de randonnée raide menant au sommet de The Nut

 

* « Lutruwita » est le nom palawa utilisé aujourd’hui pour désigner la Tasmanie dans la langue palawa kani. Son emploi permet de reconnaître la continuité de la présence et de la culture autochtones sur l’île.

Black War » est le nom donné à une période de conflits entre les colons britanniques et les populations aborigènes de Tasmanie, principalement durant les années 1820 et au début des années 1830.

 

 

 

« Ceux qui perdent leur capacité de rêver sont perdus ». Proverbe aborigène.

 

Pierre