Manaakitanga, l’art d’accueillir à la néo-zélandaise

 

Avant de poser le pied en Nouvelle-Zélande, il y a un mot maori à connaître : «manaakitanga». Il désigne à la fois l’hospitalité, la générosité et l’attention portée à l’autre. C’est moins un concept philosophique qu’une façon d’être, et c’est l’une des choses qui frappent les voyageurs dans le « pays du long nuage blanc ». Tout au long du voyage que nous vous proposons, d’Auckland à Christchurch, vous le rencontrerez à chaque étape.

Auckland
Auckland

À Rotorua, au cœur d’une région de lacs et de sources géothermiques, le mot prend tout son sens. Dans le quartier maori d’Ohinemutu, au bord du lac, la maison commune (le wharenui) et l’église historique racontent une présence ancestrale, bien antérieure à l’arrivée des premiers navires européens. Autour de vous, l’atmosphère est irréelle : la terre fume, les mares de boue bouillonnent et la vallée volcanique de Waimangu vous rappelle que le sol sous vos pieds est vivant. Respecter cette terre, c’est honorer ceux qui vous accueillent. Dans la tradition maorie, le respect envers l’hôte commence par le respect de ce sol sacré.

Cette force de l’accueil et de la solidarité se lit aussi dans la résistance des communautés face aux épreuves. Deux villes en sont les symboles, elles sont l’illustration de comment le « manaakitanga » pousse à se relever ensemble pour protéger le bien-être commun :

Napier a surgi des décombres du séisme de 1931. Les habitants ont uni leurs forces pour reconstruire leur ville sous les lignes élégantes du style Art déco, offrant aujourd’hui une magnifique promenade.

Christchurch, frappée aussi par un tremblement de terre en 2011, se reconstruit grâce à un élan collectif d’audace créative et d’architecture étonnante tournée vers l’avenir.

Rue de la capitale Wellington
Rue de la capitale Wellington

Entre ces deux cités résilientes, Wellington, capitale agréable et vivante, vous ouvre les portes du superbe musée « Te Papa ». Ce chef-d’œuvre d’interactivité partage avec générosité les récits géologiques, naturels et humains qui ont façonné l’identité multiculturelle de l’archipel. Au cœur de la capitale, vous verrez aussi la célèbre « Beehive », siège du gouvernement bâti en forme de ruche et symbole d’unification du pays.

L’hospitalité humaine ne serait rien sans le second pilier de la culture maorie : le « kaitiakitanga », la responsabilité de protéger la nature pour les générations futures. Prendre soin des Hommes et prendre soin de la terre sont les deux faces d’une même sagesse.

Le mont Cook depuis la lac Matheson
Le mont Cook depuis la lac Matheson

Dans cette archipel, on ressent ce respect mutuel à chaque pas. Dans le parc national Abel Tasman, où l’on marche dans une végétation luxuriante, bercé par le chant des oiseaux endémiques ; sur la côte du cap Foulwind, où les otaries à fourrure se prélassent en toute liberté sur des rochers battus par les vagues ; au bord du lac Matheson, dont les eaux sombres et lisses reflètent le mont Cook et le mont Tasman.

Ici, l’environnement n’est pas un simple décor de carte postale : c’est un membre de la famille à part entière.

Phoques sur l’île du sud
Phoques sur l’île du sud

Les Kiwis (le surnom des Néo-Zélandais, qui fait référence au petit oiseau endémique et non au fruit!) ne se contentent pas d’admirer leurs paysages, ils vivent en symbiose avec leur environnement et partagent cette passion avec enthousiasme. On les suit dans la Hooker Valley, au pied d’Aoraki / mont Cook : dix kilomètres de marche jusqu’à un lac glaciaire, face au plus haut sommet du pays. On navigue dans les fjords de Milford Sound ou de Doubtful Sound. Selon les conditions météorologiques, car ici la météo est un acteur à part entière, puissant et imprévisible. Les habitants aiment d’ailleurs dire qu’on y vit quatre saisons en une seule journée.

 

Chaque fragment de cette terre possède sa propre mémoire, enrichie par les vagues successives de l’histoire : Arrowtown, ancienne ville de la ruée vers l’or fondée en 1862, dévoile la vie difficile de la communauté chinoise qui s’y était installée – un rappel que chaque histoire fait partie du grand récit de Aoteraoa (non maori de la Nouvelle-Zélande).
Plus au Sud, Dunedin, fondée par des Écossais, s’anime de la convivialité de ses habitants qui vous invite à grimper Baldwin Street, officiellement la rue la plus pentue du monde. Enfin, Akaroa, niché sur la péninsule de Banks, vous réserve une escale hors du temps dans l’atmosphère de ses colons français de 1840.

 

New Zelande, côte est.
New Zelande, côte est.

Ce que nous aimons dans ce pays, c’est qu’il ne vous laisse jamais simple spectateur : il vous raconte une histoire et vous invite à la prolonger. C’est précisément cet esprit du voyage que nous défendons chez Planète Découverte : concevoir des expériences qui se vivent à travers les rencontres autant qu’à travers les paysages.

Embarquez avec nous du nord au sud de l’archipel, pour une immersion totale au cœur du manaakitanga.

 

« Alors que les hommes vont et viennent, la Terre reste. » Porverbe Maori.

 

 

Pierre